Mode féminine: cinq grandes tendances repérées aux défilés milanais

Le mannequin américain Bella Hadid présente une création lors de la collection Versace Femme automne-hiver 2022-2023 dans le cadre de la Fashion Week de Milan à Milan, le 25 février 2022.(AFP)
Le mannequin américain Bella Hadid présente une création lors de la collection Versace Femme automne-hiver 2022-2023 dans le cadre de la Fashion Week de Milan à Milan, le 25 février 2022.(AFP)
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Publié le Dimanche 27 février 2022

Mode féminine: cinq grandes tendances repérées aux défilés milanais

  • Le retour des épaulettes, stars des années 80, est à l'ordre du jour. Exagérées, voire XXL, elle ont scandé les défilés
  • Versace a choisi de miser sur le contraste avec de longs manteaux oversize à carrure renforcée en bleu pâle et rose

MILAN : Les défilés milanais de mode féminine pour l'automne-hiver 2022-2023 s'achèvent lundi au bout de six jours ayant permis de se faire une idée des grandes tendances pour les mois à venir. En voici quelques-unes :

Toutes épaules dehors 

Le retour des épaulettes, stars des années 80, est à l'ordre du jour. Exagérées, voire XXL, elle ont scandé les défilés.

Dolce & Gabbana s'en est donné à cœur joie avec une garde-robe parfaite pour muscler sa silhouette: costumes croisés noir charbon, ou alors des vestes couleur orange, fuchsia et jaune canari.

Versace a choisi de miser sur le contraste avec de longs manteaux oversize à carrure renforcée en bleu pâle et rose, associés aux hauts corsetés qui sont sa marque de fabrique.

Chez Prada, de grandes robes noires aux épaules généreuses desquelles partent des chaînettes qui viennent enrouler le cou. 

Transparence 

Rien à cacher! Le vêtement se fait transparent, translucide, si se n'est dénudé. Fendi parie sur des jupes en chiffon de soie laissant peu de place à l'imagination, dans des tons délicats d'abricot, de menthe et de rose.

La transparence a de la texture chez N°21, tandis que Lorenzo Serafini a choisi pour Philosophy un col-roulé tout nu révélant de généreuses épaulettes (encore elles!).

Missoni, le roi italien de la maille, reproduit son célèbre motif en zig-zag sur du lurex légèrement transparent cousu dans des robes brillantes et de longues tuniques ajustées. Prada fait entrapercevoir les jambes à travers la soie diaphane de jupes cigarette finissant sous le genou décorées d'empiècements de cuir ou de laine grise.

Bottega Veneta adopte aussi la transparence à tout crin pour de délicieuses robes brillantes et translucides ornées de paillettes elles aussi transparentes.

Confort doudou 

La soif de confort n'est pas près de s'étancher. Les manteaux oversize tout doux, dans lesquels on s'enveloppe comme on serre son doudou, ont régné en maîtres à Milan.

Versace opte pour un manteau rouge brillant et gonflé à bloc avec ceinture, tandis que Philipp Plein choisit la même recette pour un blouson bomber. Chez Diesel, le roi italien du jeans, la femme s'enveloppe de rose poudré et de vert avocat en version XXXXL.

Bottega Veneta, surnommé le Hermès italien, n'a pas hésité à proposé une robe fourreau en peau de nounours, coupée à la perfection.

Et Dolce & Gabbana a porté l'exercice à son sommet avec son métavers sur podium dessiné par Domenico Dolce and Stefano Gabbana: manteau noir et blanc, chaud et bouclé, fausse fourrure... Cerise sur le gâteau: un manteau-cocon vernis noir qui pourrait se transformer en sac de couchage en un clin d'œil.

Tops microscopiques

Les tops minuscules, qui relèvent plus du haut de maillot de bain que du top à proprement parler, se sont répandus à Milan comme une traînée de poudre blanche. 

Tout est dénudé, sauf une partie stratégique du torse. Pour accompagné ces micro-vêtement, Missoni propose des pantalons brillants, Diesel des jeans en lambeaux.

Le bandeau cache-poitrine fait fureur, comme celui en latex noir par la chanteuse et styliste Rihanna au défilé Gucci, qui mettait bien en valeur son ventre de future maman. 

Chez Roberto Cavalli, le bandeau se décline en mohair moutarde ou émeraude, accompagné de jupes volumineuse ou de pantalons. Les "robes-cage" du styliste Fausto Puglisi sont noires et ajustées, avec des bandes étroites de tissus sur la poitrine qui leur donnent un je ne sais quoi d'underground ou même SM grâce à l'ajout d'anneaux de métal.

Combinaisons intégrales

Attention, cette mini-tendance n'est pas pour tout le monde. 

Pour le meilleur ou pour le pire, la combinaison intégrale est apparue à Milan, notamment chez Roberto Cavalli, qui a adapté avec succès son fameux imprimé léopard sur un modèle assorti de cuir pour faire bonne mesure.

Etro a opté pour le crochet, alors que Blumarine a présenté une version rouge à manches longues. A porter à ses risques et périls. 

 


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com