Départ du footballeur Bafétimbi Gomis du club saoudien Al-Hilal: entre hommage et tristesse

La manière dont Bafétimbi Gomis célèbre ses buts est, pour les supporters d’Al-Hilal, emblématique: il imite un lion en se déplaçant à quatre pattes. (Photo, AFP)
La manière dont Bafétimbi Gomis célèbre ses buts est, pour les supporters d’Al-Hilal, emblématique: il imite un lion en se déplaçant à quatre pattes. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 26 janvier 2022

Départ du footballeur Bafétimbi Gomis du club saoudien Al-Hilal: entre hommage et tristesse

La manière dont Bafétimbi Gomis célèbre ses buts est, pour les supporters d’Al-Hilal, emblématique: il imite un lion en se déplaçant à quatre pattes. (Photo, AFP)
  • Son apport au jeu en Arabie saoudite, à la fois sur le terrain et en dehors, restera à jamais gravé dans les esprits
  • Le footballeur a joué un rôle important dans le renforcement des liens sportifs entre l’Arabie saoudite et la France

RIYAD: La nouvelle du départ de Bafétimbi Gomis du club Al-Hilal a suscité à la fois les éloges et la tristesse des professionnels des médias et des fans de football saoudiens. 

L’attaquant français de 36 ans met donc un point final à une carrière remarquable avec les champions d’Arabie saoudite et d’Asie: il a remporté la Ligue des champions de l’AFC (Confédération asiatique de football, NDLR) deux fois et le Championnat d’Arabie saoudite à deux reprises, marquant 113 buts sur 154 matchs. 

En Arabie saoudite, son apport au jeu, à la fois sur le terrain et en dehors, restera à jamais gravé dans les esprits. 

Le journaliste sportif Ahmed al-Chammari explique que ce footballeur ne se contentait pas de marquer des buts, mais qu’il était d’une remarquable gentillesse avec tout le monde, ce qui lui a valu l’amour des supporters de tous les clubs. 

L’hommage des fans d’Al-Hilal était attendu et les éloges ont rapidement afflué. Cependant, même les supporters des plus grands rivaux d’Al-Hilal ont rendu hommage au footballeur. 

Khodr al-Ghamdi, supporter d’Al-Ittihad, affirme que «Gomis s’est attiré l’amour des fans d’Al-Hilal en particulier et des supporters des clubs saoudiens en général. Il avait l’habitude de porter l’uniforme saoudien traditionnel, de chanter l’hymne national du Royaume ou d’assister aux matchs de l’équipe [nationale] lors des qualifications pour la Coupe du monde. Il soutenait avec ferveur les joueurs de l’équipe saoudienne». 

Un autre journaliste sportif d’Arabie saoudite, Faisal Atta, salue ses réalisations admirables, qu’il qualifie de «légendaires». 

«Gomis est l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du Championnat de football d’Arabie saoudite», estime-t-il. «Il a contribué aux [grandes] réussites de son club […] et a également réalisé des exploits personnels: il a été le meilleur buteur de la Ligue des champions de l’AFC en 2019. C’est un joueur légendaire pour les fans d’Al-Hilal», poursuit-il. 

L’ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a félicité son compatriote pour ses exploits dans le Royaume, sur le terrain et en dehors. 

«Bafétimbi Gomis est avant tout un ami, et son départ du club Al-Hilal m’attriste», confie-t-il. «Il a non seulement marqué le football international de son empreinte, mais il représente aussi, en tant que footballeur français qui évolue dans le championnat saoudien, le symbole du caractère universel du football et de son pouvoir rassembleur», ajoute-t-il. 

«Le football constitue le sujet de conversation favori de nombreuses personnes, indépendamment de leurs origines ou de leur parcours. De façon plus générale, le sport est un langage commun à tous.» 

Gomis a joué un rôle important dans le renforcement des liens sportifs entre l’Arabie saoudite et la France, ce que l’ambassadeur a tenu à souligner. 

«Le sport fait partie intégrante de notre relation avec l'Arabie saoudite», ajoute l’ambassadeur. «J’ai inauguré cette semaine la première académie de la Fédération française de football au Royaume. La France dispose d’une grande expérience à la fois dans la formation des sportifs et dans l’organisation d’événements sportifs internationaux. Étant donné que le sport occupe une place importante dans la Vision 2030 du Royaume, les perspectives de coopération entre les deux pays sont immenses. Je cherche à les renforcer au quotidien», souligne-t-il. 

Le footballeur a quant à lui écrit sur son compte Twitter: «Al-Hilal, je t'aime! Arabie saoudite, je t'aime! C’est le football qui m’a conduit jusqu’ici, mais ce que j’ai pu vivre et découvrir ici va au-delà du football. Tout ce que je peux dire, c’est MERCI du fond du cœur.» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L'ONU et la pression internationale sont nécessaires pour que les Houthis s'engagent dans le processus de paix

Photo du vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane. (AFP)
Photo du vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane. (AFP)
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  • Le cessez-le-feu de deux mois est entré en vigueur le 2 avril dans tout le Yémen
  • Le prince Khalid ben Salmane a déclaré avoir affirmé à Timothy Lenderking le « soutien de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Conseil présidentiel yéménite »

RIYAD : Le vice-ministre saoudien de la Défense a rencontré l'envoyé spécial américain pour le Yémen à Washington pour discuter du conflit à Taïz et de la nécessité de propositions de paix soutenues par l'ONU pour faire pression sur le groupe militant Houthi. 

Le prince Khalid ben Salmane a déclaré avoir affirmé à Timothy Lenderking le « soutien de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Conseil présidentiel yéménite », dans un communiqué publié samedi sur son compte Twitter officiel.  

« Bien que la dynamique de la trêve reste élevée, j'ai réaffirmé la nécessité pour les Nations unies et la communauté internationale de faire pression sur les Houthis pour qu'ils rouvrent les routes de Taïz, déposent les revenus du port de Hodeïda et s'engagent dans des propositions de paix », ajoute le communiqué.

Le prince Khalid a également réitéré les « aspirations de l'Arabie saoudite à parvenir à une résolution politique globale de la crise qui conduira le Yémen vers la paix et la prospérité. »

Le cessez-le-feu de deux mois, qui est entré en vigueur le 2 avril, visait à mettre fin aux hostilités dans tout le pays, à permettre la réouverture de l'aéroport international de Sanaa, à autoriser l'entrée de navires de carburant dans le port de Hodeïda et à ouvrir les routes à Taïz et dans de nombreuses autres provinces.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


HRW dénonce l’arrestation «sans fondements» de plusieurs militants en Iran

Au cours de la dernière semaine d'avril, des dizaines de militants du syndicat des enseignants ont été arrêtés après avoir appelé à des manifestations dans tout le pays pour demander des réformes du système d'échelle des salaires. (Photo, AFP)
Au cours de la dernière semaine d'avril, des dizaines de militants du syndicat des enseignants ont été arrêtés après avoir appelé à des manifestations dans tout le pays pour demander des réformes du système d'échelle des salaires. (Photo, AFP)
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  • Il s'agit d'une « nouvelle tentative désespérée de faire taire le soutien aux mouvements sociaux populaires en plein essor »
  • Le pays est secoué par des grèves du travail et des protestations contre la hausse des prix des produits de base

LONDRES : L'Iran a arrêté plusieurs militants de premier plan sur la base de ce que Human Rights Watch a qualifié vendredi d' « accusations sans fondement », dans un contexte de grèves du travail et de protestations contre la hausse des prix.

Citant des organes de presse proches de l'appareil de renseignement iranien, HRW a déclaré que les personnes arrêtées sont accusées d'être « en contact avec des acteurs étrangers suspects », bien qu'aucune preuve n'ait été fournie pour étayer cette affirmation hormis les autorités qui ont confirmé avoir arrêté deux Européens au début du mois.

« L'arrestation de membres de premier plan de la société civile iranienne sur la base d'accusations sans fondement d'ingérence étrangère malveillante est une nouvelle tentative désespérée de faire taire le soutien aux mouvements sociaux populaires en plein essor dans le pays », a déclaré Tara Sepehri Far, chercheuse senior sur l'Iran à HRW.

« Au lieu de chercher l'aide de la société civile pour comprendre et répondre aux problèmes sociaux, le gouvernement iranien les traite comme une menace inhérente. »

Depuis le 6 mai, les gens se sont rassemblés dans au moins 19 villes et villages pour protester contre la nouvelle selon laquelle l'Iran connaîtra des augmentations de prix des produits essentiels dans les mois à venir ; des députés ont assuré qu'au moins deux personnes ont été tuées dans les protestations jusqu'à présent.

Au cours de la dernière semaine d'avril, des dizaines de militants du syndicat des enseignants ont été arrêtés après avoir appelé à des manifestations dans tout le pays pour demander des réformes du système de rémunération.

HRW indique qu'au cours des quatre dernières années, l'Iran a connu un pic dans les manifestations de grande ampleur, organisées par les principaux syndicats, en raison des inégalités économiques découlant de la baisse du niveau de vie.

L'organisation ajoute que les forces de sécurité ont répondu aux manifestations par une force excessive et meurtrière et ont arrêté des milliers de personnes, utilisant les poursuites et l'emprisonnement sur la base d'accusations illégitimes comme principal outil pour réduire au silence les dissidents éminents et les défenseurs des droits de l'homme.

Depuis que ces dernières manifestations ont commencé début mai, les autorités ont fortement perturbé l'accès à Internet dans plusieurs provinces.

« Les autorités iraniennes cherchent depuis longtemps à criminaliser la solidarité entre les membres des groupes de la société civile à l'intérieur et à l'extérieur du pays », a déclaré Sepehri Far.

« L'intention est d'empêcher la responsabilisation et l'examen des actions de l'État que la société civile fournit. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ankara et Téhéran s'efforcent de combler le «vide» laissé par Moscou en Syrie

Un soldat russe monte la garde dans le nord-est de la province de Hasakeh, en Syrie (Photo, AFP).
Un soldat russe monte la garde dans le nord-est de la province de Hasakeh, en Syrie (Photo, AFP).
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  • La crise ukrainienne risque d'accroître la dépendance du régime de Damas vis-à-vis de Téhéran, déclare un analyste à Arab News
  • Ankara et Téhéran soutiennent des camps rivaux dans le conflit syrien, l'Iran soutenant le régime d'Assad, tandis que la Turquie soutient l'opposition syrienne

ANKARA: Le retrait de dizaines de milliers de soldats russes de Syrie pour renforcer les troupes russes en Ukraine pourrait marquer un tournant dans le conflit syrien et conduire à une course entre Téhéran et Ankara pour combler le vide laissé par Moscou dans le pays, selon d’éminents analystes. 

La Russie, l'Iran et la Turquie sont les pays garants des pourparlers d'Astana sur la Syrie, qui visent à négocier un accord de paix permanent en réunissant les parties en conflit.

Cependant, la Russie a été la force d'équilibre dans ce trio, empêchant l’enracinement incontrôlé des milices soutenues par l'Iran.

Mais aujourd'hui, les bases russes abandonnées auraient été transférées au corps paramilitaire iranien des gardiens de la révolution (CGRI) et au Hezbollah, tandis que Téhéran devrait envoyer davantage de troupes en Syrie pour combler le vide laissé par le personnel militaire russe à destination de l'Ukraine.