Tunisie: un nouveau conseil controversé de la magistrature prête serment

Le président de la Tunisie, Kais Saied. (AFP).
Le président de la Tunisie, Kais Saied. (AFP).
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Publié le Lundi 07 mars 2022

Tunisie: un nouveau conseil controversé de la magistrature prête serment

  • Le président Saied a dissous en février le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), une instance indépendante créée en 2016 pour nommer les juges
  • Suite à cette décision, de nouveaux membres «temporaires», nommés par M. Saied lui même, ont prêté serment lundi

TUNIS: Les membres d'un organe de supervision judiciaire "temporaire" ont prêté serment lundi, pour remplacer le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) dont la dissolution par le président Kais Saied a suscité une vague de critiques en Tunisie et à l'étranger.

"C'est un moment historique", marquant "l'indépendance réelle de la magistrature", a affirmé M. Saied lors de la cérémonie au palais présidentiels devant les membres du nouveau "Conseil supérieur temporaire de la magistrature" qu'il a lui même nommés.

Après avoir suspendu le Parlement élu et limogé le gouvernement en juillet, le président Saied avait dissous le 5 février le CSM, une instance indépendante créée en 2016 pour nommer les juges.

M. Saied, virulent critique d'une partie des juges qu'il accuse de corruption, estime que le CSM a notamment ralenti des enquêtes sur les assassinats en 2013 de deux militants de gauche, Chokri Belaid et Mohamed Brahmi.

Il accuse aussi le CSM d'être manipulé par le parti d'inspiration islamiste Ennahdha.

Le décret présidentiel instituant le nouveau conseil, donne au chef de l'Etat le pouvoir de révoquer "tout juge qui manque à ses devoirs professionnels". 

Il interdit aux juges de faire des grèves ou de "tenir toute action collective organisée qui pourrait perturber ou retarder le fonctionnement normal des tribunaux".

La dissolution de l'ancien CSM, vue comme une nouvelle dérive et un revers démocratique dans le berceau du Printemps arabe, a été vivement critiquée par des organisations locales et internationales.

Plusieurs manifestations ont été organisées en Tunisie pour protester contre cette mesure.  

"Depuis juillet, le président Saied a démantelé pratiquement tous les organes de contrôle de son pouvoir. Le CSM était le dernier bastion d'impartialité judiciaire", avait souligne Amnesty International.

Le CSM était composé de 45 magistrats, pour les deux tiers élus par le Parlement et qui désignaient eux-mêmes le tiers restant.


Le roi Salmane d’Arabie saoudite quitte l’hôpital après des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite a quitté vendredi soir l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le souverain y avait effectué des examens médicaux, avait indiqué plus tôt l’Agence.

Selon le communiqué, les résultats des examens se sont révélés « rassurants ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite annonce un nouveau soutien financier au gouvernement yéménite

Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
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  • Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi
  • Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires

RIYAD: L'ambassadeur saoudien au Yémen et superviseur du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume, sous les directives de ses dirigeants, a fourni un nouveau soutien au budget du gouvernement yéménite, visant à payer les salaires des employés de l'État dans tous les secteurs.

Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi. Ce paquet comprend la fourniture des dérivés du pétrole nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, ce qui contribuera à améliorer le niveau de vie des habitants du Yémen et à alléger leur fardeau quotidien.

Le poste d'Al-Jaber a souligné, en particulier, que tous les salaires des forces militaires et de sécurité liées au comité militaire supérieur lié à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite seront payés à partir de dimanche.

Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires en guise de moyen de pression. M. Al-Zubaidi est recherché par le gouvernement yéménite pour haute trahison et corruption.

L'ambassadeur a souligné que ces mesures s'inscrivaient dans le cadre du soutien aux efforts déployés par le gouvernement yéménite pour mettre en œuvre le programme de réforme économique, qui vise à assurer la stabilité financière et économique et à renforcer la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations fondamentales.