Tunisie: démission de la cheffe du cabinet présidentiel pour des «divergences»

Nadia Akacha, juriste de formation, qui évite de parler à la presse, est très proche du président Saied et l'accompagnait dans tous ses déplacements depuis son élection en octobre 2019. (Photo, AFP)
Nadia Akacha, juriste de formation, qui évite de parler à la presse, est très proche du président Saied et l'accompagnait dans tous ses déplacements depuis son élection en octobre 2019. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 24 janvier 2022

Tunisie: démission de la cheffe du cabinet présidentiel pour des «divergences»

Nadia Akacha, juriste de formation, qui évite de parler à la presse, est très proche du président Saied et l'accompagnait dans tous ses déplacements depuis son élection en octobre 2019. (Photo, AFP)
  • Agée de 41 ans, Nadia Akacha a expliqué sa décision par des «divergences fondamentales de points de vue, en relation avec l'intérêt» du pays, sans fournir d'autres précisions
  • Titulaire d'un doctorat en droit public, elle est spécialiste en droit constitutionnel

TUNIS: Nadia Akacha, cheffe de cabinet du président tunisien Kais Saied et sa très proche conseillère, a annoncé lundi sa démission, invoquant des « divergences d'opinion », près de six mois après que le chef d'Etat s'est arrogé les pleins pouvoirs. 
« J'ai décidé de présenter aujourd'hui ma démission au président (...) après deux ans de travail », a-t-elle écrit sur sa page Facebook, assurant avoir toujours « travaillé dans l'intérêt de la Tunisie ». 
Agée de 41 ans, elle a expliqué sa décision par des « divergences fondamentales de points de vue, en relation avec l'intérêt » du pays, sans fournir d'autres précisions. 
Mme Akacha, juriste de formation, qui évite de parler à la presse, est très proche du président Saied et l'accompagnait dans tous ses déplacements depuis son élection en octobre 2019.  
Elle avait été nommée conseillère juridique au sein du cabinet présidentiel fin 2019 avant de devenir en janvier 2020 la directrice du cabinet du président Saied. 
Titulaire d'un doctorat en droit public, elle est spécialiste en droit constitutionnel. Elle a été Research Fellow à l'Institut Max Planck de droit public et international comparé à Heidelberg (Allemagne). 
Depuis le 25 juillet 2021, arguant de blocages multiples, M. Saied s'est arrogé les pleins pouvoirs en limogeant le Premier ministre de l'époque et suspendant le Parlement, dominé par le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, sa bête noire. 
Depuis, même si un gouvernement de technocrates mené par une femme, Mme Najla Bouden, a été formé en novembre, c'est le président qui dirige le pays par décrets. 
Ses opposants ont dénoncé un coup d'État et des ONG tunisiennes et internationales ont dit craindre une dérive autoritaire. 
Le 13 décembre, M. Saied a dévoilé une feuille de route destinée à sortir de la crise politique, à travers une consultation populaire via une plateforme électronique, un référendum sur la Constitution et de nouvelles législatives en décembre. 
Le 14 janvier, dans des scènes d'une violence plus vue à Tunis depuis dix ans, les policiers ont chargé les manifestants à grand renfort de canons à eau et de gaz lacrymogène, et procédé à des dizaines d'arrestations musclées. 
Samedi, lors d'un entretien téléphonique, le président français Emmanuel Macron a appelé son homologue à conduire une « transition dans un cadre le plus inclusif possible ». 
La veille, le secrétaire général de l'ONU a indiqué suivre « avec inquiétude » l'évolution de la situation en Tunisie, appelant à la « restauration complète d'un cadre démocratique institutionnel ». 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.