La Coalition affirme avoir échangé des informations avec l’ONU concernant les allégations des Houthis

Le porte-parole de la Coalition, le brigadier général Turki al-Malki, reçoit le coordinateur résident et humanitaire de l’ONU au Yémen, David Gressly, à Riyad. (SPA)
Le porte-parole de la Coalition, le brigadier général Turki al-Malki, reçoit le coordinateur résident et humanitaire de l’ONU au Yémen, David Gressly, à Riyad. (SPA)
Le porte-parole de la Coalition, le brigadier général Turki al-Malki, reçoit le coordinateur résident et humanitaire de l’ONU au Yémen, David Gressly, à Riyad. (SPA)
Le porte-parole de la Coalition, le brigadier général Turki al-Malki, reçoit le coordinateur résident et humanitaire de l’ONU au Yémen, David Gressly, à Riyad. (SPA)
Le porte-parole de la Coalition, le brigadier général Turki al-Malki, reçoit le coordinateur résident et humanitaire de l’ONU au Yémen, David Gressly, à Riyad. (SPA)
Le porte-parole de la Coalition, le brigadier général Turki al-Malki, reçoit le coordinateur résident et humanitaire de l’ONU au Yémen, David Gressly, à Riyad. (SPA)
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Publié le Mardi 08 février 2022

La Coalition affirme avoir échangé des informations avec l’ONU concernant les allégations des Houthis

  • Une équipe spécialisée de l’Ocha au Yémen s’entretiendra bientôt avec la Coalition afin d’échanger des informations supplémentaires
  • La Coalition a eu «une réunion constructive» avec le coordinateur résident et humanitaire de l’ONU au Yémen, David Gressly»

RIYAD: Mardi, la Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen a échangé des informations avec le coordinateur résident de l’ONU dans le pays sur les allégations des Houthis concernant une frappe sur la prison de Saada. 

David Gressly a été accueilli par la Coalition à Riyad, et une équipe spécialisée du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) au Yémen s’entretiendra bientôt avec elle afin d’échanger des informations supplémentaires, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA). 

«Nous avons eu une réunion constructive avec le coordinateur résident et humanitaire de l’ONU au Yémen, David Gressly», a indiqué la Coalition. En janvier, celle-ci a nié avoir pris pour cible un centre de détention dans la province de Saada, et a déclaré que l’établissement touché n’était pas un site interdit de frappes, selon la SPA. 

Le porte-parole de la Coalition, le brigadier général Turki al-Malki, avait auparavant précisé que la cible à Saada ne figurait pas sur les listes de zones à ne pas cibler convenues avec l’Ocha, qu’elle n’avait pas été signalée par le CICR et qu’elle ne répondait pas aux normes stipulées par la troisième Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre. 

M. Gressly a également visité le siège du Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief) à Riyad, où il a été accueilli par le superviseur général, le Dr Abdallah al-Rabeeah. 

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Le coordinateur résident et humanitaire de l’ONU au Yémen, David Gressly, s’entretient avec le Dr Abdallah al-Rabeeah à Riyad. (SPA) 

Les deux responsables ont discuté de la situation humanitaire au Yémen et des efforts de secours visant à soulager les souffrances du peuple yéménite. 

Ils ont également évoqué le désastre environnemental que provoquerait une fuite du Safer, un navire de stockage de pétrole en décomposition, amarré au large du port de Hodeidah. Dimanche, les Houthis ont renoncé à un accord concernant le pétrolier, quelques heures seulement après avoir pourtant négocié avec l’ONU. 

Revenant sur sa décision, la milice a estimé que l’ONU était coupable d’un «mépris permanent de leurs obligations» à l’égard du pétrolier et a accusé la mission onusienne de gaspiller les fonds alloués à l’entretien du navire. 

M. Gressly a salué les efforts humanitaires considérables déployés par l’Arabie saoudite au Yémen, et a souligné l’importance de son soutien continu pour atténuer la crise humanitaire dans le pays. Il a ajouté que l’Ocha et KSrelief travaillent ensemble pour trouver des solutions aux défis humanitaires au Yémen, et a remercié le Royaume pour ses contributions. 

Par ailleurs, la Coalition a affirmé avoir lancé des frappes sur Hajjah, causant la destruction de huit véhicules militaires et la mort de plusieurs Houthis. Elle a également ajouté que la milice avait tiré trois missiles balistiques visant des civils à Hajjah. La Coalition a enfin précisé qu’elle lançait une opération à Sanaa pour éliminer les sources de menaces et les réserves d’armes. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".

 


Iran: le guide suprême dit avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis, malgré une «opinion différente»

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
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  • "J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom"
  • Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas"

TEHERAN: Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails.

"J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom et au nom des autres membres pour protéger les droits de la nation iranienne et du front de la résistance" à Israël, a déclaré Mojtaba Khamenei, dans un message écrit lu à la télévision d’État.

Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas".

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné le guide suprême, dans cette première réaction à l’accord irano-américain visant à mettre fin à la guerre, signé tôt jeudi par les présidents américain Donald Trump et iranien Masoud Pezeshkian.

Le dirigeant n’a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars, à la suite de l’assassinat de son père et prédécesseur, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février, qui ont déclenché la guerre régionale.

Mojtaba Khamenei a encore affirmé que Donald Trump avait "par désespoir, actionné toutes sortes de leviers" pour obtenir cet accord avec l’Iran,  afin de mettre fin à la guerre.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.