Croissance record en 2021 pour l'économie britannique après le choc de la pandémie

Le London Eye (« l'œil de Londres »). Crédits: AFP
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Publié le Vendredi 11 février 2022

Croissance record en 2021 pour l'économie britannique après le choc de la pandémie

  • Le Royaume-Uni a enregistré une croissance record de 7,5% en 2021, la plus rapide du G7, après une contraction historique de 9,4% l'année précédente à cause de la pandémie.
  • Selon une cheffe économiste, Omicron a un peu ébréché la reprise, mais « l'économie britannique a connu en 2021 sa plus forte croissance depuis la Seconde Guerre mondiale, rebondissant après la récession engendrée par » la pandémie de Covid-19.

LONDRES : Le Royaume-Uni a enregistré une croissance record de 7,5% en 2021, la plus rapide du G7, après une contraction historique de 9,4% l'année précédente à cause de la pandémie. 

Pour le seul quatrième trimestre, le PIB a augmenté de 1,0% malgré l'arrivée de la vague du variant Omicron de Covid-19, après une hausse similaire au troisième trimestre - chiffre révisé à la baisse - indique vendredi l'Office national des statistiques (ONS).

Pour décembre seul, mois où l'impact du variant Omicron s'est fait ressentir, frappant particulièrement le commerce et l'hôtellerie-restauration en pleine saison des fêtes de Noël, le PIB s'est effrité de 0,2%, se maintenant malgré cela à un niveau comparable à celui de février 2020, avant la pandémie.

Pour le trimestre, le rattrapage de la croissance n'est pas encore total comparé aux trois derniers mois de 2019.

"L'économie britannique a enregistré une fin d'année médiocre en raison de l'émergence du variant Omicron et des restrictions" introduites par le gouvernement pour tenter de ralentir sa propagation fulgurante, commente Rain Newton-Smith, cheffe économiste de l'organisation patronale CBI.

"Si le pire de l'impact semble passé, les entreprises font encore face à des pénuries d'approvisionnement et à des pressions sur les coûts tandis que les ménages sont confrontés à une crise du coût de la vie", ajoute-t-elle.

Pression sur les ménages

Le ministre de l'Economie et des Finances Rishi Sunak a pour sa part loué une économie "remarquablement résilience" avec une croissance britannique "la plus rapide du G7 cette année".

A titre de comparaison le PIB français a rebondi de 7% en 2021, celui de l'UE de 5,2% (dont 2,8% pour l'Allemagne, qui a fortement pâti des problèmes d'approvisionnement) et 5,7% pour les Etats-Unis.

La contraction britannique de 2020 avait également été la plus forte du G7, le pays ayant été l'un des plus endeuillés par la pandémie de coronavirus, et ayant subi des mois de confinement strict.

"Omicron a un peu ébréché la reprise", constate pour sa part, Yael Selfin, cheffe économiste de KPMG UK, mais dans l'ensemble "l'économie britannique a connu en 2021 sa plus forte croissance depuis la Seconde Guerre mondiale, rebondissant après la récession engendrée par" la pandémie de Covid-19.

Le directeur des statistiques économiques de l'ONS Darren Morgan explique que le PIB "a reculé un peu en décembre avec la vague Omicron, avec le commerce et l'hôtellerie-restauration les plus durement frappés".

Mme Selfin dit attendre que la croissance "rebondisse à partir de ce mois-ci avec une augmentation du PIB en 2022 qui devrait atteindre 3,7%". Une prévision proche de celle de la Banque d'Angleterre (BoE) qui anticipe 3,75%.

L'économiste reconnaît cependant que les mois à venir "pourraient décevoir" au regard d'une inflation au plus haut depuis trente ans dans le pays à 5,4%, et des pressions sur les ménages entre hausse des impôts et des prix.

Selon la BoE, l'inflation pourrait accélérer pour culminer à 7,25% en avril, largement à cause de la flambée de l'énergie avant de redescendre vers 5% au fil de l'année.

Pour Paul Dales, de Capital Economics, "il est possible que le PIB ait reculé en janvier quand Omicron a forcé le plus de gens à ne pas travailler pour s'isoler".

Des indicateurs suggèrent cependant que l'activité a commencé à rebondir à partir du milieu du mois, ajoute-t-il, mais "dans tous les cas, une chute de 2% du revenu disponible réel des ménages cette année à cause des hausse d'impôts et de l'inflation va contraindre la croissance à partir d'avril".

"Mais vu la flambée de l'inflation, cela ne devrait pas empêcher la BoE de relever son taux directeur de 0,50% actuellement à 1,25% cette année, voire à 2,00% l'an prochain", conclut M. Dales.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.