Spotify, un «mal nécessaire» pour les artistes moins connus

Cette photo prise à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, le 31 janvier 2022 montre un smartphone affichant le podcast Joe Rogan et un écran affichant le logo de Spotify. (Photo, AFP)
Cette photo prise à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, le 31 janvier 2022 montre un smartphone affichant le podcast Joe Rogan et un écran affichant le logo de Spotify. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 02 février 2022

Spotify, un «mal nécessaire» pour les artistes moins connus

  • Dans l'idéal, le guitariste de jazz Michael Valeanu n'aurait ainsi «probablement jamais eu (sa) musique» sur Spotify
  • Le musicien, new-yorkais d'adoption, dit encore envisager de temps en temps de l'en retirer, sans passer à l'acte

NEW YORK : Ils n'ont rien perdu de la polémique qui a incité Neil Young ou Joni Mitchell à quitter Spotify, mais pour ces artistes moins connus, la plateforme est un "mal nécessaire", source essentielle de revenus et d'exposition dont ils ne peuvent se priver.

Si le podcast vedette de l'animateur Joe Rogan, accusé de colporter des théories complotistes, a poussé le chanteur Neil Young à agir, il a surtout relancé un autre débat, autour du modèle économique du géant de la musique en ligne.

Dans l'idéal, le guitariste de jazz Michael Valeanu n'aurait ainsi "probablement jamais eu (sa) musique" sur Spotify. Le musicien, new-yorkais d'adoption, dit encore envisager de temps en temps de l'en retirer, sans passer à l'acte.

"Même si nous ne sommes pas d'accord avec la façon dont ils nous paient, (...) nous sommes obligés de prendre part à un système qui ne marche pas pour nous", explique par ailleurs Ralph (qui n'a pas voulu donner son nom de famille), connu sous le nom de scène Pilsner Man.

Selon plusieurs médias américains, Spotify verse, en moyenne, entre 0,3 et 0,5 centimes par écoute, soit entre 3 et 5 dollars pour un milliers de streams.

Sollicitée par l'AFP, une porte-parole a rappelé que le groupe avait distribué plus de 5 milliards de dollars aux détenteurs de droits musicaux en 2020.

Avec 381 millions d'utilisateurs et un peu plus de 30% de part de marché dans le streaming musical, "Spotify est un mal nécessaire" pour la plupart des artistes musicaux, résume Leo Sidran, chanteur, compositeur, musicien et animateur du podcast "The Third Story".

"Je réalise que la relation est problématique", dit-il, "que nous ne sommes pas rémunérés de façon juste ou équitable", avec un modèle "qui favorise 5% des artistes au sommet", mais "quitter Spotify me priverait d'un énorme potentiel, qui permet aux gens de me trouver", ou même de le découvrir.

Selon le site du magazine spécialisé Billboard, Neil Young et Joni Mitchell vont se priver d'un peu plus de 10% de leurs revenus en renonçant à Spotify, mais ils gagnent, par ailleurs, plusieurs millions de dollars par an et sont écoutés, sur d'autres plateformes, par des millions de mélomanes.

"Si une Adele, une Billie Eilish ou un gros artiste pop contemporain se retirait, peut-être que ça pourrait changer les choses", estime Leo Sidran, "mais si un artiste indépendant s'en va, ça n'a pas d'impact sur Spotify, ça pénalise l'artiste".

"Neil Young peut nourrir le débat en retirant sa musique par la stature qu'il a déjà", poursuit celui qui a co-produit la chanson oscarisée du film "Carnets de voyage" (2003), "mais pour moi, le seul moyen d'être dans les conversations, c'est que les gens écoutent mon travail. Et pour ça, je pense que je dois rester sur Spotify."

«Je parle de respect»

Pour musiciens et chanteurs, la polémique autour de Joe Rogan met aussi en lumière la nouvelle stratégie de la société suédoise, qui a fait du podcast une priorité depuis trois ans.

Selon un calcul effectué par l'AFP, Spotify a déboursé plus d'un milliard de dollars en acquisitions depuis début 2019 pour bâtir un écosystème entier autour du podcast, de la production à la commercialisation, avec un gros chèque, au passage, pour Joe Rogan.

"Je parle de respect. Qui l'a et qui ne l'a pas. Payer des musiciens une fraction de penny (un centième de dollar, ndlr)? Et lui, 100 millions? Ça montre le genre d'entreprise qu'ils sont et le genre de fréquentations qu'ils ont", a écrit mardi sur Instagram la chanteuse R&B India.Arie, pour expliquer sa décision de quitter à son tour Spotify.

En soi, l'économie du podcast est encore nettement plus inégalitaire que celle de la musique, l'immense majorité des programmes n'étant pas rémunérés par la plupart des plateformes, dont Spotify. Mais le secteur a aussi, comme dans la chanson, son gratin de stars qui empochent, elles, des millions de dollars.

"D'une certain façon, je subventionne les artistes de gros labels avec une infrastructure autour d'eux", s'insurge Miles Blackwood, connu sous le pseudonyme Baze Blackwood, "mais aussi Joe Rogan".


Belgique: nouveau retrait de glaces Häagen-Dazs après une alerte européenne

Le fabriquant des crèmes glacées, le groupe américain General Mills, a constaté lors d'un contrôle la présence de traces de 2-Chloroéthanol (2CE), un indicateur pour la présence d’oxyde d’éthylène dans un lot de produits Häagen-Dazs, avait indiqué l'AFSCA dans un communiqué le 4 août (AFP)
Le fabriquant des crèmes glacées, le groupe américain General Mills, a constaté lors d'un contrôle la présence de traces de 2-Chloroéthanol (2CE), un indicateur pour la présence d’oxyde d’éthylène dans un lot de produits Häagen-Dazs, avait indiqué l'AFSCA dans un communiqué le 4 août (AFP)
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  • La Belgique avait déjà fait retirer de la vente dix produits Häagen-Dazs le 4 août
  • La France a fait retirer 18 produits de la marque le 5 août et l'Espagne 20 produits le 8 août

BRUXELLES: La Belgique a fait retirer de la vente sept nouvelles crèmes glacées Häagen-Dazs à la suite d'une alerte européenne déclenchée début juillet par la découverte de résidus d'un composé cancérigène dans des lots lors de contrôles, a annoncé mardi l'agence fédérale pour la sécurité alimentaire (AFSCA).

"Plusieurs variantes de crèmes glacées de la marque Häagen-Dazs, vendues en Belgique via les magasins Albert Heijn, Jumbo et Intermarché, sont retirées de la vente", a indiqué  l'agence dans un communiqué.

"Ce rappel fait suite à une notification via le système RASFF (système d’alerte rapide européen Food et Feed)", précise l'AFSCA.

La Belgique avait déjà fait retirer de la vente dix produits Häagen-Dazs le 4 août.

Une alerte a été lancée par la France le 8 juillet via le système RASFF (système d’alerte rapide européen Food et Feed), jugeant "sérieux" pour la santé le risque présenté par la présence de résidus d'oxyde d'éthylène (ETO), un pesticide cancérigène interdit en Europe. Plusieurs Etats membres de l'UE ont depuis fait procéder au retrait de glaces et ont publié des avertissements aux consommateurs. La France a fait retirer 18 produits de la marque le 5 août et l'Espagne 20 produits le 8 août, selon les agences nationales de sécurité alimentaire.

Le fabriquant des crèmes glacées, le groupe américain General Mills, a constaté lors d'un contrôle la présence de traces de 2-Chloroéthanol (2CE), un indicateur pour la présence d’oxyde d’éthylène dans un lot de produits Häagen-Dazs, avait indiqué l'AFSCA dans un communiqué le 4 août.

Un fournisseur de vanille a été identifié comme la cause du problème et General Mills a décidé de rappeler tous les produits réalisés avec de la vanille de ce fournisseur, a expliqué l'AFSCA.

L'agence belge a publié la liste des dix-sept crèmes glacées incriminées, parmi lesquelles la Belgium Chocolate, avec les dates de péremption dont le retrait a été exigé dans tous les magasins du royaume.


Tennis: Serena Williams, le début de la fin

L'ancienne N.1 mondiale n'a pas indiqué à quel moment elle se retirerait, mais l'US Open, qu'elle a remporté à six reprises et où elle figure encore cette année sur la liste des engagés, semble être le bon endroit pour des adieux (AFP)
L'ancienne N.1 mondiale n'a pas indiqué à quel moment elle se retirerait, mais l'US Open, qu'elle a remporté à six reprises et où elle figure encore cette année sur la liste des engagés, semble être le bon endroit pour des adieux (AFP)
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  • «Je veux me concentrer sur mon rôle de maman, mes objectifs sur le plan spirituel, pour découvrir une nouvelle mais tout aussi passionnante Serena»
  • Sept fois sacrée en simple sur le gazon londonien et ex-N.1 mondiale incontestée, Serena Williams est aujourd'hui retombée à la 407e place mondiale

PARIS: "Le compte à rebours est enclenché": c'est par ces mots que Serena Williams, la star du tennis mondial, a annoncé mardi sa prochaine retraite des courts, après 25 ans de carrière et 23 titres en Grand Chelem.

"Il y a un temps dans la vie où il faut décider de prendre une nouvelle route. C'est un moment toujours difficile quand on aime tellement ce qu'on fait. Et Dieu sait que j'aime le tennis. Mais maintenant le compte à rebours est enclenché", a expliqué l'Américaine de 40 ans sur son compte Instagram et dans une interview au magazine Vogue.

"Je veux me concentrer sur mon rôle de maman, mes objectifs sur le plan spirituel, pour découvrir une nouvelle mais tout aussi passionnante Serena", a-t-elle ajouté, disant vouloir "savourer les prochaines semaines".

L'ancienne N.1 mondiale n'a pas indiqué à quel moment elle se retirerait, mais l'US Open, qu'elle a remporté à six reprises et où elle figure encore cette année sur la liste des engagés, semble être le bon endroit pour des adieux.

"Malheureusement, je n'étais pas prête à gagner Wimbledon cette année", a-t-elle expliqué dans Vogue. "Et je ne sais pas si je serai prête à gagner à New York. Mais je vais essayer", a-t-elle indiqué.

"Nulle pour les adieux" 

Lundi, la plus jeune des soeurs Williams a remporté au tournoi WTA 1000 de Toronto sa première victoire depuis plus d'un an, six semaines après un premier retour manqué à Wimbledon, après un an d'absence.

L'Américaine, qui fêtera ses 41 ans le 26 septembre prochain, s'est imposée au courage face à l'Espagnole Nuria Parrizas-Diaz (N.57) en deux sets (6-3, 6-4), remportant son premier succès depuis plus d'un an.

Sa dernière victoire en simple sur le circuit WTA remontait au 4 juin 2021, lors d'un 3e tour victorieux à Roland-Garros, quelques semaines avant de déclarer forfait au premier tour de Wimbledon en raison d'une blessure à une jambe.

Elle s'est ensuite absentée pendant près d'un an, ne faisant son retour en simple que fin juin à Wimbledon... où elle a été battue d'entrée par la Française Harmony Tan.

Sept fois sacrée en simple sur le gazon londonien et ex-N.1 mondiale incontestée, Serena Williams est aujourd'hui retombée à la 407e place mondiale.

Son dernier titre en Grand Chelem remonte à plus de cinq ans, à l'Open d'Australie 2017. Depuis, elle court en vain derrière un 24e sacre qui lui permettrait d'égaler le record de Margaret Court.

"Je sais qu'il y a un fantasme des fans selon lequel j'aurais pu égaler Margaret" cette année à Wimbledon "puis peut-être battre son record à New York, puis lors de la cérémonie de remise des trophées, dire +A plus !+ Je comprends, c'est un beau rêve ! Mais je ne cherche pas une cérémonie, ni un dernier moment sur le terrain. Je suis nulle pour les adieux, la pire au monde", confie-t-elle volontiers.

En attendant qu'elle prenne sa décision et l'annonce, à New York ou plus tard, ailleurs, sa prochaine apparition sur les courts est prévue dès mercredi à Toronto pour tenter de décrocher une place en 8e de finale face à Belinda Bencic ou Tereza Matincova. C'est bientôt la fin de la saga Williams.


La BBC embauche sa première correspondante pour la désinformation et les réseaux sociaux

Mme Spring occupait le poste de journaliste spécialisée dans la désinformation et les réseaux sociaux à BBC News. (Twitter)
Mme Spring occupait le poste de journaliste spécialisée dans la désinformation et les réseaux sociaux à BBC News. (Twitter)
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  • Mme Spring occupait le poste de journaliste spécialisée dans la désinformation et les réseaux sociaux à BBC News et BBC World Service depuis 2020
  • Mme Spring a annoncé sa promotion sur Twitter

LONDRES: La BBC a promu mardi la journaliste Marianna Spring au poste de correspondante pour la désinformation et les réseaux sociaux, une première pour la plate-forme d’information.

Avant cela, Mme Spring occupait le poste de journaliste spécialisée dans la désinformation et les réseaux sociaux à BBC News et BBC World Service depuis 2020.

Mme Spring a annoncé sa promotion sur Twitter. Elle a également confirmé qu’elle enquêterait sur les conséquences réelles de la désinformation en ligne et du trolling sur les réseaux sociaux, et a dévoilé qu’elle préparait de nouveaux podcasts et d’autres projets.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com