Cinq agents de l'ONU ont été enlevés dans la province d'Abyan, au Yémen

Des combattants yéménites progouvernementaux prennent position à proximité du camp d'Al-Muhsam durant les combats qui visent à évincer la milice houthie de la région de Harad, dans la province de Hajjah. (AFP)
Des combattants yéménites progouvernementaux prennent position à proximité du camp d'Al-Muhsam durant les combats qui visent à évincer la milice houthie de la région de Harad, dans la province de Hajjah. (AFP)
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Publié le Lundi 14 février 2022

Cinq agents de l'ONU ont été enlevés dans la province d'Abyan, au Yémen

  • Les combats entre les forces gouvernementales et la milice houthie ont gagné en intensité à Harad
  • Dimanche, les ravisseurs ont relâché les gardes et les véhicules militaires, mais ils ont gardé les employés des Nations unies en guise de monnaie d'échange

AL-MUKALLA: Des membres armés qui appartiennent à des tribus ont enlevé cinq agents des Nations unies et leurs gardes dans la province d'Abyan, dans le sud du Yémen. Les autorités locales et les Nations unies ont signalé cet incident dimanche dernier.

Un responsable de la sécurité au Yémen confie à Arab News que les employés des Nations unies – dont quatre Yéménites et un étranger – traversaient vendredi la région rurale d’Al-Suaida, dans le district de Moudia, à Abyan. Ils étaient escortés par deux véhicules blindés. Des hommes armés ont arrêté leur convoi et les ont conduits vers une destination inconnue.

Le gouverneur d'Abyan, Abdoubaker Hussein Salem, et les responsables de la sécurité ont convoqué une réunion à Abyan dimanche afin d’étudier les différents moyens de libérer les personnes retenues; en effet, les services de sécurité locaux auraient localisé les ravisseurs.

Dimanche, ces derniers ont relâché les gardes ainsi que leurs véhicules militaires; ils ont cependant retenu les employés de l'ONU, qu’ils comptent utiliser comme monnaie d'échange dans le but que leurs revendications, jusqu'à présent inconnues, soient satisfaites.

 

EN BREF

Le gouverneur d'Abyan, Abdoubaker Hussein Salem, et les responsables de la sécurité ont convoqué une réunion à Abyan dimanche afin d’étudier les différents moyens pour libérer les personnes retenues; en effet, les services de sécurité locaux auraient localisé les ravisseurs.

«Les chefs tribaux locaux écoutent les demandes des ravisseurs et s'efforcent de les convaincre de libérer les agents de l'ONU», indique le responsable, qui s’exprime sous le couvert de l'anonymat.

Samedi dernier, le gouvernement yéménite, basé à Aden, a fait savoir qu'il avait pris connaissance de l'enlèvement. Il s'est engagé à faire libérer les agents onusiens dans les plus brefs délais.

Les responsables locaux ont réfuté les informations diffusées par les médias selon lesquelles des militants d'Al-Qaïda seraient responsables de cette opération; en effet, le groupe terroriste a considérablement perdu de sa force au cours des six dernières années depuis que les forces yéménites, formées et armées par la coalition arabe, l’ont évincé des principales villes et des zones qu'il contrôlait par le passé.

Au mois de novembre dernier, l'ONU a annoncé que la milice houthie avait capturé deux de ses employés et qu’elle avait réclamé leur libération immédiate. À leur tour, les États-Unis ont accusé l’organisation d'avoir enlevé de nombreux Yéménites affectés à leur ambassade, à Sanaa.

En outre, les combats entre les forces gouvernementales et la milice houthie ont gagné en intensité à Harad, dans le nord du pays, sur fond de frappes aériennes nourries menées par les avions de la coalition arabe.

Le ministère yéménite de la Défense a déclaré dimanche que des dizaines de membres de la milice houthie avaient été tués dans une embuscade dressée par les forces gouvernementales alors que le groupe multipliait les contre-attaques destinées à reconquérir les secteurs contrôlés par les loyalistes dans la ville de Harad au début du mois.

Selon les autorités locales, la milice houthie a lancé une série d'attaques contre les forces gouvernementales pour tenter de reprendre le contrôle de cette ville stratégique située dans la province de Hajjah, dans le nord du pays.

Dimanche, la coalition arabe a fait savoir qu’elle avait effectué vingt et un raids aériens à Hajjah, au cours desquels douze véhicules militaires qui appartenaient aux Houthis ont été détruits.

Des centaines de terroristes houthis et de soldats de l'armée ont trouvé la mort à Harad depuis le début du mois de février dans l'offensive que les forces gouvernementales ont lancée pour prendre le contrôle de la ville.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Liban: une frappe israélienne sur la Békaa (est) fait un mort et deux blessés

Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
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  • Une frappe de drone israélienne dans l’ouest de la Békaa (Liban) a fait 1 mort et 2 blessés, malgré un cessez-le-feu fragile en cours entre Israël et le Hezbollah
  • Les tensions persistent avec des échanges de tirs : roquettes et drones du Hezbollah en riposte, frappes israéliennes en retour, sur fond d’escalade régionale récente

BEYROUTH: Une frappe israélienne dans l'ouest de la région de la Békaa (est du Liban) a fait un mort et deux blessés mercredi, ont rapporté des médias d'Etat libanais, malgré la trêve en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

"Une personne a été tuée et deux autres blessées à la suite d'une attaque menée par un drone ennemi à l'aube, à la périphérie d'Al-Jabour, dans l'ouest de la Békaa", a rapporté mercredi l'Agence nationale d'information (Ani).

L'agence fait en outre état de tirs d'artillerie israéliens et de démolitions dans les villes du sud actuellement occupées par Israël.

Le mouvement libanais Hezbollah avait dit mardi que ses combattants avaient tiré des roquettes et envoyé des drones d'attaque contre un site militaire israélien "en représailles aux flagrantes" violations du cessez-le-feu, invoquant notamment "les attaques contre des civils et la destruction de maisons et villages".

L'armée israélienne avait indiqué mardi que le Hezbollah avait "tiré plusieurs roquettes" en direction de soldats stationnés dans le sud du Liban et que l'armée avait frappé le lance-roquettes en retour.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale déclenchée par le 28 février par l'attaque américano-israélienne sur l'Iran, en tirant le 2 mars des roquettes sur Israël.

Depuis, Israël a pris le contrôle d'une bande de territoire libanais d'une profondeur d'une dizaine de kilomètres courant le long de la frontière israélo-libanaise.

Un fragile cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.


Le prince héritier saoudien discute de l'évolution de la situation au Liban avec le président

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
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  • M. Aoun a exprimé sa reconnaissance au prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances
  • Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu un appel téléphonique du président libanais Joseph Aoun, a rapporté mardi l'Agence de presse saoudienne.

Au cours de cet appel, ils ont discuté des derniers développements au Liban et dans la région, ainsi que des efforts déployés pour parvenir à la sécurité et à la stabilité.

M. Aoun a remercié le prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances.

Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité.

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Hezbollah, négocié par Washington, est entré en vigueur jeudi dernier, mais les forces israéliennes restent déployées dans une bande de terre libanaise de 5 à 10 km de profondeur tout au long de la frontière.

De nouveaux entretiens entre les ambassadeurs américains du Liban et d'Israël auront lieu jeudi à Washington, selon un responsable du département d'État américain, après les premiers entretiens directs entre les deux pays depuis des décennies, qui ont eu lieu le 14 avril.


Liban: premières funérailles collectives de combattants du Hezbollah dans le sud

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
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  • Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah
  • Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles

BEYROUTH: Le Hezbollah pro-iranien organise mardi des funérailles collectives de 44 combattants, les premières dans le sud du Liban depuis le début de sa guerre avec Israël le 2 mars, après l'entrée en vigueur d'une trêve vendredi.

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud.

Un cortège funèbre doit traverser plusieurs villages avant l'inhumation, qui permettra, selon le Hezbollah, "le retour d'âmes bénies vers le sol du sud".

Dans la banlieue sud de Beyrouth, quatre combattants du Hezbollah avaient déjà été enterrés lundi, selon un photographe de l'AFP, en présence de dizaines de proches et partisans, y compris des femmes et des enfants, portant les portraits des défunts.

Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah.

Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles.

Les frappes israéliennes et les combats ont fait 2.387 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, d'après un bilan officiel, qui ne précise pas s'il s'agit de civils ou de combattants.

Ce bilan inclut au moins 274 femmes et 177 enfants, selon le ministère de la Santé libanais.

Un cessez-le-feu de 10 jours émaillé de nombreux incidents est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, et de nouvelles discussions "directes" entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de la diplomatie américaine.

Israël avait annoncé mi-avril avoir tué "plus de 1.700" combattants du Hezbollah, des chiffres que l'AFP n'a pas pu vérifier.