Un groupe de hackers lié à l'Iran cible le cyberréseau turc

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Publié le Vendredi 18 février 2022

Un groupe de hackers lié à l'Iran cible le cyberréseau turc

  • Avec le rapprochement en cours avec Israël et les pays du Golfe, on peut s'attendre à davantage d'attaques de logiciels malveillants, déclare un analyste à Arab News
  • Téhéran utilise la guerre informatique comme extension de sa politique étrangère et de sécurité, affirme un expert

ANKARA: L'Iran a intensifié sa cyber campagne de longue date contre la Turquie par le biais de pirates informatiques parrainés par l'État, qui ciblent des sites gouvernementaux et privés de premier plan depuis novembre 2021.

Les experts estiment que cette intensification est une réaction contre les tentatives d’Ankara de normaliser ses relations avec des pays tels que les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et Israël.

MuddyWater, un groupe de pirates informatiques lié au ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité, serait à l'origine de ces cyberattaques, qui font intervenir des vecteurs d'infection tels que des pièces jointes PDF malveillantes et des documents Microsoft Office intégrés dans des courriels de phishing.

Ces documents malveillants étaient intitulés en langue turque afin qu'ils soient présentés comme des textes légitimes provenant des ministères turcs de la Santé et de l'Intérieur.

L'attaque de logiciels malveillants a été observée pour la première fois par CISCO Talos Intelligence Group, l'une des plus grandes équipes de renseignement axées sur les menaces commerciales au monde.

Les courriels destinés à l'entreprise cible contenaient un lien vers un site Web malveillant et utilisaient le nom de l'institution cible comme paramètre dans l'URL.

CONTEXTE

MuddyWater, un groupe de pirates informatiques lié au ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité, serait à l'origine de ces cyberattaques, qui font intervenir des vecteurs d'infection tels que des pièces jointes PDF malveillantes et des documents Microsoft Office intégrés dans des courriels de phishing.

Dans le cadre d'une tactique connue sous le nom de web bug, les liens sont utilisés pour suivre le moment où les messages sont ouverts par le point d’accès.

Lorsque l'accès initial à la victime est obtenu, le groupe de pirates collecte des informations sensibles sur son réseau.

MuddyWater est connu pour ses attaques contre les réseaux gouvernementaux aux États-Unis, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie du Sud au cours des deux dernières années. Il a pour but de mener des activités de cyber espionnage pour les intérêts de l'État, de déployer des rançongiciels et des logiciels malveillants destructeurs et de voler la propriété intellectuelle de haute valeur économique.

«L'Iran est devenu un cyber acteur de plus en plus compétent et sophistiqué depuis 2007», a déclaré Rich Outzen, colonel à la retraite de l'armée américaine et chercheur principal à la Jamestown Foundation, à Arab News.

«Jusqu'à présent, il y avait des cyberattaques et des cybercrimes émanant de l'Iran, mais peu de preuves d'une direction étatique», a souligné Outzen.

«À partir de la répression du Mouvement vert et la propre expérience de l'Iran en tant que cible de cyberattaques contre son programme nucléaire sanctionné, l'émergence d'une ‘cyber armée iranienne’ sous la direction du Corps des gardiens de la révolution islamique a été documentée», a-t-il expliqué.

Le groupe est principalement motivé par les événements géopolitiques et conçoit ses tentatives de piratage en fonction d'objectifs stratégiques à long terme.

«L'Iran mène désormais régulièrement des attaques de suppression de données, des attaques de déni de service distribué et des attaques de perturbation industrielle contre des cibles aux États-Unis, en Europe, en Israël et dans le Golfe, ainsi que contre des cibles nationales en Iran», a indiqué Outzen.

«Les attaques contre la Turquie ont été moins fréquentes, mais semblent se multiplier depuis deux ou trois ans. Avec le rapprochement en cours avec Israël et les pays du Golfe, on peut s'attendre à davantage», a-t-il avisé.

La semaine dernière, la Turquie et Israël ont conjointement déjoué une tentative d'assassinat menée par l'Iran contre un homme d'affaires israélo-turc de 75 ans en Turquie, après une longue opération de renseignement qui a permis de dévoiler une cellule iranienne.

Le moment de la tentative d'assassinat a coïncidé avec les discussions de la Turquie en vue de normaliser les relations diplomatiques avec Israël, alors que le président, Isaac Herzog, devait se rendre prochainement dans le pays.

Elle est également survenue quelques jours avant la visite prévue du président turc, Recep Tayyip Erdogan, aux Émirats arabes unis dans le but de renforcer les relations et développer des projets de coopération conjoints pour la région.

Cette fois, les cibles du groupe de pirates en Turquie comprenaient le Conseil de la recherche scientifique et technologique de Turquie.

«Téhéran utilise la guerre électronique comme une extension de sa politique étrangère et de sécurité», a déclaré Jason M. Brodsky, directeur politique de United Against Nuclear Iran (Unis contre un Iran nucléaire), à Arab News.

«Les tactiques iraniennes comprennent le cyber espionnage, les cyberattaques et les opérations d'influence étrangère», a signalé Brodsky.

«La Turquie est depuis longtemps la cible de la cyber activité iranienne», a-t-il ajouté.

«Par exemple, en 2015, certains rapports ont retracé une importante panne de courant en Turquie à l’Iran. Le gouvernement américain a allégué que l'Institut Mabna, une société iranienne qui a parfois passé des contrats avec des entités gouvernementales iraniennes pour mener des opérations de piratage, a ciblé des universités en Turquie», a déclaré Brodsky.

Les experts conseillent aux institutions turques d'évaluer la cybermenace, d'appliquer périodiquement des mises à jour de sécurité à tous leurs systèmes, d'améliorer la préparation de leurs réseaux contre l'exposition aux activités malveillantes et de développer des solutions d'accès à distance à jour et d’accès à la messagerie électronique en ligne actualisées avec authentification multifactorielle.

Plus tôt cette année, l’US Cyber Command a attribué les activités de MuddyWater au ministère du Renseignement et de la Sécurité (MOIS) et a publié des échantillons de codes malveillants prétendument utilisés par les pirates iraniens pour aider les alliés américains à se défendre contre de futures tentatives d'intrusion.

Selon le service de recherche du Congrès américain, le MOIS «effectue une surveillance nationale pour identifier les opposants au régime. Il surveille également les militants anti-régime à l'étranger grâce à son réseau d'agents placés dans les ambassades iraniennes».

Brodsky a signalé que, dans le contexte actuel, les motivations de l'Iran peuvent être multiples pour des raisons économiques, de renseignement et politiques.

«Téhéran a largement essayé de tirer un prix de ses concurrents régionaux qui sont en train d'améliorer ou de normaliser leurs relations avec Israël, et une telle intensification en Turquie ne serait pas surprenante», a-t-il déclaré.

«Sans compter que les cyberattaques pourraient être liées aux allégations très publiques d'Ankara concernant l'activité des services de renseignement iraniens dans le pays, ciblant des dissidents et récemment un homme d'affaires israélien», a-t-il éclairci.

Selon Outzen, les sanctions contre les pays qui seraient à l'origine de ces attaques sont d'une utilité limitée car les principaux cyber acteurs préoccupants pour les États-Unis et leurs alliés, la Russie, la Chine et l'Iran, sont déjà lourdement sanctionnés.

«Les cyber collectifs qui mènent les attaques opèrent souvent sous la direction de l'appareil d'État, sans en faire formellement partie», a-t-il déclaré.

«Les sanctions doivent donc être combinées à la fois à une campagne de sensibilisation du public et à des pratiques de cybersécurité qui rendent les cibles plus difficiles à atteindre, ainsi qu’à des cyber opérations menées par les États-Unis et de leurs alliés contre les sources des attaques», a-t-il ajouté.

Outzen a avoué qu'il s'agit d'une guerre électronique de bas niveau en cours, dont la Turquie fait désormais partie.

«L’essentiel est de protéger ses propres actifs et d’imposer aux acteurs malveillants, en l’occurrence l'Iran, des coûts croissants pour leurs attaques», a-t-il soutenu.

Les relations entre Ankara et Téhéran ont récemment fluctué, les deux pays se livrant à une rivalité géopolitique dans la province d'Idlib, au nord-ouest de la Syrie, et dans le nord de l'Irak, notamment dans le district contesté de Sinjar.

La semaine dernière, la Turquie et Israël ont conjointement déjoué une tentative d'assassinat menée par l'Iran contre un homme d'affaires israélo-turc de 75 ans en Turquie, après une longue opération de renseignement qui a dévoilé une cellule iranienne.

Le 20 janvier, l'Iran a brusquement interrompu le flux de gaz naturel vers la Turquie. Cette perturbation a duré une dizaine de jours, sapant les opérations dans les usines.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran offre 30.000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains

L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
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  • "Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans"
  • En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire

TEHERAN: L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme.

Le chef d'état-major de l'armée, Amir Hatami, a affirmé que ce dispositif avait été mis en place à la suite d'un "grand nombre de demandes" de personnes souhaitant contribuer financièrement, selon l'agence officielle Irna.

"Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans", a-t-il déclaré, en utilisant cette unité monétaire informelle équivalant à 10.000 rials iraniens.

En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire.

Aucun déploiement connu de troupes américaines au sol n'a eu lieu en Iran pendant la guerre au Moyen-Orient, à l'exception d'une mission de sauvetage menée en avril pour porter secours à un pilote américain dont l'appareil s'était écrasé.

"Les courageuses femmes iraniennes qui accompliront une telle action recevront le double de cette récompense", a-t-il ajouté.

La guerre entre Téhéran et Washington a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre la République islamique qui a répliqué en lançant des frappes sur les pays du Golfe alliés de Washington.

Un cessez-le-feu a été conclu en avril suivi d'un accord-cadre en juin en vue de négociations de paix, qui a ensuite volé en éclats.

L'Iran et les Etats-Unis ont depuis échangé sporadiquement des frappes qui se concentrées principalement autour du stratégique détroit d'Ormuz.


L'émissaire de Trump se rendra en Israël pour tenter d'aplanir les divergences sur Gaza

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
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  • M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer
  • Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route"

JERUSALEM: Jared Kushner, l'émissaire et gendre de Donald Trump, se rendra en Israël la semaine prochaine pour tenter d'aplanir les divergences entre les deux alliés sur le plan américain pour la bande de Gaza, a déclaré une source au sein du "Conseil de paix".

Il se rendra avec Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour ce territoire palestinien du "Conseil de paix" créé par le président américain, en Israël et en Egypte, un pays médiateur-clé.

Cette visite interviendra après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté publiquement le 9 août la feuille de route américaine en 15 points annoncée fin juillet par M. Mladenov, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza.

Si ce mouvement islamiste palestinien l'a acceptée, Israël a dit lier tout départ de ses soldats à un "véritable" désarmement du Hamas.

Selon une source au sein du "Conseil de Paix", MM. Kushner et Mladenov espèrent "des discussions constructives" sur le plan de paix global de Donald Trump pour la bande de Gaza, dont le premier jalon a été le cessez-le-feu décrété en octobre 2025. Depuis, les frappes israéliennes ont diminué en intensité, sans s'arrêter pour autant.

"Les Etats-Unis et Israël s'accordent sur l'issue souhaitée à Gaza, c'est-à-dire un Hamas démilitarisé", a précisé la même source, qui a requis l'anonymat.

"Nous allons écouter les préoccupations soulevées et discuter des prochaines étapes", a-t-elle poursuivi.

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien.

Mais M. Mladenov est ensuite revenu sur ses propos et a déclaré qu'Israël n'aurait pas à retirer ses forces tant que le Hamas ne se serait pas entièrement désarmé.

M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer, exigeant que celui-ci détruise ses armes de manière vérifiable.

Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route", a dit à l'AFP Bassem Naim, membre du bureau politique de ce mouvement islamiste.

Il a appelé les Etats-Unis à "empêcher la perturbation du processus (de mise en oeuvre) de l'accord de cessez-le-feu pour des raisons politiques et électorales".

 


Kushner doit rencontrer le Hamas en Egypte

Hassan Rashad (2e à droite), chef des services de renseignement égyptiens, a rencontré dimanche une délégation du Hamas. (ARCHIVES/AFP)
Hassan Rashad (2e à droite), chef des services de renseignement égyptiens, a rencontré dimanche une délégation du Hamas. (ARCHIVES/AFP)
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  • Le Hamas a donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine, censée lancer la deuxième étape du plan américain, prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien
  • Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement "véritable" du Hamas

LE CAIRE: Des sources au sein du Hamas ont indiqué dimanche que l'émissaire américain Jared Kushner allait rencontrer des dirigeants du mouvement islamiste palestinien en Egypte, avant sa visite en Israël, au moment les Etats-Unis cherchent à faire avancer le plan de paix à Gaza.

L'entretien, qui n'a pas été confirmé par les Etats-Unis, devrait se tenir à Al-Alamein, dans le nord de l'Egypte, un pays qui fait office depuis des années de médiateur dans le conflit israélo-palestinien.

M. Kushner, également gendre du président Donald Trump, s'est déjà entretenu dimanche à Al-Alamein avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, alors que le chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a rencontré de son côté le chef du renseignement égyptien, Hassan Rachad.

Ces rencontres surviennent au moment où les Etats-Unis tentent d'aplanir les divergences entre Israël et le Hamas sur la mise en oeuvre du plan du président américain Donald Trump pour mettre fin durablement à la guerre à Gaza.

Le Hamas a donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine, censée lancer la deuxième étape du plan américain, prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement "véritable" du Hamas.

Visite américaine en Israël 

"Les médiateurs ont informé le Hamas que l'émissaire américain Jared Kushner rencontrerait sa direction, en présence de responsables égyptiens et qataris", a déclaré une source du Hamas, qui a demandé à garder l'anonymat, sans donner de date.

Pendant des années, les Etats-Unis ont refusé tout contact avec le Hamas, qu'ils classent parmi les organisations terroristes et qui a mené l'attaque sans précédent du 7 octobre 2023 contre Israël, déclenchant la guerre de Gaza.

Une deuxième source du Hamas a indiqué que les Etats-Unis avaient demandé au mouvement des précisions sur plusieurs points, notamment sur "la collecte, le regroupement et le stockage des armes de manière réelle, et non simplement symbolique, ainsi que sur le renoncement total du Hamas à gouverner Gaza".

Le Hamas, qui gouverne Gaza depuis 2007, a annoncé début juillet dissoudre son administration civile et vouloir transférer ses responsabilités au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe créé par le "Conseil de Paix" composé de technocrates palestiniens et chargé d'assurer la transition dans le territoire palestinien.

Lors de la rencontre entre M. Sissi et Jared Kushner, il a été "rappelé la nécessité pour toutes les parties de respecter leurs obligations au titre de l'accord de cessez-le-feu" à Gaza, a déclaré le porte-parole de M. Sissi, Mohamed al-Chennawi, dans un communiqué.

De son côté, la délégation dirigée par Khalil al-Hayya, dont c'est la première visite en Egypte depuis sa nomination fin juillet, "a réaffirmé son engagement à mener à bien le plan" américain, selon l'agence officielle égyptienne Mena.

La réunion avec M. Rachad portait sur "les efforts déployés pour contraindre Israël à respecter l'accord, qui comprend la feuille de route en 15 points, et à entamer sa mise en œuvre", a précisé un responsable du mouvement islamiste palestinien à l'AFP.

Le "Conseil de Paix", chargé de mettre en œuvre le plan de paix, avait indiqué que M. Kushner devait, outre l'Egypte, se rendre la semaine prochaine en Israël avec Nikolaï Mladenov, haut représentant pour Gaza de cet organe créé par M. Trump.

Blessés dans des frappes 

Le Hamas et Israël s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu d'octobre 2025 dans le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

Sur le terrain, plusieurs personnes ont été blessées dimanche après des frappes israéliennes sur une maison dans le centre de la bande de Gaza, a rapporté Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas.

L'armée israélienne a déclaré qu'elle répondait à une menace émanant du Jihad islamique.

D'autres personnes ont été blessées après des tirs israéliens sur des tentes abritant des personnes déplacées dans le sud, selon la même source.

Au moins 1.262 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël y a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués.