Les Verts souhaitent renforcer l'indépendance des médias

Paula Forteza, députée Europe-Ecologie Les Verts (EELV), prononce un discours à l'Assemblée nationale à Paris, le 15 juillet 2020. (AFP)
Paula Forteza, députée Europe-Ecologie Les Verts (EELV), prononce un discours à l'Assemblée nationale à Paris, le 15 juillet 2020. (AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 10 février 2022

Les Verts souhaitent renforcer l'indépendance des médias

  • «Dix personnes possèdent 90% des médias en France: on ne peut plus laisser que quelques milliardaires "balkanisent" l'opinion et les débats publics»
  • Pour renforcer la transparence financière, il est proposé de publier chaque année le montant des aides à la presse perçues par toute entreprise

PARIS: Deux députés écologistes, Paula Forteza et Matthieu Orphelin, ont annoncé mercredi avoir déposé une proposition de loi visant à renforcer l'indépendance des médias, sujet de vifs débats en France.


"Dix personnes possèdent 90% des médias en France: on ne peut plus laisser que quelques milliardaires +balkanisent+ l'opinion et les débats publics", a déclaré Paula Forteza, députée Europe-Ecologie Les Verts (EELV), lors d'une conférence de presse.


Le texte, qui s'appuie sur les travaux de l'économiste Julia Cagé et du juriste Benoît Huet, comporte cinq propositions principales visant à améliorer "la démocratisation et la transparence" dans les médias.


La première entend remettre "les salariés dans la gouvernance des médias", notamment par l'instauration d'"un +droit d'agrément+ permettant à une rédaction de s’opposer à une prise de contrôle par un nouvel actionnaire".


Pour bénéficier des avantages spécifiques au secteur (aides à la presse, tarifs postaux préférentiels...), les entreprises de presse seraient tenues d'avoir un "organe de gouvernance paritaire, composé pour moitié au moins de salariés, parmi lesquels au moins deux tiers de journalistes".


Dans l'audiovisuel, les médias privés devraient respecter cette condition pour pouvoir obtenir une fréquence.


"Tout transfert ou cession de titres entraînant un changement de contrôle du média" serait soumis à l'approbation de cet organe paritaire, tout comme le choix du directeur de la rédaction, afin de faire primer "les intérêts de la rédaction sur ceux de l'actionnaire majoritaire d'un média".


En matière de financement, les députés proposent de "conditionner l'octroi des avantages liés à la presse à un taux d'investissement minimum de 35% du chiffre d'affaires de l'entreprise dans les charges de personnel" et de limiter le versement de dividendes aux actionnaires à hauteur de 30% des bénéfices, le reste devant être investi dans le développement de l'activité.


Pour renforcer la transparence financière, il est proposé de publier chaque année le montant des aides à la presse perçues par toute entreprise et de dévoiler le nom de tout actionnaire détenant au moins 5% d'un média.


Il est aussi suggéré qu'un média mentionne son lien avec un actionnaire quand il diffuse un contenu le concernant.


Enfin, il est proposé de remplacer partiellement le système actuel des aides à la presse par des "bons pour l'indépendance des médias" qui permettraient à tout Français dès 16 ans d'attribuer une somme au(x) média(s) de son choix.


"Une des ambitions de cette loi est de faire enfin entrer ce sujet dans le débat politique", a plaidé Matthieu Orphelin, déplorant le peu de mobilisation politique.


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Short Url
  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Short Url
  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Short Url
  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.