Le Liban enregistre une augmentation record du nombre de cas de coronavirus

Un travailleur désinfecte une pièce où des patients subissent des tests de dépistage de la Covid-19 à l'hôpital universitaire Rafik-Hariri de Beyrouth, au Liban. (Fichier Photo / Reuters)
Un travailleur désinfecte une pièce où des patients subissent des tests de dépistage de la Covid-19 à l'hôpital universitaire Rafik-Hariri de Beyrouth, au Liban. (Fichier Photo / Reuters)
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Publié le Vendredi 09 octobre 2020

Le Liban enregistre une augmentation record du nombre de cas de coronavirus

  • Les autorités libanaises comptent entamer une réouverture progressive des écoles lundi prochain, ce qui ne concerne à ce stade que les étudiants de cycle supérieur
  • La porte-parole de l'UNRWA, Hoda Samra, a révélé l’existence d’un foyer de contamination dans les camps de réfugiés palestiniens

BEYROUTH : le Liban a enregistré mercredi le plus grand nombre de cas de Covid-19 depuis février. Les 1 459 nouveaux cas ont porté le total à plus de 48 000, tandis que le nombre de décès a augmenté de 9 cas, portant le total à 433.

Parmi les cas enregistrés mercredi figurait l'ancien ministre libanais de la Justice le général Ashraf Rifi qui a annoncé il y a une semaine que son fils avait contracté le virus.

Le personnel médical est préoccupé par un nombre d'hôpitaux à Beyrouth près d’atteindre leur capacité maximale, en particulier dans les unités de soins intensifs (USI).

La porte-parole de l'UNRWA, Hoda Samra, a révélé l’existence d’un foyer de contamination dans les camps de réfugiés palestiniens. Elle affirme que les camps sont surpeuplés et que les gens ne s'engagent pas à rester chez eux ni à suivre des mesures préventives.

Les autorités libanaises comptent entamer une réouverture progressive des écoles lundi prochain, ce qui ne concerne à ce stade que les étudiants de cycle supérieur.

Hilda El-Khoury, directrice du département de conseil et d'orientation au ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, a déclaré : « Au départ, 60 000 étudiants sur les 120 000 actuellement inscrits dans les écoles intermédiaires et secondaires retourneront progressivement à l'école. Certains ne reviendront pas dans les deux prochaines semaines, puisqu’ils résident dans des secteurs confinés en raison de la propagation du virus. »

Le Comité chargé de superviser la préparation et la réaction à la Covid-19 au Liban a recommandé la fermeture de toutes les boîtes de nuit, des discothèques et des bars jusqu'à nouvel ordre. Le comité a également exigé d'identifier les villes avec un taux d'infection quotidien élevé sur une base hebdomadaire afin de les inclure dans la décision de fermeture.

Les décisions du Comité ont été largement critiquées par le Centre de rationalisation des politiques de la Faculté des sciences de la santé de l’université américaine de Beyrouth (AUB). Le centre a décrit l'état actuel de la Covid-19 au Liban comme « terrifiant, 10 % de tous les tests PCR donnent des résultats positifs ». En outre, « 80 % des lits de soins intensifs dédiés sont déjà occupés, certaines villes ont été mises en quarantaine, le respect des mesures préventives est inexistant, il n'y a pas d'évaluation claire de l'état de préparation des écoles dans ce contexte. Cela signifie que la situation actuelle ne permet certainement pas la réouverture des classes. »

Le Centre a affirmé : « La meilleure option maintenant est de poursuivre l'enseignement à distance », tout en soulignant que « le moment de la réouverture des écoles ne peut être déterminé par un nombre de jours, mais par une série de conditions de santé qui doivent être remplies. Parmi ces conditions, le suivi du taux de la transmission communautaire, la mise en œuvre d'un système de surveillance strict basé sur des tests, l’identification des cas contact et leur isolement, ainsi que la capacité d’une école à mettre en œuvre et maintenir les mesures préventives. »

On rapporte que 170 établissements d'enseignement à Beyrouth ont été endommagés lors de l'explosion dans le port du 4 août, ce qui laisse des conséquences quant à la poursuite de l'éducation de 70 000 étudiants et la vie de 7 600 enseignants.

Alors que les professionnels de la santé s'affairent à lutter contre la pandémie, la crise financière à laquelle le Liban est confronté a conduit la Banque du Liban à supprimer les subventions sur les équipements sanitaires, y compris ceux utilisés dans les hôpitaux. Le Liban pourrait également réduire les subventions sur les médicaments, le carburant et le blé en raison du manque de réserves en devises étrangères.

Suleiman Haroun, chef du Syndicat des hôpitaux privés, a mis en garde contre cette décision. Il a déclaré : « Les hôpitaux devront obliger les patients à payer la différence de coût de leur hospitalisation. »


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


 


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.