Poursuite en justice des responsables syriens et iraniens soupçonnés de crimes de guerre

Une tentative a été lancée pour porter devant la Cour pénale internationale des affaires de crimes de guerre qui auraient été commis par des responsables militaires iraniens et syriens. (Photo, AP/AFP/Reuters/Archives)
Une tentative a été lancée pour porter devant la Cour pénale internationale des affaires de crimes de guerre qui auraient été commis par des responsables militaires iraniens et syriens. (Photo, AP/AFP/Reuters/Archives)
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Publié le Jeudi 17 février 2022

Poursuite en justice des responsables syriens et iraniens soupçonnés de crimes de guerre

  • Des preuves présumées des crimes commis par des responsables iraniens et syriens contre des civils contraints de se réfugier en Jordanie ont été présentées à un tribunal international
  • La CPI devra désormais prendre une décision préliminaire avant de lancer toute enquête

LONDRES: Une tentative a été lancée pour porter devant la Cour pénale internationale des cas de crimes de guerre qui auraient été commis par des responsables militaires iraniens et syriens, a-t-on appris mercredi.

Le Centre de documentation iranien sur les droits de l'homme, basé aux États-Unis, en collaboration avec l'avocate britannique Haydee Dijkstal, apporte des preuves recueillies auprès de Syriens contraints de fuir vers la Jordanie à la suite d'attaques et d'intimidations par le gouvernement du président syrien, Bachar al-Assad, et des milices soutenues par l'Iran, a signalé le Guardian.

Selon les preuves du Centre iranien de documentation sur les droits de l'homme (IHRDC), les victimes syriennes, parmi lesquelles des journalistes, ont été ciblées entre 2011 et 2018 en raison de leurs activités professionnelles, considérées par le régime syrien comme des «activités d'opposition».

Les preuves présentées à la Cour internationale de justice de La Haye indiquent que les civils syriens se sont sentis forcés de fuir face aux bombardements, aux exécutions extrajudiciaires, aux arrestations et détentions arbitraires, ainsi qu'à d'autres atteintes aux libertés civiles.

Le Centre ajoute que des milices soutenues par l'Iran, notamment le Hezbollah libanais, ont attaqué leurs villes et villages avec l'aide de factions armées du gouvernement syrien.

Cette affaire marquerait la première fois que des responsables iraniens seraient tenus de répondre de leurs actes en Syrie et s'inscrit dans le cadre d'une pression accrue pour qu'ils soient tenus responsables de leurs crimes présumés devant les tribunaux internationaux. Les efforts en cours au sein de l'ONU sont au point mort face à la vive opposition de la Russie.

Gissou Nia, une avocate de l'équipe juridique chargée de l'affaire, a révélé: «Jusqu'à présent, peu d'attention publique a été accordée à la responsabilité juridique de la République islamique d'Iran dans le conflit syrien qui dure depuis une décennie, malgré l'intervention importante de responsables iraniens en Syrie et la perpétration d'atrocités.

«Téhéran a fourni beaucoup de soutien militaire et non militaires pour atteindre ses objectifs, principalement pour empêcher à tout prix la chute du président syrien en disgrâce Bachar al-Assad.

«Malheureusement, cet objectif a été atteint au prix de centaines de milliers de civils syriens tués, blessés et déplacés», a-t-elle ajouté.

La Syrie n'est pas signataire du traité de Rome de la Cour pénale Internationale (CPI), mais l'IHRDC a souligné que la Cour était compétente dans cette affaire parce que les victimes, qui sont majoritairement des musulmans sunnites et en désaccord avec le régime alaouite d'Assad soutenu par l'Iran chiite, ont fui en Jordanie, un État partie au traité.

Dans une affaire précédente, en 2018, la CPI a été jugée compétente pour les Rohingyas après qu'ils ont été forcés de fuir au Bangladesh, partie à la CPI, depuis le Myanmar, qui n'est pas un pays signataire du traité de Rome.

La CPI devra désormais prendre une décision préliminaire avant de lancer toute enquête. Il n'y a pas de date limite à laquelle la Cour doit se prononcer.

Ce texte est la traduction article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.