France : « une chemise de nuit, et voilà », Sandra a tout perdu dans la crue

Voitures submergées par la boue à Breil-sur-Roya dans les Alpes-Maritimes (Nicolas Tucat/AFP)
Voitures submergées par la boue à Breil-sur-Roya dans les Alpes-Maritimes (Nicolas Tucat/AFP)
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Publié le Dimanche 04 octobre 2020

France : « une chemise de nuit, et voilà », Sandra a tout perdu dans la crue

  • Durant les intempéries meurtrières qui ont ravagé le sud-est français et le nord de l'Italie, une une retraitée française de 62 ans raconte les conséquences des pertes
  • «Je suis partie avec ça : une chemise de nuit et voilà. Voilà ce qu'il me reste»

SAINT-MARTIN-VÉSUBIE: «Une chemise de nuit, et voilà. Voilà ce qu'il me reste» : Sandra Dzidt, une retraitée française de 62 ans, a tout perdu vendredi dans les intempéries meurtrières qui ont ravagé des régions du sud-est de la France et du nord de l'Italie.

Un bilan provisoire fait état de trois morts (deux en Italie et un en France), mais plusieurs personnes sont toujours portées disparues.

Sandra habitait Saint-Martin-Vésubie : elle a perdu sa maison dans la crue soudaine de la rivière qui traverse ce village de l'arrière-pays niçois. 

«Il y a eu une pluie torrentielle le vendredi matin et, à 17H00, tout s'est écroulé. Les maisons, les parkings, la caserne des pompiers... Tous ceux qui étaient près de la rivière, on est 30 familles à avoir perdu notre maison et tout ce qu'on possédait. On est restés sur la place du village, à la mairie. Il y avait des familles entières, des enfants, qui ont tout perdu comme moi», a raconté la sexagénaire à l'AFP dimanche.

«Je suis partie avec ça : une chemise de nuit et voilà. Voilà ce qu'il me reste», explique-t-elle en tendant le sac en plastique rose dans lequel se trouvent ses quelques affaires : «Ce que j'ai sur moi n'est pas à moi. Je n'ai plus de voiture. On n'a plus rien, comme la moitié du village». Mme Dzidt, à l'instar d'autres habitants de son village, attendait dimanche de pouvoir être évacuée hors de la vallée où les intempéries ont frappé.

«On n'a plus rien»

«Je ne pense pas qu'on reviendra un jour. On n'a plus rien. Mais je voulais simplement descendre prévenir mes enfants, qui sont en Lorraine, que tout va bien, parce que je n'ai pas pu les avoir. On n'a plus de téléphone, on n'a plus rien», répète-t-elle.

Sa maison ? «Plus rien, elle est dans la rivière. Elle est dans la rivière, une maison de trois étages. Il ne me reste plus qu'un tout petit pan de mur et une porte. Le cimetière est parti à côté... La caserne des pompiers est partie», se rappelle-t-elle, émue.

«C'est sûr que ça fait mal au coeur, c'est un village que j'aimais énormément, qui était bon à vivre et qui désormais va devenir un village fantôme, parce que la route, elle va mettre des mois peut-être à se reconstruire. Ils n'ont plus d'eau, ils n'ont pas de chauffage, ils n'ont plus d'électricité... Comment ils vont s'en sortir, les gens qui vont rester ?», dit encore Mme Dzidt. 

«Mais on a vu qu'ils ont quand même évacué toutes ces personnes âgées qui étaient isolées et seules, et ça c'est une bonne chose. C'est des personnes âgées que je connaissais, que tout le monde connaissait, et on les sait en sécurité. Et nous, on va descendre en sécurité», ajoute-t-elle.

«Mais je regretterai toujours ce petit village, je regretterai ma maison, mes affaires -mais on est là !», conclut-elle.

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De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.