Turquie : le délit «d'insulte au président» ne restera pas impuni, promet Erdogan

«Vous ne pouvez vous offrir le luxe d'insulter le président». (Photo, AFP)
«Vous ne pouvez vous offrir le luxe d'insulter le président». (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 27 janvier 2022

Turquie : le délit «d'insulte au président» ne restera pas impuni, promet Erdogan

  • «C'est notre devoir de protéger le respect de ma fonction, de la présidence. Ça n'a rien à voir avec la liberté d'expression», a estimé Recep Tayyip Erdogan
  • Le délit d'«insulte au président» est passible d'un à quatre ans de prison en Turquie

ISTANBUL : Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis mercredi soir de "punir" la journaliste de télévision turque accusée de l'avoir insulté et placée depuis en détention provisoire.

"Ce délit ne restera pas impuni", a prévenu le chef de l'Etat lors d'un entretien à la chaine de télévision privée NTV. 

Pour M. Erdogan, la journaliste Sedef Kabas a agi "par provocation".

"C'est notre devoir de protéger le respect de ma fonction, de la présidence. Ça n'a rien à voir avec la liberté d'expression", a estimé M. Erdogan.

"La critique peut exister mais elle doit s'exercer dans un langage adapté", a-t-il poursuivi en dénonçant la suggestion du parti d'opposition CHP d'abolir le délit d'insulte au président.

"Vous ne pouvez vous offrir le luxe d'insulter le président" a-t-il martelé.

Sedef Kabas a été interpellée à son domicile d'Istanbul dans la nuit de vendredi à samedi, quelques heures après son passage à l'antenne pour des propos considérés comme désobligeants envers le président, répétés ensuite sur son compte Twitter suivi par 900.000 abonnés.

Elle a été formellement arrêtée après sa présentation au tribunal et placée en détention provisoire à la prion de Bakirkoy à Istanbul.

Le délit d'"insulte au président" est passible d'un à quatre ans de prison en Turquie.

Pour le Syndicat des journalistes de Turquie (TGS), "l'arrestation de Sedef Kabas pour +insulte au président+ est une grave atteinte à la liberté d'expression".

Les ONG dénoncent régulièrement des violations de la liberté de la presse en Turquie, en particulier depuis la tentative de putsch en 2016, suivie par l'arrestation de dizaines de journalistes et la fermeture de plusieurs médias jugés hostiles.

La Turquie figure à la 153e place sur 180 du classement 2021 de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF).


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.