Mohamed Haouas, pilier du XV de France, jugé pour des cambriolages en 2014

Mohamed Haouas s'entretient avec son avocat Marc Gallix alors qu'il arrive pour son procès au palais de justice de Montpellier, dans le sud de la France, le 4 février 2022. (Photo, AFP)
Mohamed Haouas s'entretient avec son avocat Marc Gallix alors qu'il arrive pour son procès au palais de justice de Montpellier, dans le sud de la France, le 4 février 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 04 février 2022

Mohamed Haouas, pilier du XV de France, jugé pour des cambriolages en 2014

  • Initialement prévu en janvier 2021 et plusieurs fois reporté, ce procès prive le joueur du Montpellier Hérault Rugby, actuel 2e du Top 14, du match d'ouverture du Tournoi des six nations avec les Bleus dimanche contre l'Italie
  • Avec Mohamed Haouas, un seul homme était poursuivi vendredi dans ce dossier, un de ses complices présumés, interpellé en flagrant délit lors d'un cambriolage le 3 mars 2013

MONTPELLIER : Le procès de Mohamed Haouas, pilier du XV de France de rugby, poursuivi pour son implication supposée dans des cambriolages de bar-tabacs en 2014, quand il avait 19 ans, a débuté vendredi devant le tribunal correctionnel de Montpellier

Initialement prévu en janvier 2021 et plusieurs fois reporté, ce procès prive le joueur du Montpellier Hérault Rugby, actuel 2e du Top 14, du match d'ouverture du Tournoi des six nations avec les Bleus dimanche contre l'Italie.

Veste bleu marine à capuche, pantalon et masque chirurgical noir, Mohamed Haouas, colosse de 27 ans de 1,85 m pour 125 kg, est arrivé en compagnie de son épouse et du manager du club héraultais, l'ancien sélectionneur des Bleus Philippe Saint-André.

Interpellé en juin 2014 et détenu quatre jours en maison d'arrêt dans le cadre de l'enquête sur une série de cambriolages de bureaux de tabac commis à Montpellier entre le 14 février et le 27 avril de cette année, l'international doit répondre de "vols en réunion avec effraction" et "recel" d'une Citroën C3 volée.

Son ADN avait été retrouvé sur l'élastique d'une lampe frontale abandonnée par les cambrioleurs, au nombre de trois ou quatre. Le butin consistait essentiellement en des cartons de cigarettes, des billets de loterie à gratter et des timbres fiscaux, pour une valeur de plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Ce sont les images de vidéo-surveillance et le témoignage des policiers intervenus sur l'un des cambriolages, "bousculés à la manière d'un rugbyman", qui avaient porté les soupçons sur lui.

"+Momo+, dis-leur de se dépêcher, on a entraînement à 14h00", a lancé Saint-André avant l'ouverture de l'audience, pour tenter de dérider son joueur.

Visiblement tendu, le pilier des Bleus s'est ensuite détendu, écoutant attentivement le début de l'audience, au premier rang.

Avec Mohamed Haouas, un seul homme était poursuivi vendredi dans ce dossier, un de ses complices présumés, interpellé en flagrant délit lors d'un cambriolage le 3 mars 2013, qui a comparu détenu. Un troisième homme, mineur à l'époque, a lui été renvoyé devant un juge des enfants.

Au cours de son audition en juin 2014, Mohamed Haouas avait réfuté toute implication dans ces cambriolages. Il a seulement reconnu avoir participé au transport de cartons de cigarettes dérobés lors d'un des cambriolages.

L'avocat de Mohamed Haouas, Me Marc Gallix, avait plusieurs fois déclaré que son client souhaitait que le procès ait lieu au plus tôt, afin de "s'en débarrasser" au plus vite. "C'est vieux, tout ça, pour lui", avait-il ajouté.


Liban: Barrot réplique à l'ambassadeur israélien à Washington

Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias. (AFP)
Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias. (AFP)
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  • S'exprimant mardi devant la presse à l'issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter avait affirmé: "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations"
  • Des termes qui lui ont valu une réplique du ministre français, Jean-Noël Barrot ironisant mercredi sur M. Leiter, "un homme qui apparemment est très diplomate, très fin et très subtil"

BERLIN: Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias.

S'exprimant mardi devant la presse à l'issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter avait affirmé: "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations".

"Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout, mais surtout lorsqu'il s'agit de négociations de paix", a poursuivi le représentant israélien.

Des termes qui lui ont valu une réplique du ministre français, Jean-Noël Barrot ironisant mercredi sur M. Leiter, "un homme qui apparemment est très diplomate, très fin et très subtil"

"Il est apparemment déterminé à réduire au maximum le nombre de pays partenaires dont le Liban aura besoin pour se redresser", a-t-il encore grincé, en marge de la conférence internationale sur le Soudan à Berlin.

Il a aussi suggéré au diplomate israélien de se tenir éloigné "des micros et des caméras de télévision".

Sur le fond, il s'est dit "satisfait" que le gouvernement israélien ait répondu  "à la demande de la France" en saisissant "la main tendue" par Beyrouth afin de "parvenir à consolider un cessez-le-feu, à engager de manière coordonnée un processus de désarmement du Hezbollah, puis à régler le différend qui oppose les deux pays depuis des décennies".

Les relations entre le président Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sont notoirement tendues, en particulier depuis que la France a reconnu un Etat palestinien.

 

 


Interpellation en Espagne de Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat

Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. (AFP)
Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. (AFP)
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  • Walid Bara, alias Fondu, est considéré comme l'un des commanditaires du "double homicide du Formule 1" jugé durant plus de trois semaines à Aix
  • Dans le procès, émaillé d'incidents, les juges ont prononcé les condamnations de cinq hommes, dont un des chefs présumés du gang criminel DZ Mafia, Gabriel Ory, tandis qu'un autre chef présumé de cette organisation issue de Marseille

MARSEILLE: Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde.

L'homme de 39 ans, au lourd cursus délinquant, était en fuite et a été condamné en son absence par la cour d'assises d'Aix-en-Provence à une peine de 25 ans de réclusion pour son implication dans un double assassinat commis en 2019 sur fond de rivalités entre trafiquants de drogue.

Les circonstances de son interpellation n'ont pas été précisées.

Walid Bara, alias Fondu, est considéré comme l'un des commanditaires du "double homicide du Formule 1" jugé durant plus de trois semaines à Aix.

Dans le procès, émaillé d'incidents, les juges ont prononcé les condamnations de cinq hommes, dont un des chefs présumés du gang criminel DZ Mafia, Gabriel Ory, tandis qu'un autre chef présumé de cette organisation issue de Marseille mais qui a progressivement étendu son influence, Amine Oualane, a bénéficié d'un acquittement.

Le quotidien La Provence rapportait par ailleurs fin 2024 l'implication de Walid Bara dans un trafic de stupéfiants implanté dans le 15e arrondissement de Marseille. Identifié comme le "patron" de ce trafic, le cas de Walid Bara avait néanmoins été disjoint d'un procès fin 2024.

Interpellé en juillet 2021 et mis en examen dans quatre affaires dont trois de règlements de comptes, il avait été remis en liberté en mai 2024 après une succession de vices de procédure, selon le quotidien.


Armement: Macron et le président indonésien Prabowo discutent d'un renforcement des liens dans la défense

Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi. (AFP)
Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi. (AFP)
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  • Les autorités françaises n'ont pas à ce stade communiqué sur cette rencontre qui intervenait au lendemain d'une visite du président indonésien à Moscou
  • L’Indonésie a reçu fin janvier ses trois premiers avions de combat Rafale de fabrication française, dans le cadre d'un contrat de 8,1 milliards de dollars portant sur l’achat de 42 appareils à la France

JAKARTA: Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi.

Prabowo Subianto a été reçu mardi par son homologue Emmanuel Macron à l'Elysée, et ont "discuté du renforcement de la coopération stratégique", selon un communiqué du gouvernement indonésien.

"Cela inclut l'acquisition d'équipements militaires et le renforcement de l'industrie de la défense", précise le document, citant la France comme un partenaire stratégique de l'Indonésie en Europe.

Les dirigeants sont également convenus de coopérer en matière de "transition énergétique et de développement des énergies nouvelles et renouvelables", peut-on y lire.

Les autorités françaises n'ont pas à ce stade communiqué sur cette rencontre qui intervenait au lendemain d'une visite du président indonésien à Moscou.

L’Indonésie a reçu fin janvier ses trois premiers avions de combat Rafale de fabrication française, dans le cadre d'un contrat de 8,1 milliards de dollars portant sur l’achat de 42 appareils à la France.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Prabowo Subianto, l'Indonésie cherche à rajeunir son équipement militaire vieillissant.

Lors de la visite du président français Emmanuel Macron à Jakarta l'année dernière, le ministre français des Armées de l'époque, Sébastien Lecornu, a affirmé que l'Indonésie avait signé une lettre d'intention pour l'achat de nouveaux avions Rafale à la société française Dassault Aviation, sans préciser les chiffres ni le calendrier.

Selon lui, l'Indonésie s'est également engagée à acheter des frégates légères et des sous-marins Scorpène, ainsi que des obusiers Caesar et des munitions au groupe franco-allemand KNDS.

Lundi, le président indonésien s'est entretenu pendant cinq heures avec Vladimir Poutine au Kremlin, d'où il s'est envolé directement pour Paris, selon la même source.

Les deux ont discuté du "renforcement de leur partenariat stratégique, en particulier dans les secteurs de l'énergie, des ressources minérales et du développement industriel national".

Prabowo Subianto, qui s'est récemment rendu en Corée du Sud et au Japon, multiplie les visites à l'étranger.

Jakarta défend une position diplomatique non alignée. Le pays a rejoint l'an dernier le bloc des Brics+, une alliance élargie de pays émergents, aux côtés de la Chine et de la Russie. L'Indonésie fait également partie du "Conseil de Paix" de Donald Trump.