Birmanie: le Conseil de sécurité de l'ONU appelle «à un arrêt immédiat» des violences

Le dernier communiqué unanime du Conseil de sécurité remontait au 29 décembre lorsque ce dernier avait condamné un massacre du 24 décembre imputé à l'armée birmane. (Photo, AFP)
Le dernier communiqué unanime du Conseil de sécurité remontait au 29 décembre lorsque ce dernier avait condamné un massacre du 24 décembre imputé à l'armée birmane. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 03 février 2022

Birmanie: le Conseil de sécurité de l'ONU appelle «à un arrêt immédiat» des violences

  • Rédigé par le Royaume-Uni, le texte a été adopté à l'occasion du premier anniversaire mardi de la prise totale du pouvoir par les militaires lors d'un coup d'Etat
  • La déclaration souligne la profonde préoccupation du Conseil face aux «nouvelles violences récentes dans le pays» et au «grand nombre de personnes déplacées»

NATIONS UNIES : Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé dans une déclaration unanime adoptée mercredi à "un arrêt immédiat de toutes les formes de violence" en Birmanie, et espéré que l'émissaire de l'Asean pourra se rendre "dans les meilleurs délais" dans le pays "pour rencontrer toutes les parties".

Les 15 membres du Conseil "attendent avec impatience sa visite en Birmanie dans les meilleurs délais pour rencontrer toutes les parties concernées et mener une médiation qui facilite le processus de dialogue, ainsi que la fourniture d'une aide humanitaire", précise leur déclaration.

Rédigé par le Royaume-Uni, le texte a été adopté à l'occasion du premier anniversaire mardi de la prise totale du pouvoir par les militaires lors d'un coup d'Etat, le 1er février 2021.

La déclaration souligne la profonde préoccupation du Conseil face aux "nouvelles violences récentes dans le pays" et au "grand nombre de personnes déplacées".

Le Conseil réclame que "la sécurité des civils" soit assurée alors que plus de 1 500 personnes ont été tuées dans le cadre de la répression menée par les forces armées birmanes depuis le coup d'Etat, selon une ONG locale.

Le Cambodge assure la présidence tournante de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) et son ministre des Affaires étrangères, Prak Sokhonn, a été nommé médiateur de cette organisation pour la Birmanie.

Dans sa déclaration, le Conseil se félicite de cette nomination et exprime son "soutien à son rôle et à ses efforts diplomatiques pour entamer un dialogue constructif entre toutes les parties concernées".

Début janvier, Prak Sokhonn s'était rendu en Birmanie avec le Premier ministre cambodgien Hun Sen pour une visite controversée au cours de laquelle les deux responsables avaient rencontré la junte militaire mais ni l'ex-dirigeante civile Aung San Suu Kyi ni le président Win Myint, renversés par les militaires.

Des critiques avaient alors mis en garde contre le risque de légitimer la junte et de saper les efforts visant à isoler les généraux.

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité réclame à nouveau la libération des deux dirigeants et exprime sa "profonde préoccupation face au maintien de l'état d'urgence imposé en Birmanie par l'armée le 1er février 2021, et à ses graves conséquences".

Il demande à nouveau une transition démocratique dans le pays et réitère "la nécessité d'un accès humanitaire complet, sûr et sans entrave à toutes les personnes dans le besoin" ainsi que "d'une protection du personnel humanitaire et médical".

Le dernier communiqué unanime du Conseil de sécurité remontait au 29 décembre lorsque ce dernier avait condamné un massacre du 24 décembre imputé à l'armée birmane dans l'est de la Birmanie. Le Conseil de sécurité avait alors déjà réclamé la fin immédiate des violences et de garantir la sécurité des civils.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.