L'Éthiopie accusée par l'Égypte d’entraver les négociations sur le barrage de la Renaissance

Des hommes pêchent sur le Nil dans la banlieue du Caire, en Égypte, le 18 août 2020. (Reuters)
Des hommes pêchent sur le Nil dans la banlieue du Caire, en Égypte, le 18 août 2020. (Reuters)
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Publié le Lundi 28 février 2022

L'Éthiopie accusée par l'Égypte d’entraver les négociations sur le barrage de la Renaissance

  • L’Éthiopie a annoncé il y a quelques jours que son Premier ministre, Abiy Ahmed, avait inauguré la première phase de production d’électricité à partir du barrage
  • L’Égypte affirme que la décision prise par l’Éthiopie d’exploiter unilatéralement le barrage de la Renaissance porte clairement atteinte à la déclaration de principes signée en 2015

LE CAIRE: Le Dr Mohamed Abdel-Aty, ministre des Ressources en eau et de l’Irrigation, a déclaré que les négociations sur le barrage de la Renaissance étaient actuellement au point mort «en raison de l’intransigeance éthiopienne».

L’Éthiopie a annoncé il y a quelques jours que son Premier ministre, Abiy Ahmed, avait inauguré la première phase de production d’électricité à partir du barrage.

L’Égypte affirme que la décision prise par l’Éthiopie d’exploiter unilatéralement le barrage de la Renaissance porte clairement atteinte à la déclaration de principes signée en 2015.

M. Abdel-Aty exprime la volonté de son pays de parvenir à un «accord juridique juste et contraignant relatif aux règles de remplissage et d’exploitation du barrage». Il souligne également l’intention de l’État de faire face à tous les scénarios liés à la crise du barrage éthiopien.

«Le barrage éthiopien est grand et il devrait y avoir un accord contraignant, un échange de données et une coopération avec le côté éthiopien afin de parvenir à un résultat avantageux pour tous et non à une action unilatérale», indique-t-il.

Le ministre signale que tous les organismes de l’État sont investis à part entière dans ce dossier et que le ministère de l’Irrigation n’est en charge que de la partie technique du barrage éthiopien. Il ajoute que ce ministère subvient aux besoins hydriques en faisant bon usage de la moindre goutte d’eau.

L’État égyptien a pris les mesures nécessaires pour rationaliser la consommation d’eau et diversifier les sources de production afin d’éviter toute crise, précise-t-il.

M. Abdel-Aty rappelle que l’Égypte est l’un des pays les plus pauvres en eau au monde et qu’elle dépend à 97% des eaux du Nil. «L’augmentation de la population représente un véritable défi pour les ressources en eau. On s’attend à ce que la population totale en Égypte atteigne plus de 175 millions de personnes en 2050, ce qui représente une forte pression sur les ressources en eau.» Il convient de mentionner que la population actuelle compte environ 100 millions de personnes.

L’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie ont entamé les négociations en 2011 et tentent depuis de parvenir à un accord sur le remplissage et l’exploitation du barrage, mais les longs échanges entre les trois pays n’ont toujours pas abouti.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com