Début des discussions à Oslo entre talibans et membres de la société civile afghane

Cette photographie publiée par les talibans afghans et prise le 22 janvier 2022 montre le ministre afghan des Affaires étrangères Amir Khan Muttaqi (à gauche), le porte-parole taliban du ministère des Affaires étrangères, Abdul Qahar Balkhi (au centre)) et les délégués assis dans un avion avant de partir pour Oslo, à l'aéroport de Kaboul à Kaboul. (Talibans afghans/AFP)
Cette photographie publiée par les talibans afghans et prise le 22 janvier 2022 montre le ministre afghan des Affaires étrangères Amir Khan Muttaqi (à gauche), le porte-parole taliban du ministère des Affaires étrangères, Abdul Qahar Balkhi (au centre)) et les délégués assis dans un avion avant de partir pour Oslo, à l'aéroport de Kaboul à Kaboul. (Talibans afghans/AFP)
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Publié le Dimanche 23 janvier 2022

Début des discussions à Oslo entre talibans et membres de la société civile afghane

  • Facilitées par la Norvège, ces discussions se tiennent à huis clos à l'intérieur de l'hôtel Soria Moria, à l'orée d'Oslo
  • Aucun pays n'a pour l'instant reconnu le gouvernement des talibans, chassés en 2001 mais revenus au pouvoir en août dernier après une offensive éclair

OSLO, Norvège : Une délégation de talibans, la première à se rendre en Europe depuis le retour au pouvoir des fondamentalistes islamistes en Afghanistan, a entamé dimanche à Oslo des discussions avec des membres de la société civile afghane axées notamment sur les droits humains, a indiqué le gouvernement norvégien.

Emmenée par le ministre des Affaires étrangères Amir Khan Muttaqi, la délégation devait consacrer la première des trois journées que doit durer sa visite à des entretiens avec, entre autres, des militantes féministes et des journalistes, avant de rencontrer des diplomates occidentaux lundi et mardi.

Facilitées par la Norvège, ces discussions se tiennent à huis clos à l'intérieur de l'hôtel Soria Moria, à l'orée d'Oslo, alors que l'Afghanistan, privé d'aides internationales et touché par plusieurs sécheresses, s'enfonce dans une grave crise humanitaire.

Elles "ne constituent pas une légitimation ou une reconnaissance", a insisté vendredi la ministre norvégienne des Affaires étrangères, Anniken Huitfeldt, alors qu'aucun pays n'a pour l'instant reconnu le gouvernement des talibans, chassés en 2001 mais revenus au pouvoir en août dernier après une offensive éclair.

Avant de reprendre éventuellement son aide à l'Afghanistan, la communauté internationale attend de voir comment les fondamentalistes islamistes comptent gouverner l'Afghanistan, après avoir largement piétiné les droits humains lors de leur premier passage au pouvoir entre 1996 et 2001.

Après leurs entretiens avec la société civile dimanche, les talibans rencontreront lundi des représentants des Etats-Unis, de France, du Royaume-Uni, d'Allemagne, d'Italie et de l'Union européenne, tandis que la journée de mardi sera davantage consacrée à des contacts bilatéraux avec les autorités norvégiennes.

Au sein de la délégation -exclusivement masculine- de quinze membres, arrivée samedi soir à bord d'un avion affrété par la Norvège, figure Anas Haqqani, un des chefs du réseau Haqqani.

Responsable de plusieurs attentats meurtriers en Afghanistan, ce clan est considéré par les États-Unis comme un groupe terroriste et est devenu une composante majeure du nouveau régime taliban. 

Le haut responsable, qui n'a pas de fonction officielle au sein du gouvernement, a été emprisonné plusieurs années dans une prison américaine proche de Kaboul, avant d'être relâché en 2019 lors d'un échange de prisonniers.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.