Un ministre algérien appelle à la vaccination dans un contexte de flambée épidémique

L'Algérie lutte contre les infections dues à la fois aux variants Delta et Omicron; ce dernier est hautement contagieux. (PA)
L'Algérie lutte contre les infections dues à la fois aux variants Delta et Omicron; ce dernier est hautement contagieux. (PA)
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Publié le Jeudi 27 janvier 2022

Un ministre algérien appelle à la vaccination dans un contexte de flambée épidémique

  • Le ministre algérien de la Santé a exhorté mardi dernier la population à se faire vacciner et à sauver les hôpitaux de l'effondrement
  • Selon des études, Omicron se propage encore plus facilement que les autres souches de coronavirus et il est devenu dominant dans de nombreux pays

ALGER: Le ministre algérien de la Santé a exhorté mardi dernier la population à se faire vacciner et à sauver les hôpitaux de l'effondrement, alors que la nation nord-africaine fait face à une recrudescence des infections de Covid-19.
L'Algérie lutte contre les infections dues à la fois aux variants Delta et Omicron; ce dernier est hautement contagieux et représente désormais 60% des infections de Covid-19.
Lundi dernier, les responsables de la santé ont signalé un record de 2 215 cas et 13 décès.
«Je vous exhorte à vous faire vacciner et à briser la chaîne des infections qui risquent de mettre à genoux nos établissements de santé», a déclaré le ministre algérien de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, lors d'une conférence de presse donnée dans la capitale, Alger. «Pour l'instant, le personnel des hôpitaux maîtrise la situation. La question est: combien de temps peut-il tenir le coup?»
Omicron est moins susceptible de provoquer une maladie grave que le précédent variant, Delta. Selon des études, Omicron se propage encore plus facilement que les autres souches de coronavirus et il est devenu dominant dans de nombreux pays. Il infecte également plus facilement les personnes qui ont été vaccinées ou qui ont déjà été infectées par des versions antérieures du virus.
Le taux d'inoculation reste faible en Algérie. Moins d'un quart de la population a reçu ne serait-ce qu'une dose de vaccin, malgré la vigoureuse campagne de vaccination du gouvernement dans les médias d'État et sur les réseaux sociaux, avec des messages provaccin publiés par des acteurs, des chanteurs, des athlètes et des influenceurs algériens célèbres.
L'Algérie dispose d'un stock de vaccins qui peut largement assurer la couverture des besoins vaccinaux pendant deux ans, fait savoir le ministre. Dans l'ensemble, seuls 13% des 45 millions d'habitants algériens ont été vaccinés; parmi les adultes éligibles, seuls 29% ont reçu deux doses de vaccin, indique-t-il.
Au mois de décembre, l'Algérie a commencé à exiger un passeport vaccinal pour accéder à de nombreux lieux publics afin d’encourager la vaccination; des millions de vaccins sont restés inutilisés.
Le laissez-passer est également requis pour toute personne qui entre en Algérie ou qui sort du pays. Il est également obligatoire pour accéder aux installations sportives, aux cinémas, aux théâtres, aux musées, aux mairies et à d’autres sites comme les hammams, ces bains qui sont populaires dans toute la région.
Les chiffres officiels montrent que l'Algérie a enregistré 6 508 décès liés à la Covid-19 depuis le début de la pandémie. Cependant, même les membres du comité scientifique du gouvernement admettent que le chiffre réel est beaucoup plus élevé. Par crainte d'être accusés d'avoir contracté le virus, certains Algériens ne révèlent pas leur infection, ce qui met ensuite d'autres personnes en danger.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.