L’Oriental Fashion Show sur la scène de la mode parisienne

«Cette nouvelle édition de l’Oriental Fashion Show a été conçue comme un hymne à la fusion des genres et des identités». Photo fournie.
«Cette nouvelle édition de l’Oriental Fashion Show a été conçue comme un hymne à la fusion des genres et des identités». Photo fournie.
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Publié le Mercredi 26 janvier 2022

L’Oriental Fashion Show sur la scène de la mode parisienne

  • «Cette nouvelle édition de l’Oriental Fashion Show a été conçue comme un hymne à la fusion des genres et des identités»
  • «À l’heure où l’on fustige les méfaits de l’appropriation culturelle, l’Oriental Fashion Show prône plus que jamais la richesse de la mixité culturelle»

PARIS: Pour sa 41e édition, l’Oriental Fashion Show (OFS) s’est tenu le 23 janvier au Peninsula, au cœur de la capitale française, Paris. Après deux années d’absence sur la scène parisienne, l’événement se déroule en pleine période de présentation des créations haute couture de la Fashion Week parisienne.

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Pour sa 41e édition, l’Oriental Fashion Show (OFS) s’est tenu le 23 janvier au Peninsula, au cœur de la capitale française, Paris. Photo fournie.

Malgré l’impact de la pandémie de la Covid-19 sur la filière de l’artisanat, l’année 2021 s’est révélée riche en événements pour l’OFS. «Dans la poursuite de sa traversée du monde le long de la route de la soie, de nombreux artisans et designers ont pu présenter leurs créations», précise Hind Joudar, fondatrice de l’OFS à Arab News en français. «Cette nouvelle édition de l’OFS a été conçue comme un hymne à la fusion des genres et des identités. Ce grand rendez-vous entend mettre en lumière la parfaite symbiose qui unit dans la mode les transpositions des savoir-faire de l’Orient et de l’Occident», précise-t-elle.

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Malgré l’impact de la pandémie de la Covid-19 sur la filière de l’artisanat, l’année 2021 s’est révélée riche en événements pour l’OFS. Photo fournie.

Oriental Fashion Show, carrefour des cultures

C’est dans ce palace parisien, dont le design et l’esthétique célèbrent la beauté et le faste oriental, que des designers venus d’Égypte, de la République tchèque, d’Algérie, de Slovaquie et d’Ouzbékistan ont présenté leurs collections printemps/été 2022. «À l’heure où l’on fustige les méfaits de l’appropriation culturelle, l’OFS prône plus que jamais la richesse de la mixité culturelle en célébrant l’amour de la mode au-delà des frontières», précise l’organisatrice de l’événement.

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«À l’heure où l’on fustige les méfaits de l’appropriation culturelle, l’Oriental Fashion Show prône plus que jamais la richesse de la mixité culturelle». Photo fournie.

 

En bref

L’Oriental Fashion Show a fait escale dans plusieurs villes: Fès, Marrakech, Istanbul, Dubaï, Issyk-Koul (Kirghizistan), Milan, Douchanbe (Tadjikistan)

Hany el-Behairy est incontestablement l’un des plus grands designers de haute couture que compte le Moyen-Orient. Avec le glamour de ses robes fourreaux, le designer égyptien sublime la femme orientale. Dans sa nouvelle collection baptisée «La grandeur égyptienne», il met toute sa créativité au service de la tradition afin de faire briller les splendeurs de son pays. Comme à chaque édition, Hany el-Behairy est très attendu à Paris, la ville où il s’est illustré lors de son défilé au Carrousel du Louvre, en le clôturant avec une robe de mariée d’une valeur de 15 millions de dollars (1 dollar = 0,89 euro).

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L’Oriental Fashion Show a fait escale dans plusieurs villes: Fès, Marrakech, Istanbul, Dubaï, Issyk-Koul (Kirghizistan), Milan, Douchanbe (Tadjikistan). Photo fournie.

Pour la styliste Selma Boulcina, la mode est avant tout une histoire d’amour et d’héritage familial. Après des études supérieures en chimie pharmaceutique, Selma Boulcina retourne pendant les vacances et les week-ends dans l’atelier de sa mère, avec ses tissus précieux, ses fils d’or et l’odeur du cuir. Puis elle décide de s’y installer et de changer de voie. Elle étudiera le stylisme et le modélisme pour donner de la structure à ses créations et apporter une touche de modernité au travail traditionnel de sa mère. Ensemble, elles perpétuent l’héritage familial. Selma trouve son inspiration dans l’Histoire algérienne, les tableaux, la musique, la nature, rendant hommage à la féminité des Algériennes du XXIe siècle grâce à son style tout en sensualité et raffinement.

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Hany el-Behairy est incontestablement l’un des plus grands designers de haute couture que compte le Moyen-Orient. Photo fournie.

Jitka Klett, une styliste originaire de Prague, a été récompensée par le prix Oscar della Moda 2021.
Ses vingt-sept ans d’expérience dans le milieu de l’industrie de la mode lui ont permis de produire deux lignes distinctes: Jitka Klett Couture et JK Klett, une marque de prêt-à-porter. Ses clientes européennes sont issues du monde politique, des affaires et du show-business. Ses modèles rencontrent un franc succès dans les pays du Moyen-Orient où elle habille certaines familles royales. Ses créations sont aussi disponibles dans de très nombreuses villes comme New York, Londres, Florence et Moscou.

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La marque offre tout style de broderie de haute qualité sur les produits finis, mais aussi sur les vêtements destinés aux fashionistas qui optent pour des vêtements ethniques modernisés. Photo fournie.

Lianali, la mode traditionnelle ouzbèke

Lianali, une marque nationale en Ouzbékistan, a été créée par Mariyam Karimova en 2012. Ses créations, fabriquées avec des broderies au fil d’or, représentent les créations traditionnelles pour les célébrations et les mariages. La marque offre tout style de broderie de haute qualité sur les produits finis, mais aussi sur les vêtements destinés aux fashionistas qui optent pour des vêtements ethniques modernisés. «La marque propose aussi des vestes, costumes et redingotes dans un esprit plus européen», nous explique Hind Joudar.

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Renata Kliska a créé sa marque La Rena en 2012. Photo fournie.

Renata Kliska a créé sa marque La Rena en 2012. Ses collections de manteaux de fourrure et de vêtements luxueux connaissent un grand succès sur les podiums slovaques. Désormais, la designer compte de nombreuses admiratrices en France, en Italie, en Autriche et aux États-Unis, pays dans lesquels elle a présenté son travail. Renata Kliska a également organisé un défilé au festival du film de Cannes en 2014. Elle propose ses créations à la vente dans de nombreuses boutiques dans les grandes villes d’Europe.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".

 

 


Avec la plateforme RMC+, CMA Media accélère sur le streaming

Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. (AFP)
Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. (AFP)
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  • "Nous assumons complètement notre différenciation. Dans un univers où il y a Netflix, Prime Video, TF1+, France Télévisions, Youtube, M6+ et bien d'autres, prétendre se vouloir généraliste, c'est complètement vain"
  • Confrontées à la concurrence de géants comme Netflix ou Youtube, les chaînes de télévision traditionnelles tentent de renforcer leur présence sur le streaming

PARIS: Chaînes en direct, contenus du média Brut ou séries verticales: le groupe CMA Media, propriétaire de BFMTV et RMC, lance mardi une nouvelle plateforme de streaming avec l'ambition de changer d'échelle sur le numérique.

RMC+, qui succède à RMC BFM Play, va réunir sur une seule plateforme gratuite ses chaînes de la TNT (BFMTV, RMC Story, RMC Découverte, RMC Life), dix chaînes thématiques, dont une chaîne Brut - le média en ligne devenu propriété de CMA Media en 2025 -, et une offre de près de 10.000 heures de contenus à la demande.

En misant sur les classiques des chaînes RMC (mécanique, histoire et découverte, sport, enquêtes criminelles), des mini-séries verticales (ou micro-drama), des telenovelas et des créateurs de contenus comme Nota Bene ou Loury Lag notamment, "ce sera une véritable plateforme de streaming", résume Julie Gauchotte, directrice de la stratégie numérique de RMC BFM.

"Nous assumons complètement notre différenciation. Dans un univers où il y a Netflix, Prime Video, TF1+, France Télévisions, Youtube, M6+ et bien d'autres, prétendre se vouloir généraliste, c'est complètement vain", ajoute auprès de l'AFP Stéphane Sallé de Chou, directeur général du pôle Entertainment CMA Media.

"Mais on veut être les meilleurs dans nos univers", poursuit-il.

Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. CMA Media est aussi entrée en phase finale d'acquisition de la chaîne RMC Sport, qui diffuse notamment le MMA (arts martiaux mixtes).

Confrontées à la concurrence de géants comme Netflix ou Youtube, les chaînes de télévision traditionnelles tentent de renforcer leur présence sur le streaming. Mais leurs recettes publicitaires se concentrent encore très majoritairement sur la télé dite linéaire, à 93% dans le cas des chaînes BFMTV et RMC, contre 6% pour la plateforme RMC BFM Play et 1% sur les réseaux sociaux, explique-t-on chez CMA Média.

CMA Media a également noué début 2026 un partenariat avec Youtube pour y diffuser ses contenus et a lancé une agence de production audiovisuelle, CMA Studio. Le groupe compte aussi lancer un studio de créateurs de contenus, CMA Creator, d'ici fin 2026.

En parallèle, CMA Media veut faire des économies en vendant les neuf chaînes de télévision locales de BFM.


Mort à 79 ans de l'artiste palestinien Sliman Mansour

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
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  • Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970
  • Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne"

RAMALLAH: Le peintre et sculpteur Sliman Mansour, l'un des artistes palestiniens les plus renommés, est mort lundi à l'âge de 79 ans, a annoncé sa famille.

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches.

"Le dernier chapitre a été écrit. Le cœur serré par un chagrin indicible, nous annonçons que notre cher père a quitté ce monde", a déclaré sa famille dans un communiqué.

"Pour le monde, il laisse derrière lui une vie emplie de beauté et de mémoire, ainsi qu'un héritage qui se perpétuera à travers toutes les personnes dont il a marqué l'existence. Quant à nous, nous avons perdu un père qui était notre source d'amour, de force et notre refuge", ajoute la famille.

Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970.

Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne".

Le ministère a salué sa toile la plus connue, "Camel of Hardships" ("Le Chameau des fardeaux", 1973) - qui représente un vieil homme palestinien portant la ville de Jérusalem sur son dos - la qualifiant d'"icône nationale et artistique". L'oeuvre de Sliman Mansour faisait office "de témoin de l'histoire palestinienne et de gardien de l'identité", a-t-il ajouté.

Pleurant une "immense perte", la galerie Zawyeh de Ramallah a salué une "figure artistique majeure", qui, "à travers son œuvre, a exploré les thèmes du déplacement, de la résilience, de la résistance et du lien indéfectible unissant les Palestiniens à leur terre natale".

Sliman Mansour a reçu de nombreuses récompenses, parmi lesquelles le prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe en 2019.