L'intersyndicale de Suez «combattra» jusqu'au retrait de l'offre de Veolia

« L'Etat n'écoute même pas les élus et les communautés de communes qui se sont manifestés contre cette OPA. C'est une aberration que les salariés ne soient pas écoutés » (Photo, AFP)
« L'Etat n'écoute même pas les élus et les communautés de communes qui se sont manifestés contre cette OPA. C'est une aberration que les salariés ne soient pas écoutés » (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 04 octobre 2020

L'intersyndicale de Suez «combattra» jusqu'au retrait de l'offre de Veolia

  • Engie s'est donné jusqu'à lundi minuit pour valider l'accord, alors que Suez est opposé à l'offre de son concurrent
  • « On ne nous fera pas taire, nous résisterons et combattrons jusqu'au retrait de l'OPA de Veolia sur Suez », prévient l'intersyndicale

PARIS : L'intersyndicale du groupe de services à l'environnement Suez a prévenu samedi qu'elle « combattrait jusqu'au retrait » de l'offre d'achat de 29,9% du capital de l'entreprise par son concurrent Veolia, craignant une « casse sociale » et préférant la proposition alternative du fonds d'investissement Ardian.

Mercredi, l'énergéticien Engie, propriétaire de Suez, a dit accueillir « favorablement » la nouvelle proposition du géant de l'eau et des déchets Veolia, relevée à 3,4 milliards d'euros (contre 2,9 milliards initialement).

Mais Engie s'est donné jusqu'à lundi minuit pour valider l'accord, alors que Suez est opposé à l'offre de son concurrent.

« L'Etat n'écoute même pas les élus et les communautés de communes qui se sont manifestés contre cette OPA. C'est une aberration que les salariés ne soient pas écoutés », indique l'intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT et FO) dans un communiqué.

Craignant « cet assassinat d'un fleuron industriel et la casse sociale qui va en découler », ces syndicats estiment qu' « il faut stopper cette OPA ».

« La solution alternative Ardian, qui n'aura pas d'impact social et qui conservera le groupe dans sa globalité, doit être étudiée sereinement en prenant tout le temps nécessaire », ajoutent-ils.

« On ne nous fera pas taire, nous résisterons et combattrons jusqu'au retrait de l'OPA de Veolia sur Suez », prévient l'intersyndicale.

Le fonds propose de porter l'actionnariat salarié à environ 10% et évoque des investisseurs à connotation « socialement responsable ».

L'intersyndicale s'est également tournée vers les présidents du Sénat, Gérard Larcher, et de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand.

Dans un courrier daté de vendredi et envoyé samedi, elle leur demande de prendre position pour que l'offre Ardian ait « le temps d'être examinée » et « désamorcer la bombe sociale qui menace d'exploser ».

« En tant que deuxième et troisième personnages de l'Etat, votre parole sera écoutée si vous appelez à l'impartialité et à la sérénité: si vous demandez à chacun de prendre quelques semaines de plus », écrit l'intersyndicale.

« Les dirigeants d'Engie ont un raisonnement financier, sans considération des parties prenantes qui sont les salariés et les collectivités locales », ajoute-t-elle, regrettant que « l'exécutif semble avoir pris fait et cause pour une offre, contre l'autre ».

Arnaud Montebourg, ministre de l'Economie et du Redressement productif sous le précédent quinquennat, a partagé sur son compte Twitter un courrier adressé au Premier ministre Jean Castex, où il soutient également l'offre d'Ardian. Elle permettrait « à Engie de céder à meilleur prix sa participation et de préserver l'intégralité de Suez », selon lui.

« Comment le gouvernement que vous dirigez peut-il laisser démanteler une entreprise aussi importante et robuste qu'est Suez, dont l'implantation territoriale sur le sol français est pourvoyeuse d'emplois stables et qualifiés sur les territoires, dans cette période d'affaissement économique très dure que nous traversons? », écrit l'ancien ministre socialiste.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.