Conseils pour le visiteur français imaginaire

L'écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud pose à Paris le 14 avril 2016 (Photo, AFP)
L'écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud pose à Paris le 14 avril 2016 (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 25 février 2022

Conseils pour le visiteur français imaginaire

  • À propos de ta langue, parle le français sans y prétendre aussi. C’est une langue dont nous usons en attendant de lui trouver un autre nom que le français
  • Tu vas comprendre que chez nous, la guerre ne peut pas finir sans nous tuer tous d’ennui et que la politique, c’est un suicide mutuel, ou une passion pour la médisance

Mais d’abord, je devrais peut-être te faire prendre certaines précautions. Tu n’as pas cette prétention, je le sais, mais beaucoup croient, en France, connaître ce pays qui habite à côté, derrière l’aéroport, Marseille, ou la bataille d’Alger. L’effet de mémoire ophtalmique ou des banlieues ou des archives ou des colères. Un voisin derrière ses fenêtres depuis vingt ans, dans le même quartier, que l’on croise tous les jours, qui sourit ou hoche la tête et dont on ne sait rien au-delà des clauses de ses habitudes. Comme si un Algérien n’était qu’un Français vu de dos. On croit le connaître seulement, par illusion de la mémoire ou par paresse. 

“Sache aussi que tous les Algériens ont l’impression de revenir vers leur ‘chez-eux’ véritable quand ils quittent la grande ville, d’où ces villes en ruine et sans entretien : elles n’appartiennent à personne de précis. Alger, c’est le faux pays, dit-on. Cette conviction vient d’une croyance déformée que pour être un vrai habitant de cette terre, il faut habiter la terre, pas les villes qui, souvent, étaient des prostituées en pierre, soumises aux envahisseurs, vendues et violées.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français


«La collection» à la galerie Saladin: De quoi régaler étudiants et amateurs d’art

Des portraits principalement et autres figurations du courant orientaliste, qui a pris son essor au XIXe siècle (Photo, La Presse).
Des portraits principalement et autres figurations du courant orientaliste, qui a pris son essor au XIXe siècle (Photo, La Presse).
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  • Une belle collection est à découvrir et à savourer du côté de la galerie d’art Saladin, à Sidi Bou Saïd
  • L’exposition présente 65 œuvres provenant d’un même acquéreur tunisien

Un petit musée s’est installé dans la galerie proposant des œuvres authentiques et hétéroclites, dont certaines remontent à plusieurs décennies. Des portraits principalement et autres figurations du courant orientaliste, qui a pris son essor au XIXe siècle.

Une belle collection est à découvrir et à savourer du côté de la galerie d’art Saladin, à Sidi Bou Saïd, à l’intitulé éponyme «La collection». L’exposition présente 65 œuvres provenant d’un même acquéreur tunisien, un passionné d’art qui propose certains de ses coups de cœur acquis tout au long de sa vie, passée entre la Tunisie et l’étranger. Un petit musée s’est installé dans la galerie proposant des œuvres authentiques et hétéroclites, dont certaines remontent à plusieurs décennies.

Des portraits principalement et autres figurations du courant orientaliste, qui a pris son essor au XIXe siècle. On y rencontre des huiles à la remarquable technicité et maîtrise des valeurs et des lumières, des aquarelles, des dessins au fusain et autres, différents supports et formats, et surtout de magnifiques mises en cadres qui disent et reflètent l’importance du dialogue entre l’œuvre et son cadre, car ce dernier fait partie intégrante du travail artistique, de sa lecture et de sa mise en contexte.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Protection du patrimoine: Le Maroc fait profiter les pays subsahariens de son expertise

Le partenariat inclut une coopération technique avec l’UNESCO (Photo, Le Matin).
Le partenariat inclut une coopération technique avec l’UNESCO (Photo, Le Matin).
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  • L'accord-cadre atteste de la synergie des deux parties
  • Le programme inclut, entre autres, des sessions de formations ainsi que des missions d’experts marocains dans les états bénéficiaires

Un accord-cadre de partenariat a été signé, le mardi 29 novembre 2022, par le Maroc et l'UNESCO dans l'optique de faire profiter les pays d'Afrique subsaharienne de l'expertise marocaine sur le volet de la protection du patrimoine. Le programme inclut, entre autres, des sessions de formations ainsi que des missions d’experts marocains dans les états bénéficiaires .

L'accord-cadre, paraphé par le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mohammed Mehdi Bensaid, et la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, atteste de la synergie des deux parties. Le partenariat inclut une coopération technique avec l’UNESCO "pour la mise en œuvre de missions de courte ou de longue durée d’experts marocains dans les états bénéficiaires, l'accueil dans des organismes publics au Maroc de fonctionnaires ou de techniciens en provenance des Etats bénéficiaires pour des programmes de formation, l’organisation dans les Etats bénéficiaires de sessions de formation de courte ou de longue durée, ainsi que de séminaires techniques et la participation du partenaire aux différents événements nationaux et internationaux organisés par l’UNESCO".

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Socrate islamique ou farceur ?

Ahmad Fardid est un philosophe iranien et professeur à l’université de Téhéran (Photo, Wikipedia).
Ahmad Fardid est un philosophe iranien et professeur à l’université de Téhéran (Photo, Wikipedia).
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  • Un nouveau livre publié à Téhéran est salué par les responsables comme «un traité philosophique majeur»
  • En tant que philosophe favori du régime khomeiniste, il a été salué comme «le Socrate de l'islam»

La République islamique d'Iran est-elle tombée dans le piège tendu par un farceur déguisé en philosophe ?

Un nouveau livre publié à Téhéran et salué par les responsables comme "un traité philosophique majeur" peut suggérer que oui . Le livre de l'universitaire islamique Jalal Sobhani, intitulé "De la veille d'hier au jour d'après", est présenté comme "un voyage dans les pensées politiques d'Ahmad Fardid".

Fardid, décédé en 1994 à l'âge de 85 ans, s'était imposé comme le philosophe de la maison des ayatollahs au pouvoir avec une série d'apparitions télévisées et de conférences dans les années 1980 sur ce qu'il appelait « les préparatifs du retour de l'imam caché » à « la fin des temps ». En tant que philosophe favori du régime khomeiniste, il a été salué comme "le Socrate de l'islam", bien que sa seule ressemblance avec le sage grec soit son refus de mettre ses pensées sur papier.

J'ai connu Fardid au début des années 1970 avant que les mollahs ne prennent le pouvoir lorsque nous avons participé à une série de débats télévisés à Téhéran. Il avait un sens aigu de l'humour et considérait la vie comme une série de jeux, sinon de farces, à ne jamais prendre trop au sérieux. Il se moquait des mollahs et considérait la religion comme une tentative d'enfermer l'imagination et la créativité humaines. En 1979, à la veille de la prise du pouvoir par les mollahs, tous ceux qui l'ont connu l'auraient décrit comme un penseur anticlérical, pour ne pas dire carrément antireligieux.

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