La Russie sous pression internationale croissante, combats dans le nord-est de l'Ukraine

Une école du centre de Kharkiv, seconde ville de l'Ukraine, détruite à l'issue de combats entre les forces russes et ukrainiennes (Photo, AFP).
Une école du centre de Kharkiv, seconde ville de l'Ukraine, détruite à l'issue de combats entre les forces russes et ukrainiennes (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 01 mars 2022

La Russie sous pression internationale croissante, combats dans le nord-est de l'Ukraine

  • 12 membres de la mission russe à l'ONU ont reçu l'ordre des Etats-Unis, qui les accusent d'espionnage, de quitter leur territoire avant le 7 mars
  • Reconnaissance de la Crimée en tant que territoire russe, démilitarisation et «dénazification» de l'Ukraine: Vladimir Poutine a pour sa part posé ses conditions lundi à l'arrêt de l'invasion

KIEV: Enquête de la CPI, exclusion de la Coupe du monde de football, nouvelles sanctions financières: la pression s'est encore accrue lundi sur la Russie, qui a posé ses conditions pour mettre fin à la guerre en Ukraine tandis que ses forces bombardaient Kharkiv, la deuxième ville du pays.  


"Je suis convaincu qu'il existe une base raisonnable pour croire que des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité présumés ont été commis en Ukraine" depuis 2014, a déclaré le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Karim Khan, souhaitant déclencher "aussi vite que possible" des investigations à ce sujet.


Moscou est par ailleurs sur le banc des accusés à l'Assemblée générale de l'ONU réunie en "session extraordinaire d'urgence".


"Les combats en Ukraine doivent cesser", a martelé Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies. "Trop c'est trop. Les soldats doivent retourner dans leurs casernes".


Parallèlement à cela, douze membres de la mission russe à l'ONU ont reçu l'ordre des Etats-Unis, qui les accusent d'espionnage, de quitter leur territoire avant le 7 mars. Une "démarche hostile", a réagi la Russie.


Dans ce contexte, la Turquie a interdit lundi soir le passage des détroits du Bosphore et des Dardanelles à tous les navires de guerre appartenant à des Etats "riverains ou non de la Mer noire".

Les géants de la tech s'attaquent aux médias proches du pouvoir russe

Facebook les bloque, Twitter les rend moins visibles, Microsoft les retire de sa boutique d'application; des géants de la tech ont franchi un nouveau palier lundi pour limiter l'influence de médias proches du pouvoir russe, accusés de désinformation depuis l'invasion de l'Ukraine.


Depuis le début du conflit, jeudi, ils avaient pris des initiatives mesurées pour limiter la diffusion d'informations émanant d'organes de presse affiliés au gouvernement russe.


Facebook avait notamment refusé de céder aux autorités russes qui lui demandaient de ne plus soumettre la production de ces médias au "fact-checking", ce qui lui avait valu de voir son accès limité en Russie.


Lundi, la filiale de Meta a décidé de bloquer, dans les pays de l'Union européenne, les contenus publiés par la chaîne RT (ex-Russia Today) et le site Sputnik, tous deux considérés comme des émanations du pouvoir russe.

Exigences russes, négociations
Reconnaissance de la Crimée en tant que territoire russe, démilitarisation et "dénazification" de l'Ukraine: Vladimir Poutine a pour sa part posé ses conditions lundi à l'arrêt de l'invasion au cours d'un échange avec son homologue français Emmanuel Macron, le président en exercice de l'Union européenne.


Les délégations russe et ukrainienne qui se rencontraient pour la première fois, au Bélarus, depuis le début de l'invasion jeudi sont rentrées pour "consultations dans leurs capitales" respectives, après avoir convenu vouloir un "deuxième round" de pourparlers.


Un règlement "n'est possible que si les intérêts sécuritaires légitimes de la Russie sont pris en compte sans conditions", a répété le Kremlin, ajoutant espérer que les négociations "mèneraient aux résultats espérés".


La présidence ukrainienne avait souligné, avant leur ouverture, qu'elle réclamerait "un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes (russes) du territoire ukrainien".


M. Zelensky a souligné mardi que ces pourparlers avaient "lieu sur fond de bombardements et de tirs visant notre territoire (...). La synchronisation des tirs avec le processus de négociations était évidente".


Selon lui, l'Ukraine "n'a pas eu de résultat qu'elle aimerait avoir" à l'issue du premier round de discussion, mais elle a évoqué ses "contre-propositions" à celles des Russes "pour mettre fin à la guerre".

Ukraine: Zelensky appelle à interdire la Russie de «tous les ports» et «aéroports du monde»

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé mardi à interdire la Russie de "tous les ports" et "aéroports du monde" en représailles à l'invasion russe de l'Ukraine.


"Il faut fermer l'entrée pour un tel Etat dans tous les ports, tous les canaux et tous les aéroports du monde", a déclaré M. Zelensky dans une vidéo publiée sur Facebook.
Il a également appelé la communauté internationale à "considérer une fermeture totale du ciel pour les missiles, avions et hélicoptères russes".
M. Zelensky a dénoncé les bombardements russes qui ont visé le territoire ukrainien lundi, au moment où les délégations russe et ukrainienne se sont rencontrées pour la première fois, au Bélarus, depuis le début de l'invasion jeudi.
"Je pense que la Russie essaye de cette manière simple de faire pression" sur Kiev, a estimé M. Zelensky, en ajoutant: "Ne perdez pas votre temps".

Intenses combats à Kharkiv 
Le début des pourparlers a coïncidé avec d'intenses combats pour Kharkiv (nord-est), proche de la frontière russe. Plusieurs immeubles résidentiels y ont été visés lundi par des tirs de missiles russes, ainsi que dans d'autres villes du pays, faisant des blessés, a indiqué lundi soir l'agence Interfax-Ukraine citant des autorités locales.


Au moins onze personnes ont été tuées dans des bombardements russes sur des quartiers d'habitation, a indiqué le gouverneur régional, craignant des "dizaines de morts".


Un photographe de l'AFP a vu les corps sans vie de deux soldats russes devant une école en ruines, non loin du centre de cette ville de 1,4 million d'habitants.


Dans le même temps, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) signalait que les forces russes se trouvaient à proximité de la plus centrale nucléaire de Zaporizhzhia (Est), la plus grande d'Ukraine.


A Kiev, la situation semblait plus calme lundi, après un week-end sous couvre-feu. Mais beaucoup se préparaient à un nouvel assaut russe. 


La capitale était hérissée de barricades de fortune, des panneaux électroniques publics prévenaient les Russes qu'ils seraient accueillis "par des balles".


D'après le chef des armées ukrainiennes Valéri Zaloujny, l'armée russe a lancé 113 missiles tactiques contre des villes et des villages ukrainiens depuis le début de l'invasion. 


En l'absence jusqu'ici de victoire majeure de l'armée russe, Vladimir Poutine a franchi dimanche un nouveau cap dans la menace d'élargir le conflit, dont beaucoup redoutent qu'il ne devienne le plus grave en Europe depuis 1945.


Il a mis en "état spécial d'alerte" les forces nucléaires de la Russie, qui dispose du plus grand nombre d'ogives nucléaires, face aux "déclarations belliqueuses de l'Otan" et aux sanctions "illégitimes" contre son pays.


Les Etats-Unis ont toutefois affirmé lundi n'avoir détecté aucun changement "concret" dans la posture nucléaire russe.

Expulsion de diplomates russes à l'ONU: Moscou dénonce une «démarche hostile» américaine

L'ambassadeur russe aux Etats-Unis, Anatoli Antonov, a dénoncé dans la nuit de lundi à mardi une "démarche hostile" américaine, après l'annonce par Washington de l'expulsion pour "espionnage" de 12 membres de la mission diplomatique russe auprès de l'ONU.


"C'est une démarche hostile contre notre pays", a déclaré M. Antonov dans un communiqué publié sur Facebook, en ajoutant que ces actes de l'administration américaine suscitent une "déception profonde et un rejet absolu" à Moscou.


"Le gouvernement américain a de nouveau enfreint ses obligations d'assurer des conditions normales pour le fonctionnement des missions étrangères auprès de l'ONU. Les diplomates russes ont de nouveau subi le coup", a-t-il déploré.


"Les actes de Washington ne visent ni à adoucir la situation sur le scène internationale, ni à maintenir le niveau nécessaire des relations bilatérales entre deux grandes puissances qui ont une responsabilité particulière pour la paix et la sécurité internationales", a ajouté M. Antonov.

Des oligarques sanctionnés 
Lundi, le maître du Kremlin a ordonné des mesures-choc pour soutenir le rouble, qui descendait à des planchers historiques face au dollar et à l'euro après l'annonce de nouvelles sanctions économiques européennes et américaines. 


De nombreux Russes commençaient à retirer leur épargne des banques et les résidents en Russie ne pourront plus, à compter de mardi, transférer des devises hors de ses frontières. Les exportateurs russes devront convertir en roubles 80% des revenus engrangés en monnaies étrangères depuis le 1er janvier.


Auparavant, la Banque centrale de Russie avait annoncé relever à 20% son taux directeur face aux nouvelles sanctions. Les Occidentaux ont en particulier averti que des établissements russes seraient exclus du système interbancaire international Swift.


Les Etats-Unis ont en outre mis en application lundi une sanction d'une sévérité inédite contre la banque centrale russe, qui a pour effet d'"immobiliser tous les actifs" qu'elle "détient aux Etats-Unis ou qui seraient détenus où que ce soit par des personnes américaines".


La veille, les ministres européens des Affaires étrangères s'étaient aussi entendus pour bloquer les transactions de cette institution.


Poursuivant sur sa lancée, l'Union européenne a ajouté le porte-parole de Vladimir Poutine et plusieurs oligarques à sa liste noire des personnalités concernées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de séjour.


Les Européens et leurs alliés sont prêts à prendre des sanctions supplémentaires, a fait savoir Paris, après une visioconférence ayant réuni les dirigeants français, américain, britannique, canadien, allemand, italien, japonais, polonais et roumain, ainsi que des représentants de l'UE et de l'Otan.


Le Canada va à cet égard interdire "toute importation de pétrole brut" russe, "une industrie dont le président Poutine et ses oligarques ont grandement profité".


L'ensemble des Bourses ont replongé lundi, craignant que le conflit n'alimente la flambée des prix de l'énergie et la reprise de l'inflation, tandis que le cours du blé atteignait un nouveau plus haut historique sur le marché européen.


Après de nombreuses manifestations contre l'invasion russe dans le monde ce week-end, un nouveau rassemblement s'est déroulé lundi en Allemagne: 250 000 personnes ont défilé à Cologne, transformant la parade du traditionnel Carnaval en mobilisation contre la guerre.


Autre geste fort, la Russie a été exclue de la Coupe du monde de football par son organisatrice, la Fifa, qui a suspendu les sélections nationales et des clubs russes "jusqu'à nouvel ordre".

Des terminaux du service internet Starlink d'Elon Musk sont arrivés en Ukraine

Une cargaison de terminaux du service internet par satellite Starlink d'Elon Musk est arrivée lundi en Ukraine, selon un ministre ukrainien qui en avait fait la requête au milliardaire américain face à l'invasion russe. 


Le réseau de satellites Starlink pourrait ainsi aider à apporter une connexion à internet aux zones frappées par les assauts de l'armée russe qui a envahi l'Ukraine jeudi dernier. 


"Starlink est arrivé. Merci Elon Musk", a tweeté le vice-Premier ministre ukrainien Mykhailo Fedorov en charge du secteur numérique avec une photo d'un camion transportant des terminaux Starlink. 


"Je vous en prie", a répondu le fondateur de SpaceX sur le réseau social.

                

Longues files de voitures 
Le conflit a jeté sur les routes des flots croissants d'Ukrainiens.


Depuis le début de l'offensive russe jeudi, plus de 500 000 d'entre eux ont fui vers les pays voisins, a déclaré lundi le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés. L'UE a dit s'attendre à plus de sept millions de personnes déplacées.


La majeure partie se rend en Pologne. Mais Roumanie, Slovaquie et Hongrie --membres de l'Otan-- sont aussi concernées.


Conséquence de cet exode, de longues files de voiture patientent aux points de passage frontaliers avec la Pologne.


"On part car ça tire et on doit se cacher dans des abris, je ne veux pas traumatiser mon enfant car elle a peur", lâche Olga Kovaltchouk, une bibliothécaire, dans la gare de Lviv, une ville de l'Ouest de l'Ukraine où l'ambassade de France vient d'être transférée.


Les départs de Russie d'Occidentaux devraient aussi s'accélérer. Les Etats-Unis ont recommandé lundi à leurs ressortissants d'immédiatement quitter ce pays, après l'Italie et la Belgique.


Le bilan humain de cinq jours de conflit reste incertain. 


L'ONU a parlé lundi de 102 civils tués et de 304 blessés, mais souligné que les chiffres réels étaient "considérablement" plus élevés.


L'Ukraine a fait état lundi de 352 civils tués et 2 040 blessés depuis jeudi et affirme que des milliers de soldats russes ont péri. 


Les Russes, quant à eux, n'ont fourni aucun chiffre. 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.