Pour les Saoudiens, le secteur du tourisme offre une stabilité professionnelle à long terme

GettyImages
GettyImages
Short Url
Publié le Samedi 19 février 2022

Pour les Saoudiens, le secteur du tourisme offre une stabilité professionnelle à long terme

  • Pour 75% des Saoudiens interrogés, les emplois dans le secteur touristique sont capables d’offrir une stabilité professionnelle à long terme
  • Neuf jeunes Saoudiens sur dix souhaitent faire une carrière dans le tourisme, contre 77% dans la pétrochimie, révèle une récente étude réalisée par l’entreprise Red Sea Development

RIYAD: Les Saoudiens estiment que le secteur du tourisme est capable d’assurer la stabilité professionnelle à long terme, révèle une étude du ministère du Tourisme.

L’analyse, réalisée en 2021 en collaboration avec l’entreprise Digital Research, indique que 75% des participants à l’étude sont optimistes quant aux opportunités d’emploi disponibles dans le secteur.

Pour quelque 83% d’entre eux, travailler dans les sous-secteurs du tourisme serait une option très convenable, rapporte l’Agence de presse saoudienne (SPA). D’une manière générale, 80% des sondés pensent qu’il existe de nombreuses possibilités d’apprentissage et de développement professionnel dans ces domaines. Pour 75% d’entre eux, ces emplois sont capables d’offrir une stabilité professionnelle à long terme.

Tabouk figure en tête des régions du Royaume le plus intéressées par les emplois dans le secteur du tourisme (91%), suivi d’Assir (86%), de Riyad (82%) et d’Al-Jouf (83%).

Ces résultats sont importants pour permettre au ministère de les transformer en initiatives concrètes, afin de stimuler la croissance du tourisme en Arabie saoudite et de créer des opportunités plus gratifiantes pour les citoyens, explique Bandar al-Safir, directeur général de la nationalisation et de la formation au ministère du Tourisme.

D’après une étude récente réalisée par l’entreprise Red Sea Development, de plus en plus de jeunes Saoudiens montre un vrai intérêt pour une carrière dans le tourisme plutôt que dans d’autres secteurs traditionnels tels que la pétrochimie, le pétrole et le gaz, car ils considèrent que les emplois liés à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite représentent l’avenir. En effet, neuf jeunes Saoudiens sur dix souhaitent faire une carrière dans le tourisme, contre 77% dans la pétrochimie, révèle l’étude.

L’Arabie saoudite accélère actuellement ses efforts pour améliorer son secteur touristique. En janvier, le ministère du Tourisme a annoncé la création de l’Académie mondiale du tourisme, en coordination avec l’Organisation mondiale du tourisme de l’ONU, qui sera basée à Riyad.

Environ 226 000 personnes se sont inscrites sur la plate-forme de formation en ligne du ministère et plus de 137 000 personnes ont été formées dans le cadre de la campagne Your Future is in Tourism en 2021, dépassant ainsi les objectifs de la campagne, qui prévoyait la création de 100 000 emplois.

Les travailleurs du secteur ayant augmenté de 10% en 2021 par rapport à 2020, de nombreuses grandes entreprises ont annoncé l’expansion de leurs activités au sein du Royaume dans le secteur de l’hôtellerie, offrant de nouvelles possibilités d’emploi aux Saoudiens.

Le ministère du Tourisme vise à créer un million de nouveaux emplois dans le secteur et à porter sa contribution au produit intérieur brut à 10% d’ici à 2030, conformément à la Vision 2030 et à la stratégie nationale du tourisme.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.