Tech: les start-up vedettes promettent plus d'emploi

Le ministre adjoint français de la Transition numérique et de la Communication électronique, Cédric O, teste l'exosquelette de la société française Wandercraft «Atalante», un exosquelette auto-équilibré pour hôpital conçu pour imiter la marche humaine, au siège de Wandercraft à Paris le 12 octobre 2021. (Éric Piermont/AFP)
Le ministre adjoint français de la Transition numérique et de la Communication électronique, Cédric O, teste l'exosquelette de la société française Wandercraft «Atalante», un exosquelette auto-équilibré pour hôpital conçu pour imiter la marche humaine, au siège de Wandercraft à Paris le 12 octobre 2021. (Éric Piermont/AFP)
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Publié le Mardi 01 février 2022

Tech: les start-up vedettes promettent plus d'emploi

  • La liste Next40/French Tech 120 regroupe les jeunes pousses tech françaises jugées les plus prometteuses
  • Pour le secrétaire d'État au Numérique, ces renouvellements sont «sains» et démontrent «la vigueur et le bouillonnement» des start-up françaises

PARIS : La promotion 2022 du Next40/French Tech 120, la liste des 120 start-up françaises les plus prometteuses, a levé plus de fonds et promet plus d'emplois que la précédente, selon les chiffres présentés mardi par le secrétaire d'État au Numérique Cédric O.

Les 120 jeunes entreprises retenues cette année prévoient de créer en France et à l'étranger «19.000 emplois dans l'année à venir contre 10.000» pour les 120 listées l'an dernier, a indiqué Cédric O à l'AFP.

Les 40 premières entreprises du palmarès (qui forment le Next40) ont levé au minimum 49,6 millions d'euros l'an dernier, contre 22 millions l'an dernier, selon les chiffres rendus publics par M. O.

Quand aux entreprises du reste du tableau, elles faisaient au minimum 14 millions d'euros de chiffre d'affaires (8 millions en 2021) ou bien ont levé au minimum 18,7 millions d'euros (14 millions d'euros en 2021).

La liste Next40/French Tech 120 regroupe les jeunes pousses tech françaises jugées les plus prometteuses, du fait du montant des fonds levés, ou bien de la croissance du chiffre d'affaires.

Les entreprises figurant sur la liste bénéficient notamment d'un accompagnement particulier des différentes administrations de l'État, grâce notamment à des «correspondants French Tech» qui facilitent les contacts.

Cette année, le taux de renouvellement de la liste des 120 est d'environ un tiers (36 entrants/sortants), comparable à celui de l'an dernier (34 entrants/sortants).

Le renouvellement est plus important dans la tête du palmarès (le Next 40), avec plus d'un tiers d'entrants/sortants.

Deux entreprises du Next 40 2021 sont sorties par le haut, atteignant le nirvana de la start-up qui est l'entrée en Bourse: OVHcloud et Believe.

Mais six sont redescendues dans la liste plus large du French Tech 120, et sept ont quitté l'ensemble du palmarès.

- Encore «beaucoup à faire» -

A l'inverse, six jeunes entreprises arrivent directement dans le Next40 en 2022, sans être passées par l'étape intermédiaire du French Tech 120: Dental Monitoring (application d'orthodontie, Descartes Underwriting (assurance), I@D Infinity (immobilier), Loft Orbital Tech (services par satellite), Malt Community (place de marché pour travailleurs indépendants) et Sorare (production de NFT, des objets numérique uniques).

Pour le secrétaire d'État au Numérique, ces renouvellements sont «sains» et démontrent «la vigueur et le bouillonnement» des start-up françaises. Mais «il faut se garder de tout triomphalisme», a-t-il ajouté.

«Les Anglais et les Allemands» qui ont démarré avant les Français le mouvement de création des start-up «sont encore devant nous» en termes de poids économique des entreprises créées, a-t-il poursuivi.

«Les Anglais par exemple créent deux fois plus de licornes (jeunes entreprises tech valant plus d'un milliard de dollars) que nous et financent trois fois plus» de start-up tout juste écloses («early stage»), a encore expliqué M. O.

Le gouvernement qui sera nommé après la présidentielle «devra prendre de nouvelles mesures» pour renforcer encore les start-up et jeunes pousses françaises, a-t-il souligné.

En présentant le palmarès avec Cédric O mardi matin, dans les locaux parisiens de Back Market, la directrice de la mission «French Tech» Clara Chappaz a relevé de son côté que les start-up pouvaient encore faire mieux en terme de diversité.

«Il y a 14 femmes» parmi les dirigeants ou co-fondateurs de start-up du Next40/FT120, a-t-elle indiqué.

«C'est plus du double que l'année dernière et on voit désormais des femmes qui font des levées de fonds conséquentes», a-t-elle dit. Mais «il reste beaucoup à faire, que ce soit sur la mixité de genre ou sur la diversité sociale». 


Après un premier cas positif à l'hantavirus, les règles d'isolement durcies en France

La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, arrive à l’Hôtel Matignon pour évaluer la situation concernant l’hantavirus lors d’une réunion avec le Premier ministre français, à Paris, le 11 mai 2026. (AFP)
La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, arrive à l’Hôtel Matignon pour évaluer la situation concernant l’hantavirus lors d’une réunion avec le Premier ministre français, à Paris, le 11 mai 2026. (AFP)
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  • La France a renforcé les mesures d’isolement après qu’une passagère rapatriée d’une croisière a été testée positive à l’hantavirus Ande
  • Tous les cas contacts identifiés seront désormais placés en quarantaine hospitalière renforcée pendant 42 jours, tandis que l’OMS estime que le risque épidémique reste faible

PARIS: Les règles d'isolement ont été durcies en France avec l'annonce d'une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier" pour tous les cas contacts, après le test positif à l'hantavirus d'une passagère d'un bateau de croisière, hospitalisée "dans un état stable" à Paris selon le gouvernement.

Sur les cinq passagers français rapatriés dimanche et placés à l'isolement à l'hôpital Bichat, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé" dans la nuit de dimanche à lundi et les "tests sont revenus positifs", a annoncé la ministre de la Santé Stéphanie Rist lundi matin sur France Inter.

Le Premier ministre a précisé lundi soir sur le réseau social X qu'elle se trouvait "toujours en réanimation dans un état stable". Son état de santé est "très critique", a indiqué de son côté le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse lundi.

Les quatre autres passagers sont "toujours testés négatifs" et font l'objet "d'un processus d'isolement renforcé en milieu hospitalier", a ajouté Sébastien Lecornu.

Par ailleurs, aucun des huit "cas contacts à haut risque", des Français qui ont partagé le vol d’une personne malade il y a 15 jours, "ne présente de symptômes", selon le chef du gouvernement.

Toutefois, il annonce "pour tous les cas contacts, sans exception", une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier", dans son message posté à l'issue d'une réunion interministérielle à Matignon.

- 22 cas contacts -

La ministre de la Santé faisait état lundi matin d'un total de 22 cas contacts identifiés: les huit passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg et 14 autres à bord du vol Johannesbourg-Amsterdam du même jour. Une croisiériste néerlandaise, infectée et depuis décédée, avait voyagé à bord du premier vol et était aussi brièvement montée à bord de l'avion pour Amsterdam, mais n'avait finalement pas voyagé.

Cette annonce du Premier ministre durcit pour ces cas contacts les règles fixées dans un décret publié dans la nuit de dimanche à lundi au Journal officiel: il leur était jusqu'ici d'abord demandé de se signaler "sans délai" et d'observer une "mesure de quarantaine à domicile dans l'attente d'une évaluation de leur risque d'infection".

Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont décédées: dans deux cas, l'OMS a confirmé une infection à l'hantavirus, le troisième étant un cas probable. Outre ces trois décès, six cas confirmés et deux autres probables ont été signalés, selon un comptage de l'AFP à partir de données officielles.

La variante du virus détectée à bord du MV Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu et son taux de létalité peut dépasser les 40% selon les spécialistes.

- "Agir tout au début" -

L'OMS se veut rassurante devant le "faible" niveau de risque épidémique, le virus étant moins contagieux que le Covid-19.

"Ce qui est important, c'est d'agir tout au début", a insisté la ministre de la Santé, "c'est-à-dire de briser les chaînes de transmission du virus".

Deux réunions interministérielles sur l'hantavirus auront d'ailleurs lieu chaque jour à Matignon, a indiqué le Premier ministre qui a aussi reçu lundi soir des spécialistes de l'épidémiologie.

"Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance, sur la base d'un virus que l'on connaît, d'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français", a indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV, appelant à "ne pas créer de panique".

La ministre de la Santé a une nouvelle fois assuré que la France disposait des stocks nécessaires de masques et de tests.

"J'ai évidemment demandé un état des lieux qui permet de confirmer que nous en avons assez" mais "l'organisation depuis le Covid a permis de faire en sorte que nous avons assez de stocks de masques, de stocks de tests", a-t-elle dit.

Selon l'OMS, tous les occupants du MV Hondius, parti le 1er avril d'Ushuaïa en Argentine, sont considérés comme des "contacts à haut risque" et devront faire l'objet d'une surveillance pendant 42 jours.


Macron affirme que «les Européens ne sont pas les prédateurs» du XXIe siècle en Afrique

Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
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  • Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle"
  • "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles

NAIROBI: Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report.

Dans cette interview, M. Macron rappelle avoir "condamné avec force la colonisation" dès 2017, année de son arrivée au pouvoir.

"Mais je ne lui imputerai pas tout" (à la colonisation), car "on ne doit pas non plus exonérer de toute responsabilité les sept décennies qui ont suivi les indépendances" de la plupart des anciennes colonies européennes en Afrique, ajoute-t-il, appelant les dirigeants africains à "améliorer la gouvernance".

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle". "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles, dit-il.

Sur les minerais critiques et les terres rares, "la Chine, pour la citer, est dans une logique prédatrice: elle transforme chez elle" et crée "des dépendances avec le reste du monde", estime-t-il. "Ce n’est pas ce que nous proposons", insiste le président français, défendant une "stratégie d'autonomie pour l'Europe comme pour l'Afrique" pour ne "pas dépendre d’un nouvel empire, quel qu'il soit".

Il prône une fois de plus une transformation de "l’architecture financière internationale", notamment afin de "mettre en place un système de garanties financières pour faire venir les investisseurs privés" en Afrique - son cheval de bataille avec le président kényan William Ruto, qui sera mardi au menu du second jour du sommet Africa Forward à Nairobi.

Interrogé sur les militaires qui ont pris le pouvoir dans trois pays sahéliens (Mali, Burkina Faso et Niger) entre 2020 et 2023, précipitant le divorce avec la France et le départ de l'armée française, Emmanuel Macron répond: "J'ai la conviction qu’il faut laisser ces États et leurs dirigeants, même putschistes, tracer leur propre chemin".

Il réitère que la France était présente militairement au Sahel à la demande de ces pays pour combattre la menace jihadiste. "Quand notre présence n’a plus été souhaitée, après les coups d’État, nous sommes partis. Cela n'a pas été une humiliation, mais une réponse logique à une situation donnée", assure-t-il.

"Une ère nouvelle va s’ouvrir. Le Sahel retrouvera un jour une gouvernance normale" avec des dirigeants "démocratiquement élus, qui se soucient véritablement de leur peuple", selon le chef de l’État français.


Départ de Vallaud: Faure appelle le PS à «avancer d'un même pas», «le congrès permanent ce n'est pas possible»

Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
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  • Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas"
  • "Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun"

PARIS: Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas", jugeant que "le congrès permanent, ce n'est pas possible" après le départ fracassant de Boris Vallaud de la direction du PS sur fond d'opposition à une primaire pour désigner le candidat de la gauche hors LFI à la présidentielle.

"Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun", a réagi M. Faure, partisan de la primaire, sur franceinfo.