Boris Johnson a reçu «une version» du rapport Partygate

Le Premier ministre britannique Boris Johnson lors de la séance des questions au premier ministre (PMQ) à la Chambre des communes à Londres le 26 janvier 2022. (Jessica Taylor / Parlement britannique / AFP)
Le Premier ministre britannique Boris Johnson lors de la séance des questions au premier ministre (PMQ) à la Chambre des communes à Londres le 26 janvier 2022. (Jessica Taylor / Parlement britannique / AFP)
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Publié le Lundi 31 janvier 2022

Boris Johnson a reçu «une version» du rapport Partygate

  • La publication de ce rapport sur les fêtes organisées à la résidence du Premier ministre pendant le confinement, tient en haleine la presse et la classe politique britanniques
  • La déclaration de Boris Johnson à la Chambre des Communes interviendra lundi à 15H30 (locales et GMT), selon l'ordre du jour de la chambre basse du Parlement

LONDRES : Le Premier ministre britannique Boris Johnson va s'exprimer lundi après-midi devant les députés, après avoir reçu dans la matinée une «version» d'un rapport administratif très attendu sur le scandale des fêtes à Downing Street durant le confinement.

La publication de ce rapport, rédigé par la haute fonctionnaire Sue Gray, sur les pots de départ, garden-parties et fêtes de Noël ou d'anniversaire organisés en 2020 et 2021 à la résidence du Premier ministre, tient en haleine depuis plusieurs semaines la presse et la classe politique britanniques.

Initialement attendu la semaine dernière, le document tardait à être publié, selon la presse en raison d'interrogations sur ce qui peut y figurer. La police a en effet également ouvert une enquête, et demandé à ce que le rapport de Sue Gray ne comprenne pas d'éléments compromettant cette enquête.

«Nous pouvons confirmer que Sue Gray a fait le point sur son enquête auprès du Premier ministre», a commenté, dans un communiqué laconique lundi, un porte-parole du Cabinet Office, agence interministérielle dont sont issus les travaux de la haute fonctionnaire.

Downing Street s'était engagé à publier le rapport, avant que Boris Johnson ne fasse une déclaration à la Chambre des Communes. Celle-ci interviendra lundi à 15H30 (locales et GMT), selon l'ordre du jour de la chambre basse du Parlement.

Selon l'agence de presse britannique PA, «une version» de son enquête a été remise à Boris Johnson. Sky News affirme que le document remis lundi ne constitue pas «le rapport complet et final», laissant entendre que celui-ci pourrait l'être une fois l'enquête de la police terminée.

Faisant craindre la publication d'une version édulcorée, la police britannique avait provoqué l'indignation vendredi en demandant que ce rapport interne soit expurgé d'éléments clés afin de ne pas nuire à ses propres investigations sur plusieurs de ces fêtes, potentiellement les plus dommageables pour Boris Johnson.

Les partis de l'opposition réclament sa publication dans son intégralité.

Ces fêtes ont choqué au Royaume-Uni, qui était alors soumis à de stricts confinements, et plongé Boris Johnson dans une grave crise menaçant son maintien à son poste, les appels à la démission s'étant multipliés jusque dans la majorité conservatrice. Beaucoup de députés de son camp attendent la publication du rapport interne pour décider de tenter de l'évincer ou non par le biais d'un vote de défiance.

Disant comprendre la colère du public, Boris Johnson avait présenté des excuses pour ses «mauvais jugements», mais il s'est défendu d'avoir enfreint les règles, affirmant notamment avoir pensé qu'une fête où il s'était brièvement rendu en mai 2020 était un «événement de travail».

«Nous allons devoir attendre et voir le résultat des investigations, mais bien sûr, je maintiens absolument ce que j'ai dit dans le passé, a-t-il déclaré lundi, interrogé à la télévision en marge d'une visite dans le sud-est de l'Angleterre. 

Pour faire oublier les scandales, le dirigeant de 57 ans a lancé une contre-offensive, annonçant lundi un projet de loi «libertés du Brexit» qui vise à faciliter le processus déjà en cours pour modifier ou abandonner et remplacer les lois héritées de l'Union européenne.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.