La Semaine de la Mode démarre à Paris dans une «gravité» de temps de guerre

Un mannequin présente une création pour le défilé de la collection Dior Printemps-Été 2022 lors de la Fashion Week Haute Couture de Paris, à Paris, le 24 janvier 2022. (AFP)
Un mannequin présente une création pour le défilé de la collection Dior Printemps-Été 2022 lors de la Fashion Week Haute Couture de Paris, à Paris, le 24 janvier 2022. (AFP)
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Publié le Mardi 01 mars 2022

La Semaine de la Mode démarre à Paris dans une «gravité» de temps de guerre

  • Off-White, marque du designer américain Virgil Abloh emporté en novembre par un cancer, est également de retour "en présentiel" après près de deux ans d'absence
  • Balenciaga sera parmi les 45 griffes, sur 95 inscrites au calendrier officiel, qui organiseront des défilés devant le public comme Dior, Chanel ou Saint Laurent.

PARIS: La Fashion week a démarré lundi à Paris avec un retour massif sur les podiums après deux ans de pandémie, mais dans la "gravité" qu'impose la guerre menée par le Russie en Ukraine. 


"La guerre s’est brutalement abattue en Europe et plonge le peuple ukrainien dans l’effroi et la douleur", a déclaré Ralph Toledano, président de la Fédération de la haute couture et de la Mode dans un communiqué. 


Il a appelé "à vivre les défilés des jours à venir avec la gravité qui s’impose en ces heures sombres".


Un message qui était en décalage avec le défilé dans l'esthétique de cabaret avec plumes, immenses chapeaux et corps dénudés de la maison Weinsanto lundi soir.   


Tandis que les mondes sportif et de la culture ont mis la Russie au ban en l'excluant de la prochaine Coupe du monde de football et en annulant des représentations du Bolchoï à Londres ou une série de concerts du célèbre chef d'orchestre pro-Poutine Valery Gergiev, le milieu de la mode agit avec prudence. 


La mannequin russe Natalia Vodianova, mariée à Antoine Arnault, fils du patron du groupe du luxe LVMH, a évité de prendre position. 


"En tant que mère, mes pensées vont à toutes les mères qui souffrent des conséquences des récents événements en Ukraine et à toutes les personnes touchées par ce conflit", a-t-elle écrit sur son compte Instagram.


Seul le Géorgien Demna Gvasalia, directeur artistique de Balenciaga qui, enfant, a dû fuir avec sa famille une guerre menée avec les séparatistes prorusses en Géorgie, a mis le drapeau ukrainien en fond de son Instagram et a dénoncé "l'agression russe contre l'Ukraine". 


Balenciaga sera parmi les 45 griffes, sur 95 inscrites au calendrier officiel, qui organiseront des défilés devant le public comme Dior, Chanel ou Saint Laurent.


Off-White, marque du designer américain Virgil Abloh emporté en novembre par un cancer, est également de retour "en présentiel" après près de deux ans d'absence. Une petite foule survoltée se pressait lundi soir dans le centre de Paris pour apercevoir l'arrivée de célèbres invités, dont Rihanna. 

S'approprier le métavers 
C'est l'Institut français de la mode (IFM) qui a lancé la Fashion week, avec un film où l'on voit les collections de vêtements et accessoires des étudiants en passe d'être diplômés.


La mise en scène est faite en collaboration avec la chorégraphe américaine Lynsey Peisinger, qui travaille avec la star de la performance Marina Abramovic et "qui a une vision très contemporaine du corps et du mouvement", a souligné auprès de l'AFP Leyla Neri, directrice du Master des arts dans le design de mode à l'IFM. 


"C'est une opportunité unique pour les jeunes designers d'ouvrir la Fashion week la plus importante du monde", déclare la responsable.


L'Institut a choisi de donner de la visibilité à tous ses étudiants en fin de parcours, d'où le choix de la présentation virtuelle qui donne un aperçu de leurs pièces réelles et virtuelles.


"Le métavers est en train de se construire et va s’agrandir. Il est important d'être dedans", explique à l'AFP Laure Manhes en master accessoires et qui a créé, comme tous les étudiants, une pièce virtuelle. 


"Avec le métavers, on essaie de faire en sorte qu'il y ait plus de porosité et moins de barrières entre le réel et le virtuel, c'est le message du film", ajoute-t-elle.


Pour les jeunes qui débutent, "c'est bien d'avoir une visibilité en ligne, c'est facile, ce sont des outils qu'on maîtrise bien". 


Selon elle, la mode physique "ne s'effacera pas" au profit du virtuel, mais "va évoluer avec cette nouvelle façon de penser et de communiquer". 


Lou Comte, master en maille et qui a fait une collection de vêtements près du corps conçus pour qu'on puisse danser avec, trouve "très intéressant le côté performance de cette présentation et le mélange de différents types d'art" contemporain. "Cela permet d'ouvrir le champ du possible et (d')interpeller plus de personnes", conclut-elle. 


La compositrice saoudienne Abeer Balubaid remporte le Concours de musique d'AlUla

La lauréate du Concours de musique d'AlUla, Abeer Balubaid, a reçu son prix des mains du maestro et président du jury Hany Farahat, du Dr Abdulrahman Alsuhaibani, vice-président de la Culture à la Commission royale pour AlUla, et de Hamad Alhomeidan, directeur des Arts et des Industries créatives à la Commission royale pour AlUla. (Photo fournie)
La lauréate du Concours de musique d'AlUla, Abeer Balubaid, a reçu son prix des mains du maestro et président du jury Hany Farahat, du Dr Abdulrahman Alsuhaibani, vice-président de la Culture à la Commission royale pour AlUla, et de Hamad Alhomeidan, directeur des Arts et des Industries créatives à la Commission royale pour AlUla. (Photo fournie)
  • Un événement destiné à célébrer et soutenir les talents musicaux du Royaume
  • Abeer Balubaid remporte le Concours de musique d'AlUla avec une œuvre inspirée de l'histoire, du patrimoine et des paysages emblématiques de la région

ALULA : La compositrice et pianiste saoudienne Abeer Balubaid a été désignée lauréate du Concours de musique d'AlUla lors d'une cérémonie organisée mercredi au Design Space AlUla.

En recevant son prix, Balubaid a déclaré : « C'est un honneur immense. Savoir que des visiteurs venus du monde entier découvriront cette composition en arrivant à AlUla est à la fois émouvant et inspirant.

« Cette œuvre établit un lien durable avec une destination d'une immense richesse culturelle. »

Le concours a été créé afin de célébrer et de soutenir les talents musicaux du Royaume, tout en encourageant les compositeurs à puiser leur inspiration dans la nature exceptionnelle, le patrimoine et l'identité culturelle d'AlUla.

Lancé par Arts AlUla, le pôle artistique et culturel de la Commission royale pour AlUla, le concours invitait les citoyens et résidents saoudiens à soumettre des compositions originales d'une durée de 30 à 60 secondes.

La composition gagnante de Balubaid sera diffusée sur la Route musicale d'AlUla, permettant aux visiteurs d'interagir avec une œuvre inspirée du site dès leur arrivée.

Le concours a attiré plus de 150 candidatures venues de tout le Royaume. Les deux finalistes étaient Ghida Knio et Abeer Balubaid.

Cette initiative a offert aux citoyens et résidents saoudiens une occasion unique de mettre en valeur leur créativité tout en contribuant à renforcer l'identité culturelle du Royaume.

Le jury était composé de Hany Farahat, président du jury, ainsi que d'Ines Abdeldayem, Mamdouh Saif et Hesham Nazih.

S'adressant à Arab News, Hany Farahat est revenu sur le processus de sélection et la manière dont le jury est parvenu à sa décision.

« Au total, 280 morceaux nous ont été transmis, à moi-même et aux membres du jury.

Nous ne savions pas à qui appartenaient ces œuvres. Nous ignorions s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme, d'un citoyen saoudien ou d'un résident. Chacun a voté individuellement sur la plateforme de Live Nation.

Une fois les 280 morceaux évalués, nous nous sommes réunis. Live Nation nous a présenté les résultats, révélant que nous avions tous retenu les mêmes dix meilleures œuvres. C'était une véritable surprise. Sans nous consulter ni connaître les candidats, nous étions parvenus au même classement : les dix, puis les cinq, ensuite les trois finalistes, avant de désigner le lauréat.

Ce qui m'a particulièrement réjoui, c'est qu'au final, je ne savais pas que la gagnante était une femme, qu'elle était saoudienne, ni même qu'elle avait été mon élève au sein de l'orchestre saoudien. »

Balubaid a expliqué à Arab News comment elle avait composé cette œuvre et en quoi AlUla l'avait inspirée.

« Cette composition évoque l'histoire d'AlUla. Il fallait transmettre cette énergie afin que les visiteurs puissent la ressentir avant même d'y entrer.

Je me suis donc plongée dans l'essence d'AlUla. J'ai étudié son histoire, ses montagnes, ses sculptures, sa beauté, sa profondeur et les histoires humaines qui s'y rattachent. J'ai ressenti une grande intensité.

Cette œuvre est très spéciale pour moi. Je l'ai écrite en 2019, après le décès de mon père. Qu'il repose en paix. Elle s'intitule "Le Passage de la lumière" (Tariq Al-Noor). On y ressent les différentes transitions émotionnelles qui la traversent.

J'ai immédiatement pensé qu'elle correspondait parfaitement à l'esprit d'AlUla. »

Elle a ajouté : « J'espère que cette musique suscitera chez les visiteurs un sentiment d'attente, de curiosité et de connexion émotionnelle. Plus que tout, j'espère qu'elle leur offrira une introduction mémorable à AlUla et qu'elle reflétera la créativité ainsi que la richesse culturelle qui caractérisent cette destination. »

Hany Farahat a conclu : « La scène musicale et artistique saoudienne se porte très bien. Elle est prometteuse et possède un potentiel immense.

Nos jeunes artistes débordent d'idées remarquables. Cette initiative constitue une véritable graine pour de nombreux projets futurs, d'où émergeront des talents dont nous serons fiers. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.