«La réalité est extrêmement inquiétante»

À bout de souffle, les praticiens de santé publique ne savent plus à quel saint se vouer, face à l’explosion des cas de contamination liée à la Covid-19. (AFP)
À bout de souffle, les praticiens de santé publique ne savent plus à quel saint se vouer, face à l’explosion des cas de contamination liée à la Covid-19. (AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 27 janvier 2022

«La réalité est extrêmement inquiétante»

  • «C'en est trop», lâche, dépité, Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de santé publique
  • «Nous sommes dans une situation d’épuisement. C’est le burn out. Nous déplorons des dizaines de cas positifs parmi les personnels de santé»

À bout de souffle, les praticiens de santé publique ne savent plus à quel saint se vouer, face à l’explosion des cas de contamination liée à la Covid-19. Déjà affaiblis, alors qu’ils sont eux-mêmes frappés de plein fouet par la pandémie, en enregistrant des centaines de cas positifs, voilà qu’ils sont de nouveau appelés à assurer deux campagnes de vaccination au niveau des établissements scolaires et au niveau des stades et des mosquées. “C’en est trop”, lâche, dépité, Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de la santé publique. “Nous sommes dans une situation d’épuisement professionnel. C’est le burn out. Nous déplorons des dizaines, voire des centaines, de cas positifs parmi les praticiens de la santé publique”, déplore-t-il, en ajoutant ne pas comprendre les décisions de la tutelle de mobiliser, jusqu’à l’épuisement, les praticiens du secteur public. 

Lire la suite 

 

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en Français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Les résultats confus des élections au Liban

En regardant les chiffres, il est difficile de voir comment n'importe quelle faction libanaise pourrait former une majorité parlementaire (Photo, AFP).
En regardant les chiffres, il est difficile de voir comment n'importe quelle faction libanaise pourrait former une majorité parlementaire (Photo, AFP).
Short Url
  • Cet état de fait s'est produit le 15 mai
  • Les résultats confondants des élections tenues ont laissé perplexes les forces nationales et les acteurs internationaux

En regardant les chiffres, il est difficile de voir comment n'importe quelle faction libanaise pourrait former une majorité parlementaire ; même s'il réussissait, sa majorité serait temporaire. Ils ont tous perdu des sièges et vu leur emprise sur le Parlement se desserrer. Pendant ce temps, ceux qui essaient d'y aller seuls et d'ignorer les résultats, se barricadant derrière leur source de pouvoir, ont oublié que les fondements de ce pouvoir sont devenus fragiles, laissant son hégémonie fortement ébranlée.

Cet état de fait s'est produit le 15 mai. Les résultats confondants des élections tenues ce jour-là ont laissé perplexes les forces nationales et les acteurs internationaux. Ils étaient déconcertés car ils ne pouvaient pas expliquer les ramifications politiques de ces résultats à court ou à moyen terme - comment ces résultats façonneront chaque décision majeure que prendra le parlement et s'il sera paralysé et délégitimera les autorités et le système politique du pays.

En effet, les résultats des dernières élections ont forcé les élites politiques et culturelles libanaises à lire la situation avec prudence et à éviter les menaces présentées par le refus des puissances dominantes de reconnaître les implications politiques des résultats. Cette impasse amène le schisme qui définissait la vie politique libanaise à la veille de la guerre civile, entre ceux qui croyaient obtenir leurs droits par les armes et ceux qui croyaient pouvoir conserver leurs privilèges par les armes.
Après les résultats des élections de 2022, le Liban s'est divisé de la même manière aujourd'hui, mais avec quelques différences cruciales. Un côté nie les chiffres; calculant plutôt en fonction des rapports de force, il considère son arsenal comme un privilège auquel il a droit. De l'autre côté, nous avons une nouvelle classe politique qui considère la réforme du système, à la fois politiquement et économiquement, comme sa prérogative.

Lire la suite  

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Médicaments, le grand défi de l’Afrique

Un technicien de laboratoire de la société pharmaceutique algérienne Saidaldans la ville de Constantine, dans le nord-est de l'Algérie, le 29 septembre 2021 (Photo, AFP).
Un technicien de laboratoire de la société pharmaceutique algérienne Saidaldans la ville de Constantine, dans le nord-est de l'Algérie, le 29 septembre 2021 (Photo, AFP).
Short Url
  • L’Afrique dispose de plus en plus de leaders dans la fourniture de produits pharmaceutiques
  • A l’initiative de l’Ethiopie, dix pays africains ont récemment proposé à l’OMS une résolution afin de favoriser l’accès au savoir-faire pharmaceutique

L’Afrique fait face à présent à un grand défi sanitaire. La pandémie de Covid-19 a montré l’importance de produire localement des vaccins et des médicaments vitaux.

Ceci nécessite un savoir-faire technologique difficile à acquérir, car des géants du secteur pharmaceutique du Nord font tout pour entraver la possibilité pour les pays en développement et émergents de bénéficier de partages du savoir leur permettant de produire dans un marché monopolistique.

A l’initiative de l’Ethiopie, dix pays africains ont récemment proposé à l’OMS une résolution afin de favoriser l’accès au savoir-faire pharmaceutique et aux droits de fabrication nécessaires pour une production dans les pays du Sud.

Mais certaines multinationales du médicament ont tout fait pour affaiblir cette résolution, qui porte sur les médicaments essentiels, les vaccins et traitements anti-Covid-19 importés par la plupart des pays du Sud. Ces pays disposent pourtant de capacités pour les produire localement.

Certains géants pharmaceutiques veulent maintenir le monopole sur la production. Relever ce défi lié au transfert de technologies dans les pays africains est justement l’un des objectifs du Salon des produits pharmaceutiques et des équipements médicaux «El Djazair Healthcare», qui s’est tenu la semaine dernière à Dakar (Sénégal).

Lors de ce Salon, plusieurs conventions de partenariat ont été signées entre les entreprises pharmaceutiques algériennes de production et de distribution avec des plateformes de distribution de médicaments en Afrique. Ce Salon a été une occasion pour le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, de lancer, à juste titre, un appel aux Etats de l’Union africaine afin «d’accorder des avantages préférentiels aux producteurs africains».

L’Afrique dispose de plus en plus de leaders dans la fourniture de produits pharmaceutiques. Le commerce du médicament est principalement intra-africain, puisque près de 40% des exportations sont à destination des pays du continent.

Lire la suite 

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


La 27e édition du Salon de l'édition et du Livre met l'Afrique à l'honneur

La directrice du Livre et commissaire générale du Salon a donné de plus amples précisions sur le programme du Siel de cette année (Photo, Le Matin).
La directrice du Livre et commissaire générale du Salon a donné de plus amples précisions sur le programme du Siel de cette année (Photo, Le Matin).
Short Url
  • Cette édition est exceptionnelle à plus d’un titre
  • Le Siel est une manifestation à caractère culturel et commercial centrée sur l’édition et le livre

Le Salon international de l’édition et du livre (Siel) revient dans sa 27e édition, du 3 au 12 juin à l’Esplanade OLM Souissi à Rabat. Cette édition est exceptionnelle à plus d’un titre, puisqu’elle est organisée dans la capitale de la culture et avec une saveur africaine. Car, la littérature africaine est mise à l’honneur avec la présence effective de 19 pays à travers leurs maisons d’édition.

Dans son allocution, le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a souligné que «le choix de l’Afrique est en relation avec la Vision éclairée de S.M le Roi Mohammed VI pour renforcer et développer la coopération Sud-Sud. Il reflète la détermination du Royaume à placer le continent et ses ressources humaines au centre des intérêts du monde africain». Et d’ajouter que «la dimension culturelle en Afrique est d'une grande importance, et le Siel sera l'occasion de promouvoir toutes les formes de coopération conjointe, que ce soit au niveau bilatéral ou multilatéral, entre le Maroc et les pays africains amis et frères». Le ministre Bensaid a, également, révélé le budget du Siel qui est cette année de 20 millions de DH, dont 8 millions octroyés par le Conseil de la région de Rabat-Salé-Kénitra. Ce dernier en la personne de son président, Rachid El Abdi, a assuré que «ce soutien au Siel n’est qu’un début, car nous avons tout programme de travail pour l’animation culturelle de la région».

Ayant acquis ses lettres de noblesse et étant devenu un rendez-vous incontournable des passionnés du livre, le Siel de cette édition coïncide avec la célébration de Rabat comme capitale de la culture africaine et capitale de la culture islamique pour l’année 2022.
Ainsi, le doyen du corps diplomatique, S.E. Mouhamadou Youssifou, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Cameroun, a salué cette manifestation culturelle qui, selon lui, permet le rapprochement des différentes maisons d’édition d’Afrique, de la région arabe et du monde dans son ensemble. «Ce Salon vise, avant tout, à promouvoir le livre marocain, à sensibiliser le public à la lecture, à participer à l’animation du champ culturel et à favoriser la rencontre entre les professionnels du livre marocain et étranger.

Le Siel est une manifestation à caractère culturel et commercial centrée sur l’édition et le livre s’adressant aux entreprises nationales et internationales sous toutes leurs formes. 

Lire la suite 

NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.