Liban: CMA-CGM va gérer le terminal de conteneurs du port de Beyrouth

Le Liban a lancé l'appel d'offres en novembre et la CMA CGM a été choisie au lieu de l'opérateur émirati Gulftainer pour avoir proposé de meilleures conditions financières et techniques. (AFP).
Le Liban a lancé l'appel d'offres en novembre et la CMA CGM a été choisie au lieu de l'opérateur émirati Gulftainer pour avoir proposé de meilleures conditions financières et techniques. (AFP).
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Publié le Jeudi 17 février 2022

Liban: CMA-CGM va gérer le terminal de conteneurs du port de Beyrouth

  • Déjà implanté au Liban, le Groupe CMA CGM a annoncé dans un communiqué "un plan d'investissement de 33 millions de dollars (environ 29 millions d'euros) pour assurer la réhabilitation et la modernisation du terminal"
  • Rodolphe Saadé, le PDG franco-libanais du Groupe CMA CGM, a dit vouloir transformer cette section du port de Beyrouth en "terminal performant répondant aux meilleurs standards internationaux"

BEYROUTH: Le géant du transport maritime français CMA CGM a remporté le contrat de gestion du terminal de conteneurs du port de Beyrouth, a annoncé mercredi le ministre libanais des Travaux publics et des Transports, Ali Hamié.


Déjà implanté au Liban, le Groupe CMA CGM a annoncé dans un communiqué "un plan d'investissement de 33 millions de dollars (environ 29 millions d'euros) pour assurer la réhabilitation et la modernisation du terminal."


L'annonce intervient deux ans après la fin du contrat de gestion précédent et près de 18 mois après l'explosion monstre qui a ravagé le port et la capitale libanaise, faisant 215 morts et plus de 6.500 blessés. 


"Un accord a été conclu avec CMA CGM pour la signature d'un contrat de gestion, opération et entretien du terminal à conteneurs au port de Beyrouth," a affirmé le ministre lors d'un point presse à Beyrouth. 


Le contrat va apporter au Liban, frappé par une profonde crise économique inédite, "des dizaines de millions de dollars" chaque année, a-t-il ajouté. 


Le terminal à conteneurs représente environ 85% du trafic du port de Beyrouth, selon le ministère des Travaux publics et des Transports. 


Le Liban a lancé l'appel d'offres en novembre et la CMA CGM a été choisie au lieu de l'opérateur émirati Gulftainer pour avoir proposé de meilleures conditions financières et techniques, toujours selon le ministre. 


Rodolphe Saadé, le PDG franco-libanais du Groupe CMA CGM, a dit vouloir transformer cette section du port de Beyrouth en "terminal performant répondant aux meilleurs standards internationaux". 


Il a ajouté que cette section "sera au service des Libanais, et ouvrera la voie à un renouveau des échanges économiques entre le Liban et le reste du monde."


Dans le cadre de son projet, la société française remettra à neuf les équipements portuaires, construira un nouveau hangar technique pour la maintenance et le stockage des pièces détachées et assurera la transformation digitale du terminal.


Le PDG de la CMA CGM s'était rendu à Beyrouth avec le président français Emmanuel Macron à la suite de l'explosion du 4 août 2020 et avait proposé un plan pour reconstruire l'ensemble du port de Beyrouth en moins de trois ans. 


CMA CGM exploite également le terminal à conteneurs du port de Tripoli, le deuxième du pays, depuis un an. 


Les autorités libanaises comptent sur des contrats internationaux pour obtenir un flux d'argent en devises, deux ans après le début d'une crise économique qualifiée par la Banque mondiale de l'une des pires de l'histoire moderne.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.