Syrie: fin des opération de ratissage dans la prison attaquée par l'EI

Des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) se déploient à l'extérieur de la prison de Ghwayran, dans la ville de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 26 janvier 2022, après avoir pris possession de l'établissement après sa prise de contrôle par les forces du groupe État islamique (EI). (AFP)
Des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) se déploient à l'extérieur de la prison de Ghwayran, dans la ville de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 26 janvier 2022, après avoir pris possession de l'établissement après sa prise de contrôle par les forces du groupe État islamique (EI). (AFP)
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Publié le Lundi 31 janvier 2022

Syrie: fin des opération de ratissage dans la prison attaquée par l'EI

  • Fer de lance de la lutte contre l'EI en Syrie, les FDS avaient déclaré mercredi avoir repris le contrôle de la prison, où étaient détenus des milliers de djihadistes, à l'issue de six jours d'intenses combats
  • Selon l'OSDH, vingt djihadistes se sont rendus dans la nuit de samedi à dimanche, alors que cinq autres sont morts dans des combats dans la prison

HASSAKÉ : Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, ont annoncé dimanche la fin des opération de ratissage dans la prison attaquée par le groupe Etat islamique (EI) dans le nord-est de la Syrie.

"Nous annonçons la fin de la campagne de ratissage dans la prison de Ghwayran à Hassaké et dans les poches où étaient retranchés des combattants de l'EI" dans la partie nord du centre pénitencier, ont indiqué les FDS dans un communiqué.

Fer de lance de la lutte contre l'EI en Syrie, les FDS avaient déclaré mercredi avoir repris le contrôle de la prison, où étaient détenus des milliers de djihadistes, à l'issue de six jours d'intenses combats.

Mais des dizaines de djihadistes s'étaient retranchés dans la partie nord, "difficile à viser par les airs ou à accéder par voie terrestre", selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

"Grâce au courage et à la détermination des membres des SDF, dont beaucoup de membres ont fait le sacrifice de leur vie, l'Etat islamique a échoué dans ses efforts pour mener à bien une évasion massive qui lui aurait permis de reconstituer ses rangs", a commenté le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan, dans un communiqué.

Selon l'OSDH, vingt djihadistes se sont rendus dans la nuit de samedi à dimanche, alors que cinq autres sont morts dans des combats dans la prison.

Les Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde en Syrie, ont diffusé des images présentées comme la reddition de plusieurs djihadistes.

Détenus en fuite

L'attaque déclenchée le 20 janvier par l'EI contre cette prison est la plus importante offensive du groupe depuis sa défaite territoriale en Syrie en 2019 face aux forces kurdes. L'administration autonome kurde contrôle de vastes régions du nord et du nord-est de la Syrie.

L'attaque de la prison, et les combats ayant suivi, ont fait 373 morts, dont 268 djihadistes, 98 membres des forces kurdes et sept civils, selon un nouveau bilan de l'OSDH.

La hausse du nombre de morts est due à la découverte de nouveaux cadavres - de combattants kurdes et de djihadistes - durant les opérations de ratissage dans les bâtiments de la prison et les quartiers adjacents, selon l'Observatoire.

Celui-ci estime que le bilan risque encore de s'alourdir, car de nombreux combattants kurdes ont été grièvement blessés lors de ces combats.

Les FDS enquêtent sur les circonstances de l'attaque de l'EI, a assuré l'OSDH. "Des dizaines de détenus de l'EI ont réussi à s'enfuir (...) dans les premières heures de l'attaque", a précisé l'ONG.

Depuis jeudi dernier, les affrontements ont poussé à la fuite par un temps glacial environ 45 000 personnes qui vivaient dans les secteurs proches de la prison, d'après l'ONU.

La guerre en Syrie, qui a début en 2011, a tué environ un demi-million de personnes et provoqué le plus vaste déplacement de population depuis la Seconde guerre mondiale. 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.