Présidentielle: déclaration de Macron «en temps voulu», confusion à gauche

En tête des intentions de vote au premier tour avec 24,5% (-1 point en trois jours), Emmanuel Macron reste le favori des sondages devant la candidate d'extrême droite Marine Le Pen (RN) et de droite Valérie Pécresse (LR), à respectivement 18% et 16,5%, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, LCI et Sud Radio publié lundi. (AFP)
En tête des intentions de vote au premier tour avec 24,5% (-1 point en trois jours), Emmanuel Macron reste le favori des sondages devant la candidate d'extrême droite Marine Le Pen (RN) et de droite Valérie Pécresse (LR), à respectivement 18% et 16,5%, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, LCI et Sud Radio publié lundi. (AFP)
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Publié le Mardi 25 janvier 2022

Présidentielle: déclaration de Macron «en temps voulu», confusion à gauche

  • «J'annoncerai ma décision en temps voulu», «je vais continuer à me battre jusqu'au bout car on a encore beaucoup de choses à faire»: le président sortant a maintenu le flou sur la date d'officialisation de sa candidature
  • Ces 40 dernières années, les déclarations de candidature de président sortant varient de 70 jours (Jacques Chirac en 2002) avant le premier tour à seulement 33 jours (François Mitterrand en 1988)

PARIS: Emmanuel Macron, qui a entamé lundi une immersion de deux jours en Limousin sur le thème de la ruralité, se prononcera sur sa candidature "en temps voulu" alors que la confusion règne toujours à gauche en vue de la présidentielle, agitée par les dernières confidences de François Hollande.

"J'annoncerai ma décision en temps voulu", "je vais continuer à me battre jusqu'au bout car on a encore beaucoup de choses à faire": le président sortant a maintenu le flou, à 76 jours du premier tour, sur la date d'officialisation de sa candidature.
Elle pourrait intervenir d'ici le 15 février, une fois le pic de la vague de Covid-19 passé, permettant d'ici là au chef de l'Etat de rester "au-dessus de la mêlée". Selon son entourage, il participera ensuite certainement à des émissions de débat, mais pas forcément avec les autres candidats avant le premier tour, même si rien n'est exclu.
Ces 40 dernières années, les déclarations de candidature de président sortant varient de 70 jours (Jacques Chirac en 2002) avant le premier tour à seulement 33 jours (François Mitterrand en 1988).
En tête des intentions de vote au premier tour avec 24,5% (-1 point en trois jours), Emmanuel Macron reste le favori des sondages devant la candidate d'extrême droite Marine Le Pen (RN) et de droite Valérie Pécresse (LR), à respectivement 18% et 16,5%, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, LCI et Sud Radio publié lundi.
La posture actuelle de "presque candidat" du chef de l'Etat est régulièrement attaquée par ses adversaires. 
Dernière saillie en date de la part de Marine Le Pen sur BFMTV: "Il ne peut pas être candidat à sa réélection et continuer à se comporter comme un président de la République avec tous les avantages que cela procure".
Après le Cher et l'Allier mi-décembre, puis l'Aisne et le Nord mi-janvier, celui qui est parfois épinglé comme le "président des villes" poursuit donc son tour de France présidentiel, qui le conduira mardi en Haute-Vienne après la Creuse lundi, pour présenter son bilan sur les zones blanches, le retour des services publics ou les déserts médicaux.

L'«humour» de Hollande 
Un ancien locataire de l'Elysée, François Hollande, a pour sa part attiré l'attention médiatique en faisant remarquer à un lycéen lors d'une rencontre diffusée par France 3 qu'il n'était pas candidat "pour l'instant". Au risque d'ajouter un peu plus de confusion au sein d'une gauche très divisée.  
Son entourage a précisé qu'une prise de parole pourrait avoir lieu mi-février sur la situation de la France, dans un contexte "suffisamment grave" pour qu'un ancien président "sorte de sa réserve". Tout en rappelant que l'ancien chef d’État a dit aux lycéens qu'il "ne pense pas qu'une candidature de plus soit utile".
La candidate du Parti socialiste Anne Hidalgo a ri jaune en faisant remarquer sur RTL que François Hollande "a beaucoup d'humour". 
L'ancien chef de l'Etat ne fait pas partie, en tous cas, des sept personnalités de gauche que les 467 000 électeurs inscrits à la Primaire populaire vont départager du 27 au 30 janvier.
"A 70 jours du premier tour il y a mieux à faire qu'une obscure primaire", a raillé Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting à Bordeaux où il a présenté son programme sur l'alimentation.
Au pouvoir, "il faudra changer toute l'agriculture, pour qu'elle cesse d'être un enfer pour ceux qui la pratiquent et nauséabonde" pour les consommateurs, a tonné le leader insoumis.

Les «jours heureux»
Toujours à gauche, Fabien Roussel a présenté ses 180 propositions pour "la France des jours heureux", avec notamment un Smic à 1 500 euros nets, 500 000 emplois en plus dans les services publics, un revenu étudiant à partir de 850 euros, la nationalisation d'EDF et le triplement de l'ISF.
Devant des étudiants parisiens, l'écologiste Yannick Jadot a lui promis de "réinvestir" dans l'enseignement supérieur avec à la clef des créations de places pour les étudiants, la fin de parcoursup et des postes d'enseignants. 
A l'autre bout du spectre politique, Marine Le Pen, comme chaque lundi, rassemble ses troupes lors d'un bureau de campagne et un bureau exécutif du RN, après l'opération de déstabilisation lancée par Eric Zemmour qui a fait son marché dans les rangs du parti en obtenant les ralliements des eurodéputés Jérôme Rivière et Gilbert Collard. 
L'ancien numéro 2 de LR Guillaume Peltier, qui avait rallié il y a deux semaines le candidat d'extrême droite Eric Zemmour, est pour sa part visé par une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Blois sur l'utilisation de fonds publics en tant que député du Loir-et-Cher. 


Les Européens se préparent à riposter aux intimidations américaines, selon Paris

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  • "Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant"
  • Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France

PARIS: Les Européens se préparent à "riposter" à toutes formes d'intimidations des Etats-Unis, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les intentions affichées de Donald Trump d'acquérir le Groenland.

"Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant", a déclaré Jean-Noël Barrot sur la radio publique France Inter.

Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France.

Le ministre a rappelé qu'au-delà du Groenland, Washington avait pris récemment des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, engagés pour une stricte régulation de la tech.

"Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens", a souligné le ministre, précisant que cela serait discuté lors d'une réunion avec ses homologues allemand et polonais ce mercredi.

"Nous formons ensemble un triptyque, un trio qui a une capacité d'entraînement sur l'Europe. Et c'est de cette question dont nous allons discuter en même temps", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Noël Barrot, en dépit des déclarations de Donald Trump mardi sur les options pour acquérir le Groenland, les Etats-Unis "sont très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN".

M. Barrot a en outre fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire.

"Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela", a déclaré le ministre français, en référence à la capture par les Etats-Unis du président déchu Nicolas Maduro et aux affirmations du président américain selon lesquelles les Etats-Unis étaient "aux commandes" du pays.

Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le Groenland, y compris "utiliser l'armée", avait déclaré mardi sa porte-parole.

Les Européens avaient affiché quelques heures plus tôt leur soutien à cette immense île arctique, territoire autonome danois.

"Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland", avaient déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume danois fait "partie" de l'Otan comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.

Le Groenland et le gouvernement danois ont, eux, appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des "malentendus".


Brigitte Bardot est décédée des suites d'un cancer, d'après son mari

Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
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  • "Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari
  • "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée"

PARIS: Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match.

Icône du cinéma devenue passionaria de la cause animale, B.B. "avait très bien résisté aux deux opérations subies pour soigner le cancer qui l’a emportée", a relaté son mari, Bernard d'Ormale, dans un entretien paru mardi soir sur le site de Paris Match.

Bernard d'Ormale n'a pas précisé de quel type de cancer était atteinte Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre à 91 ans.

L'ancienne actrice et chanteuse avait été hospitalisée à deux reprises à l'automne sans que les raisons de sa prise en charge ne soient alors détaillées. Elle avait souffert d'un cancer du sein dans les années 1980.

"Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari. "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée".

"Cependant, elle a été consciente et soucieuse du sort des animaux jusqu’au bout", a ajouté son mari.

Dans cet entretien à Paris Match, Bernard d'Ormale a aussi précisé les raisons de l'inhumation de Bardot au cimetière marin de Saint-Tropez, alors qu'elle avait souvent exprimé son souhait d'être enterrée à La Madrague.

"Il y a quelques années, elle s’est rendu compte que ce ne serait pas gérable pour la mairie... Imaginez les processions de touristes s’agglutinant le long de l'étroit sentier littoral. (...) Brigitte s’était donc résignée à renoncer aux démarches, acceptant l’idée de rejoindre le caveau où se trouvent ses parents, qu’elle adorait, au cimetière marin", a détaillé M. d'Ormale.

Les obsèques, organisées mercredi à Saint-Tropez, se feront "dans la simplicité", avait détaillé à l'AFP Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de sa Fondation dédiée à la protection des animaux, le combat de sa vie.

La cérémonie religieuse, sur invitation, doit débuter à 11H00 à Notre-Dame de l'Assomption, petite église du XVIe siècle.

La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre du village.


Neige: interruption de service de tous les bus à Paris et en Ile-de-France

Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
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  • Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus
  • Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement

PARIS: Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP.

Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus, "et ce jusqu'à ce que les conditions de sécurité soient à nouveau réunies".

Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement.

Les bus "sont progressivement rappelés au dépôt pour des raisons de sécurité. A trois centimètres de neige, ils peuvent circuler, mais avec plus de trois centimètres, ça commence à être compliqué", a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot sur CNews mercredi matin.

IDFM invite de son côté "tous les voyageurs à vérifier le fonctionnement de leurs lignes de transport avant de quitter leur domicile. Toutes les informations sont mises à jour en temps réel sur les applications de mobilités et les comptes X des lignes".

Neige et verglas touchent mercredi matin le nord et l'ouest de la France, un phénomène d'une "ampleur rare dans le climat actuel" selon Météo-France, qui doit entraîner d'importantes restrictions sur les routes et dans le transport aérien.