Droits des femmes: une «déferlante pour l'égalité» attendue dans les rues

Des femmes, participent à une marche organisée par la coordination féministe de la région Ile-de-France à Paris le 7 mars 2022. (AFP)
Des femmes, participent à une marche organisée par la coordination féministe de la région Ile-de-France à Paris le 7 mars 2022. (AFP)
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Publié le Mardi 08 mars 2022

Droits des femmes: une «déferlante pour l'égalité» attendue dans les rues

  • Dans cette «grève féministe», les revendications sont teintées de critiques envers la politique du gouvernement sortant: aux yeux des militantes, le quinquennat Macron représente «cinq ans de perdus»
  • Des défilés sont également prévus dans de nombreuses autres villes de France, à l'appel d'une soixantaine d'associations et de partis politiques

PARIS: Les collectifs féministes appellent mardi à une "déferlante pour l'égalité" et contre les violences sexistes, à l'occasion de la journée internationale pour les droits des femmes.


A Paris, les organisateurs attendent au moins 10 000 participants à la manifestation qui reliera la Gare du Nord à l'hôpital Tenon, pour "exiger des moyens contre les violences sexistes" et une lutte accrue contre les inégalités.


Des défilés sont également prévus dans de nombreuses autres villes de France, à l'appel d'une soixantaine d'associations et de partis politiques.


Dans cette "grève féministe", les revendications sont teintées de critiques envers la politique du gouvernement sortant: aux yeux des militantes, le quinquennat Macron représente "cinq ans de perdus" dans la lutte contre les inégalités de genre.


"Nous sommes parfaitement conscients qu'il reste beaucoup à faire" sur le sujet de l'égalité entre les femmes et les hommes, a convenu à la veille des manifestations le Premier ministre Jean Castex. 


Cependant "nous avons progressé, car le sujet, qui a longtemps été mis sous le tapis, est désormais porté sur la place publique", a poursuivi le chef du gouvernement, lors d'une visite aux militantes féministes qui viennent d'achever un tour de France à bord d'un "Train de l'égalité". 


A Paris, trois candidats de gauche à la présidentielle ont annoncé qu'ils se rendraient à la manifestation: l'écologiste Yannick Jadot, le communiste Fabien Roussel et la socialiste Anne Hidalgo. Tous trois veulent notamment rétablir un ministère de plein droit des droits des femmes, abondé d'un milliard d'euros affecté à la lutte contre les violences faites aux femmes. 


Une délégation de La France insoumise se joindra également au cortège, menée par la députée Clémentine Autain. 


Pour illustrer symboliquement les inégalités persistantes, les collectifs féministes appellent les femmes à débrayer mardi à 15h40, heure à partir de laquelle elles "travaillent gratuitement" chaque jour.


«Die-in» au Père Lachaise 
En moyenne, les femmes gagnent en effet 22,3% de moins que les hommes dans le secteur privé (hors agriculture), selon des données publiées mardi par l'Urssaf. Un tiers de cet écart s'explique par le fait que leur temps de travail global est inférieur, du fait du temps partiel ou des contrats courts: les femmes représentent ainsi 57,4% des CDD courts, mais 42,5% des embauches en CDI.


Et les salariées enceintes ou de retour de congé maternité sont encore trop souvent victimes de discrimination au travail, s'est inquiétée la Défenseure des droits, qui a publié lundi un "guide juridique" pour rappeler aux femmes que la loi les protège, et qu'elles ne doivent pas renoncer à se plaindre par peur de perdre leur emploi.


Les militantes entendent également dénoncer les "défaillances" des forces de l'ordre dans la prise en charge des victimes de violences. Pendant la manifestation parisienne, mardi, plusieurs centaines de manifestants ont ainsi  prévu un "die-in" devant le cimetière du Père Lachaise, pour rendre "femmage" (et non pas hommage) aux victimes de féminicides.  


Toutes ces doléances sont reprises dans les propositions de mesures envoyées par des associations aux candidats à la présidentielle. Plusieurs organisations, dont la Fondation des femmes et Oxfam, ont présenté un "pacte d'urgence" de dix mesures qu'elles espèrent voir mises en oeuvre dès le début du prochain quinquennat, dont un "Grenelle de l'égalité salariale".


Au travail, dans les relations ou à la maison, le sexisme reste ancré dans le quotidien des Français malgré leur volonté croissante de le combattre, a relevé de son côté le Haut conseil à l'égalité femmes-hommes, dans un rapport publié lundi. Six Françaises sur dix disent avoir subi un acte ou des propos sexistes dans la rue et les transports, 46% des femmes interrogées ont vécu des actes sexistes au travail, et 43% en sont victimes chez elles, selon les "chiffres alarmants" de ce baromètre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.


En France, les canicules à répétition s'invitent dans la recherche de logement

Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
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  • La chaleur devient un critère immobilier à part entière : exposition, étage, volets, ventilation, extérieur, arbres et climatisation pèsent davantage dans les choix
  • Face à des canicules plus fréquentes, les acheteurs se projettent sur le confort d’été à long terme et questionnent désormais l’habitabilité réelle des logements

PARIS: Climatisation, volets, arbres: les Français commencent à intégrer les fortes températures dans leurs critères de recherche de nouveau logement, conséquence des vagues de chaleur qui se succèdent et ne sont plus considérées comme des phénomènes isolés.

Exemple de cette évolution des comportements: Christian Tokoto, agent immobilier chez Guy Hoquet, a en vente "un appartement magnifique, avec de grandes vitres" en plein centre de Paris. Malgré "beaucoup de visites, les clients nous disent +trop chaud+, parce qu'il n'est pas traversant. Et donc, pour l'instant, il est toujours sur le marché !"

En France comme dans une grande partie de l'Europe, peu de régions échappent cet été à des températures qui dépassent régulièrement 35 voire 40°C, alors que les logements sont peu adaptés aux canicules et très rarement climatisés.

C'est le cas notamment des immeubles dits haussmanniens emblématiques de Paris, construits au XIXe siècle avec des toits en zinc ravissants sur les cartes postales mais qui chauffent fortement sous l'effet de la chaleur et du soleil.

"Au dernier étage d'un immeuble haussmannien la chaleur à l'intérieur devient vraiment insupportable", observe auprès de l'AFP Joseph Denke, agent immobilier chez FredéLion à Paris.

Il constate une évolution des critères depuis quelques mois, notamment une baisse de la demande pour l'exposition sud synonyme de soleil.

- Horizon "10-15 ans" -

La chaleur ressentie lors de la visite d'un studio de 14 m2 fait d'ailleurs douter un de ses clients, Camille Couturier, 30 ans. "Etre sous les toits c'est quelque chose qui peut être inquiétant, qui pourrait être un point négatif à l'appartement", relève-t-il à côté de la fenêtre ouverte du logement non-traversant.

En achetant un appartement, il se projette "au moins à 10-15 ans" et s'inquiète donc de savoir s'il pourra "utiliser cet appartement de manière vivable" ou "devoir fuir comme tout le monde parce qu'il fait trop chaud".

Alors que l'Europe occidentale a connu son début d'été le plus chaud enregistré selon l'observatoire européen du changement climatique, un logement sur deux en France serait une bouilloire thermique, surnom donné aux habitations qui se réchauffent très vite, estime le cabinet Pouget Consultants et Ignes.

Pour Sophie Bourg, directrice marketing de la plateforme d'annonces leboncoin immobilier, les canicules ne sont plus perçues par les Français "comme des épiphénomènes" mais "sont vraiment intégrées comme étant structurelles dans les choix résidentiels". "La fraîcheur, le confort d'été sont devenus un critère immobilier à part entière", assure-t-elle.

Un tiers des répondants à un sondage mené en ligne par la société en juin disaient ne pas exclure de déménager si les canicules s'intensifient.

- "Plus un tabou" -

Exposition, étage, piscine, volets, possibilité de faire des courants d'air, espaces extérieurs, terrasse ombragée et même présence d'arbres dans le quartier font désormais partie des critères et discussions que les professionnels de l'immobilier interrogés par l'AFP voient émerger.

Quant à la climatisation, sa possible généralisation a fait l'objet d'intenses débats politiques en France en début d'été, car elle est vue par certains comme un simple remède à l'inaction face au changement climatique et provoque des rejets de chaleur à l'extérieur.

Mais lors des recherches de logement, "ce n'est plus du tout un tabou", tranche Yann Jéhanno, président du réseau immobilier Laforêt.

"Les acquéreurs ne regardent plus seulement le logement, mais plutôt son habitabilité. Ils ne vont plus se contenter seulement du diagnostic de performance énergétique, mais interroger les agents immobiliers avec des questions très concrètes sur la température pendant la dernière vague de chaleur, s'il est possible d'aérer la nuit, si on dort bien dans les chambres", détaille-t-il.