Le ministre des AE du Koweït FM : Le Liban «ne devrait pas être une plate-forme d'agression»

Le ministre des Affaires étrangères du Koweït, Sheikh Ahmad Nasser Al-Mohammad Al-Sabah, s'exprime après avoir rencontré le Premier ministre libanais Najib Mikati à Beyrouth, au Liban, le 22 janvier 2022. (REUTERS)
Le ministre des Affaires étrangères du Koweït, Sheikh Ahmad Nasser Al-Mohammad Al-Sabah, s'exprime après avoir rencontré le Premier ministre libanais Najib Mikati à Beyrouth, au Liban, le 22 janvier 2022. (REUTERS)
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Publié le Lundi 24 janvier 2022

Le ministre des AE du Koweït FM : Le Liban «ne devrait pas être une plate-forme d'agression»

Le ministre des Affaires étrangères du Koweït, Sheikh Ahmad Nasser Al-Mohammad Al-Sabah, s'exprime après avoir rencontré le Premier ministre libanais Najib Mikati à Beyrouth, au Liban, le 22 janvier 2022. (REUTERS)
  • Le ministre présente 3 messages clés aux responsables libanais lors de sa visite à Beyrouth
  • Les partisans de l'ancien Premier ministre Saad Hariri exigent qu'il se présente aux prochaines élections

BEYROUTH : Le Liban est un « lieu d'espoir » et « ne devrait pas être une plate-forme d'agression », a déclaré dimanche à Beyrouth le ministre des Affaires étrangères du Koweït, Cheikh Ahmad Nasser Al-Mohammed Al-Sabah. 

Au deuxième jour de sa visite dans la capitale, le ministre a réitéré lors de réunions séparées avec des responsables libanais un « message koweïtien, du Golfe, arabe et international pour que le Liban ne soit une plate-forme pour aucune agression, et que toutes les frontières soient contrôlées par l'État. » 

Le ministre a rencontré dimanche le président Michel Aoun, le président du Parlement Nabih Berri et le ministre de l'Intérieur Bassam Mawlawi. 

À l'issue de ses entretiens avec le ministre koweïtien, Aoun a souligné la « ferme volonté du Liban de préserver les meilleures relations avec les pays arabes ». 

Le ministre koweïtien s'est entretenu samedi soir avec le Premier ministre Najib Mikati. 

Il a également rencontré le ministre des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib, qui doit se rendre au Koweït samedi. 

Le Koweït préside actuellement le conseil ministériel de la Ligue arabe. 

Al-Sabah a déclaré que la visite faisait partie des différents efforts internationaux visant à rétablir la confiance entre le Liban et la scène internationale. 

Les déclarations du ministre koweïtien se sont centrés sur 3 axes. 

Le premier était un message de « sympathie, de solidarité, de synergie et d'affection pour le peuple libanais frère ». 

Dans le deuxième, Al-Sabah a exhorté les responsables libanais à adopter une position de neutralité et à s'assurer que le pays « ne sera pas une plate-forme pour une quelconque agression, tout en s'abstenant de s'ingérer dans les affaires intérieures des pays arabes en général, et du Golfe en particulier ». 

Son troisième message souligne un désir régional « de voir un Liban stable, sûr et fort qui met en œuvre les résolutions internationales et arabes ». 

Al-Sabah a déclaré : « le Liban examinera les messages que j'ai transmis aux responsables libanais et ... nous recevrons bientôt une réponse ». 

Les relations du Liban avec les États du Golfe ont plongé dans une nouvelle crise en octobre après les commentaires de l'ancien ministre libanais de l'information George Kordahi critiquant le conflit au Yémen. 

Le Koweït était l'un des nombreux membres du Conseil de coopération du Golfe, dont l'Arabie saoudite, qui ont rétorqué en expulsant l'ambassadeur du Liban et en rappelant son ambassadeur à Beyrouth. 

Aoun a déclaré dimanche dans un tweet que le Liban tenait à maintenir « les meilleures relations » avec les États du Golfe et que les propositions koweïtiennes seraient discutées avant qu'une position appropriée ne soit annoncée. 

Certains ont lié la visite d'Al-Sabah au retour de l'ancien Premier ministre Saad Hariri au Liban, mais le ministre koweïtien a nié un tel lien. 

Il a souligné : « La visite n'a rien à voir avec les affaires intérieures libanaises. Nous n'intervenons pas dans les affaires libanaises. » 

Hariri annoncera lundi sa décision finale quant à sa candidature ou non aux prochaines élections législatives. 

Son bureau de presse a déclaré que l'ancien premier ministre prononcerait un discours à 16 heures lundi depuis son domicile. 

Pour la deuxième journée consécutive, des centaines de partisans de Hariri ont afflué devant son domicile dans la capitale, exigeant qu'il se présente aux élections. 

S'adressant à ses partisans, Hariri a déclaré : « Je vous ai entendus aujourd'hui et je veux que vous m'écoutiez demain. » 

« Je vous assure que mon sang est le vôtre, et les portes de cette maison seront toujours ouvertes pour vous recevoir tous. » 

Il a déclaré aux journalistes : « Parfois, il faut prendre du recul pour avancer. » 

Les partisans portaient des photos de Hariri avec les drapeaux libanais et du Courant du futur, scandant des slogans en faveur de l'ancien Premier ministre. 

Ils demandent à Hariri de revenir sur sa décision de s'abstenir de se présenter aux élections, et de ne pas abandonner ses partisans. 

« Hariri et le Courant du Futur font partie des principaux symboles politiques du pays, et nous n'accepterons pas leur abdication », a déclaré un partisan. 

Sa décision devrait avoir de profondes répercussions sur le processus électoral et la politique libanaise en général. 

Par ailleurs dans son sermon dominical, le patriarche maronite Bechara Boutros Al-Rahi a réitéré l'importance de la neutralité du Liban. 

« Cependant, il est regrettable que ce concept soit complètement absent des discours des responsables et que le Liban reste ainsi l'otage des axes régionaux », a ajouté Al-Rahi. 

Au cours de sa conférence de presse conjointe dimanche avec le ministre libanais de l'Intérieur, Al-Sabah a déclaré : « Nous avons discuté de la question du trafic de drogue à partir du Liban, et nous apprécions ce que fait le Liban. » 

Il a ajouté : « Nous avons exigé des mécanismes pour garantir que les cargaisons n'atteignent pas le Koweït et le reste de la région, et que les autorités libanaises le fassent pour rétablir la confiance. 

« Il y a un consensus général pour que toutes les frontières libanaises soient contrôlées par l'État et que le Liban devienne plus sûr et plus stable." 

Mawlawi, ministre libanais de l'Intérieur, a déclaré : « Je réitère la position du Liban et du ministère de l'Intérieur qui rejettent tout abus verbal à l’encontre du Koweït. Nous avons discuté de toutes les questions liées au contrôle des frontières et au trafic de drogue. 

Une source gouvernementale a déclaré à Arab News : « Les messages transmis par Al-Sabah sont le résultat de contacts entre la France, l'Arabie saoudite et le Koweït, et ils sont conformes aux principes contenus dans la déclaration ministérielle du gouvernement Mikati ». 

La source a ajouté : « Ces messages seront discutés et le ministre libanais des Affaires étrangères communiquera la réponse du Liban lors de sa visite au Koweït". 

La source a également commenté la possibilité que le Hezbollah ignore ces principes – comme il l'a fait à plusieurs reprises en insultant les pays du Golfe. 

Ils ont déclaré que la position du gouvernement libanais « est la seule qui compte, car elle représente tout le Liban ». 

La position du gouvernement est basée sur la déclaration ministérielle qui souligne la neutralité du Liban et insiste sur des relations amicales avec les pays arabes et du Golfe, a ajouté la source. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
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  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.