Le pic d'infections passé, l'Allemagne assouplit ses restrictions anti-Covid

Le chancelier Olaf Scholz annonce que l'Allemagne, qui a franchi le pic d'infections de Covid-19, va commencer à lever ses restrictions, le 16 février 2022. (Photo, AFP)
Le chancelier Olaf Scholz annonce que l'Allemagne, qui a franchi le pic d'infections de Covid-19, va commencer à lever ses restrictions, le 16 février 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 16 février 2022

Le pic d'infections passé, l'Allemagne assouplit ses restrictions anti-Covid

Le chancelier Olaf Scholz annonce que l'Allemagne, qui a franchi le pic d'infections de Covid-19, va commencer à lever ses restrictions, le 16 février 2022. (Photo, AFP)
  • La première puissance économique européenne engage un plan d'assouplissements en trois étapes visant à supprimer «une grande partie des restrictions actuellement en place» d'ici le 20 mars, a déclaré le chef du gouvernement
  • Les règles incitant les entreprises à permettre à leurs salariés d'être autant que possible en télétravail vont aussi disparaître, même si des aménagements devraient rester possibles

BERLIN: L'Allemagne, qui a franchi le pic d'infections de Covid-19, va commencer à lever ses restrictions, a annoncé mercredi le chancelier Olaf Scholz. 

La première puissance économique européenne engage un plan d'assouplissements en trois étapes visant à supprimer « une grande partie des restrictions actuellement en place » d'ici le 20 mars, a déclaré le chef du gouvernement, après une réunion avec les dirigeants des 16 régions du pays. 

« Nous pouvons regarder vers l'avant avec plus de confiance que nous ne l'avons fait ces dernières semaines », a-t-il estimé. « D'une certaine manière, après ces deux longues années, nous méritons que les choses s'améliorent d'une manière ou d'une autre ». 

L'Allemagne, frappée après la France et la Grande-Bretagne par une vigoureuse cinquième vague, a encore enregistré mercredi près de 220 000 cas supplémentaires en 24H et le taux d'incidence sur 7 jours dépasse les 1 400. 

Mais « le point culminant de la vague Omicron est dépassé », veut croire le ministre allemand de la Santé, Karl Lauterbach. 

Gouvernement et Länder se sont ainsi entendus sur une suppression progressive des contraintes. 

« D'ici le début du printemps, le 20 mars, les restrictions concernant la vie sociale, culturelle et économique devraient être progressivement levées », indique le document gouvernemental consulté par l'AFP. 

Le plafond du nombre de personnes autorisées lors de rassemblements privés, pour le moment limité à 10 personnes vaccinées ou guéries, va être levé. Il sera en revanche maintenu pour les non vaccinés jusqu'à fin mars. 

Les obligations vaccinales conditionnant l'accès aux principaux lieux de vie sociale ou culturelle vont être allégées voire supprimées. 

Les règles incitant les entreprises à permettre à leurs salariés d'être autant que possible en télétravail vont aussi disparaître, même si des aménagements devraient rester possibles. 

Quant aux contrôles d'accès aux commerces de détail, sur la base d'un certificat de vaccination et de documents d'identité, ils seront levés prochainement dans toute l'Allemagne. 

Le port de masques chirurgicaux ou de type FFP2 restera lui obligatoire, notamment dans les transports ou les espaces clos, car « la pandémie n'est pas terminée », a rappelé M. Scholz. 

A partir du 4 mars, ce sont les restrictions dans les restaurants et les hôtels qui devraient disparaître et les clubs et discothèques pourraient rouvrir pour les personnes vaccinées, guéries ou testées. 

Des jauges, de 60% en intérieur et 75% en extérieur, continueront d'être appliquées dans les enceintes sportives et les grands événements accessibles uniquement sur présentation du pass vaccinal. 

Le chantier de l'obligation vaccinale semble lui bel et bien enlisé. 

Promise dans un premier temps à une entrée en vigueur en février ou mars, la vaccination obligatoire, que le gouvernement soutient mais dont il a laissé l'initiative à sa majorité, est désormais « nécessaire pour l'hiver prochain », a déclaré mercredi M. Scholz. 


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.