Tunisie : les hôpitaux peinent face à la flambée de cas de Covid-19

Tests de la Covid-19 dans un hôpital militaire d’El-Hamma dans le gouvernorat de Gabes en Tunisie (Fethi Belaid/AFP)
Tests de la Covid-19 dans un hôpital militaire d’El-Hamma dans le gouvernorat de Gabes en Tunisie (Fethi Belaid/AFP)
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Publié le Samedi 03 octobre 2020

Tunisie : les hôpitaux peinent face à la flambée de cas de Covid-19

  • "On manque de ressources humaines" dans les services de réanimation pour pouvoir augmenter rapidement les capacités hospitalières, a souligné M. Louzir, directeur de l'Institut Pasteur de Tunis
  • Le Premier ministre Hichem Mechichi a exclu un confinement général de tout le pays comme celui mis en œuvre au printemps mais des confinements locaux sont envisagésTUNIS : Les autorités tunisiennes ont averti que les hôpitaux peinaient à faire face à l'af

TUNIS : Les autorités tunisiennes ont averti que les hôpitaux peinaient à faire face à l'afflux de malades ayant contracté le nouveau coronavirus, appelant au respect des gestes barrières pour éviter un autre confinement désastreux pour l'économie.

"Les capacités du système de santé tunisien ne sont pas encore arrivées à saturation mais on commence à avoir de petits soucis dans le grand Tunis et (...) du côté de Sousse", sur la côte tunisienne, a indiqué le Dr Hechmi Louzir, porte-parole du comité scientifique de lutte contre la Covid-19.

"On manque de ressources humaines" dans les services de réanimation pour pouvoir augmenter rapidement les capacités hospitalières, a souligné M. Louzir, directeur de l'Institut Pasteur de Tunis.

Selon lui, 345 malades du Covid-19 sont actuellement hospitalisés, dont 120 nécessitant un apport d'oxygène.

La Tunisie, qui avait quasiment circonscrit la pandémie fin juin avec un millier de cas et cinquante morts, a levé la plupart des mesures de restrictions durant l'été. Mais le nombre de cas confirmés atteint désormais les 20.000, dont près de 300 décès.

"Si on n'arrive pas à infléchir cette courbe qui est vraiment en train de monter, on risque d'être débordés", a mis en garde le médecin, soulignant l'importance de respecter les mesures de prévention.

Des hôpitaux de campagne doivent être mis en place dans plusieurs villes, a indiqué vendredi le ministre de la Santé Faouzi Mehdi.

"L'application rigoureuse des mesures prises par les autorités est nécessaire mais on compte sur le sens des responsabilités des citoyens", a-t-il déclaré, ajoutant que les contrôles seraient renforcés.

Le port du masque imposé début août dans les lieux publics fermés est resté peu appliqué, par le grand public comme par certains responsables, et nombre de Tunisiens réclament une stratégie plus stricte.

Le Premier ministre Hichem Mechichi a exclu un confinement général de tout le pays comme celui mis en œuvre au printemps mais des confinements locaux sont envisagés.

Un couvre-feu a été imposé jeudi dans les régions côtières de Sousse et de Monastir ainsi que dans certaines zones autour de Sidi Bouzid, dans l'intérieur du pays, avec la suspension des marchés hebdomadaires et la fermeture des salles des fêtes.

Des manifestations du personnel médical ont eu lieu ces derniers jours pour réclamer notamment des équipements de protection.

"La situation médiocre de la santé publique nous empêche de travailler convenablement", a souligné Othman Jallouli, secrétaire général de la Fédération syndicale de la Santé.

 


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.