Des associations s’activent pour l’égalité et les droits des femmes en Méditerranée

Pour Esther Fouchier, fondatrice du Forum Femmes Méditerranée, l’autonomie et l’indépendance financière des femmes sont les seules à pouvoir permettre de se battre pour l’égalité juridique. Capture d'écran de la vidéo.
Pour Esther Fouchier, fondatrice du Forum Femmes Méditerranée, l’autonomie et l’indépendance financière des femmes sont les seules à pouvoir permettre de se battre pour l’égalité juridique. Capture d'écran de la vidéo.
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Publié le Mardi 08 mars 2022

Des associations s’activent pour l’égalité et les droits des femmes en Méditerranée

  • Pour Esther Fouchier, fondatrice du Forum Femmes Méditerranée, l’autonomie et l’indépendance financière des femmes sont les seules à pouvoir permettre de se battre pour l’égalité juridique
  • Dans les pays du Maghreb, les associations qui activent dans le domaine des droits des femmes sont nombreuses

PARIS : Les thématiques de l’égalité et les droits des femmes sont au cœur des débats politiques et sociétaux sur les deux rives de la Méditerranée. Des associations de France, de Tunisie, d’Algérie ou du Maroc mènent un travail de terrain avec des projets concrets en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, la précarité et défendent l’égalité des droits et l’autonomisation des femmes.
Interview d’Esther Fouchier, fondatrice du Forum femmes Méditerranée

Un combat solidaire des femmes des deux rives

Lors de son intervention au Forum des mondes méditerranéens, qui s’est tenu les 7 et 8 février à Marseille, Esther Fouchier, fondatrice du Forum Femmes Méditerranée et vice-présidente et secrétaire générale de la Fondation des femmes de l’Euro-Méditerranée, a indiqué qu’avec son association et ses militantes, elle se battait pour l’égalité juridique entre hommes et femmes, précisant que ces dernières représentaient la moitié de l’humanité. Pour elle, seules l’autonomie et l’indépendance financière des femmes peuvent permettre de se battre pour l’égalité juridique.

Esther Fournier évoque les liens de solidarité concrets avec les militantes féministes des pays de l’autre rive de la Méditerranée. «Lorsque les femmes algériennes ont été victimes du terrorisme durant la décennie noire, nous avons été là pour les accueillir et les aider à se reconstruire, à récréer une famille et un environnement professionnel», confie-t-elle, en précisant que le combat qu’elle mène avec les associations du sud de la Méditerranée est aussi politique. «Ce n’est pas nous qui apportons la bonne parole, ce combat, nous le menons ensemble», nous explique-t-elle, citant les actions menées par la Fondation des femmes de l’Euro-Méditerranée à travers sa présidente Fouzia Assouli, une féministe marocaine de la Ligue démocratique pour les droits des femmes, et la vice-présidente, la Tunisienne Soukeina Bouraoui.

 

En bref

Après l’installation d’Atuge en Tunisie en 2019, Atuge France accompagne, depuis 2021, Atuge UK for Women afin de fédérer les actions dans l’accompagnement des femmes tunisiennes en Angleterre, France et Tunisie.

«Ensemble, nous défendons l’égalité juridique, qui n’est pas tout à fait applicable dans les pays du Maghreb», dit-elle en donnant l’exemple du Code de la famille considéré par les Algériennes comme inégalitaire. «Les femmes algériennes doivent avoir un tuteur pour tout ce qui concerne le juridique ou le civil comme le mariage», regrette-t-elle. «Les femmes ne sont pas des mineures, elles sont des êtres à part entière douées de raison et de capacités exceptionnelles, pourquoi leur demande-t-on d’obéir à des hommes?», s’interroge-t-elle. Et ajoute: «Nous ne sommes pas pour la complémentarité mais pour l’égalité des droits et des chances. Ce combat pour l’égalité juridique est un combat politique. Nous nous battons aussi pour l’indépendance des femmes en mettant en place des activités génératrices de revenus, en exploitant les possibilités dans les territoires et les localités comme dans le tourisme solidaire. De cette manière, elles prouvent à leurs familles qu’elles sont capables d’être indépendantes grâce à leurs emplois», affirme-t-elle.

Les associations dans l’action  

Dans les pays du Maghreb, les associations qui activent dans le domaine des droits des femmes sont nombreuses à l’image de Tharwa N’Fadhma N’Soumer (TNFS), une association algérienne qui porte le nom d’une révolutionnaire algérienne qui s’est soulevée, à la tête de 7000 hommes, contre l’armée française. Elle a été créée en 1997, en pleine décennie noire, et son objectif est de lutter contre le Code de la famille et toutes les discriminations institutionnelles exercées contre le genre féminin en Algérie.

Soukeina Bouraoui, professeur de droit et directrice exécutive du Centre de la femme arabe pour la formation et la recherche (Cawtar), une organisation non gouvernementale régionale et membre fondatrice du Forum international des femmes de la Méditerranée (FIFM), dont la mission est de lier les pays arabes et ceux de l’Europe du Nord, a initié et mène de nombreux projets et travaux autour de la question du genre dans le monde arabe.

«Nous sommes très fières de nos grands-mères et de nos ancêtres, car nous avons toutes des grands-mères qui ont été des leaders transformatifs de nos sociétés, les mères de Bourguiba et autres, qui sont pourtant non visibles. Ce que je recherche, dans mes travaux depuis quarante ans, c’est de pouvoir rendre visibles toutes ces femmes, surtout celles qui sont dans les territoires à lesquelles je rends hommage», a-t-elle précisé dans son intervention lors du Forum des mondes méditerranéens.   

Le rôle de la diaspora

L’Association des Tunisiens des grandes écoles (Atuge) a intégré dans son champ d’action la mise en avant du leadership au féminin. Fondée en 2015 et composée de 2 000 membres, elle a pour principale mission de mettre en lumière les carrières de femmes aux parcours professionnels remarquables et inspirants sur le plan international. Le groupe valorise le rôle joué par la femme tunisienne et son impact dans la société pour construire et façonner le monde de demain: un monde numérique et vert, et ce, dans des domaines technologiques stratégiques comme l’intelligence artificielle (IA), la Blockchain, l’Internet des objets (IdO), les biotechnologies et l’informatique, l’énergie et l’écologie.

«La Tunisie se hisse aux premiers rangs mondiaux de féminisation dans les disciplines d’avenir Stem (Sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) avec 58% des diplômés dans ce secteur qui sont des femmes, mais leur participation aux postes de décisions à haute responsabilité fait souvent défaut», explique à Arab News en français Meriem Chaabouni, l’une des fondatrices d’Atuge au féminin. «Nos initiatives autour des rôles modèles, du mentoring et du networking permettent d’accompagner des femmes à haut potentiel, de contribuer à leur développement professionnel et de leur permettre de réaliser leurs ambitions», précise-t-elle.  

Pour y parvenir, Meriem Chaabouni nous fait savoir que l’association organisait des événements annuels comme The EVE’nt. «L’un des moments forts est la table ronde Lumières sur Elles, où des femmes aux parcours exceptionnels et inspirants partagent leurs expériences», observe-t-elle. Lors de la précédente édition en 2019, Atuge au féminin a permis aux adhérentes d’échanger avec Asma Aïdi, membre du comité exécutif de Keolis, Sonia Bahri, conseillère du président à l'Unesco, chevalier de la légion d'honneur et Nozha Boujemaa, directrice scientifique et de l’innovation chez Median Technologies, ancienne conseillère du PDG de l’Inria en sciences de la donnée». Meriem Chaabouni ajoute que le prochain The Eve’nt aura lieu le 18 mars à la Maison des Polytechniciens dans le 7e arrondissement de Paris.


Canicule : énième journée écrasée par la chaleur avant une amélioration progressive

Le lit asséché du lac des Brenets, sur le Doubs, frontière naturelle entre l’est de la France et l’ouest de la Suisse, témoigne des effets de la nouvelle vague de chaleur qui frappe l’Europe centrale. (AFP)
Le lit asséché du lac des Brenets, sur le Doubs, frontière naturelle entre l’est de la France et l’ouest de la Suisse, témoigne des effets de la nouvelle vague de chaleur qui frappe l’Europe centrale. (AFP)
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  • Canicule : 75 départements restent en vigilance orange, avant une baisse des températures ce week-end

PARIS: La fraîcheur au bout du tunnel ? Une grande partie du pays fait face vendredi à une énième journée de canicule, qui met sous tension les corps et les esprits, asséchant aussi des territoires soumis au risque d'incendies, avant une baisse des températures prévues ce week-end.

A 6H00, le Finistère, les Côtes-d'Armor, la Manche et le Calvados sont repassés en vert, tandis que l'Ille-et-Vilaine a été rétrogradé en jaune par Météo-France, mais 75 départements restent en vigilance orange canicule.

"Vendredi, ces températures caniculaires se décaleront progressivement un peu plus vers l'est", a souligné le service de météorologie, permettant "d'amorcer une évolution vers une baisse progressive des températures sur le Nord-Ouest".

Débutée le 28 juillet, cette vague de chaleur a dépassé en durée celle de 2003, avec 17 jours de fortes chaleurs, a annoncé jeudi Météo-France.

Jeudi après-midi, Lauren, 31 ans, a "très chaud" devant un kiosque à journaux du centre de Paris d'où elle sort munie d'un petit trésor vert : un ventilateur portable qui vaporise de l'eau.

Il fait 37°C.

"C'est notre premier jour ici, nous n'avions pas réalisé à quel point il ferait chaud", reconnaît cette touriste venue de Manchester, en Angleterre.

Pascal Knittel a "la chance" de travailler "dans un cabinet climatisé". "Comme tout le monde", ce sexagénaire en a marre des canicules, "mais on s'adapte".

"C'est le réchauffement climatique, il faut en prendre conscience et il faut surtout prendre les mesures adaptées. Je pense qu'enfin les gens vont se réveiller", espère cet habitant d'Epinal (Vosges), qui vient régulièrement dans la capitale.

Les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, ont montré les climatologues. Ces vagues de chaleur sont appelées à encore se multiplier, s'allonger et s'intensifier.

- Incendie dans les Landes -

Avec un été 2026 brûlant et une sécheresse marquée qui favorise les incendies, les sapeurs-pompiers luttent depuis le début de la saison estivale contre les flammes sur une grande partie du territoire. Elles ont parcouru au moins 120.000 hectares, selon les estimations provisoires des autorités.

"Très déçus" par les promesses du ministre de l'Intérieur auquel ils sont venus réclamer jeudi plus de moyens, les sapeurs-pompiers professionnels ont appelé à la mobilisation nationale en septembre.

Laurent Nuñez a promis de leur présenter le 8 septembre un projet de loi de modernisation de la Sécurité civile très attendu.

Sur le terrain, les soldats du feu ne peuvent pas baisser la garde.

Dans les Landes, un feu a parcouru 600 hectares dans une parcelle de forêt de pins et provoqué 500 évacuations.

Vers minuit, les flammes étaient à quelques centaines de mètres de Luglon, petit bourg situé à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Biscarrosse, théâtre d'un incendie qui a ravagé 3.700 hectares fin juillet, et à une centaine de kilomètres au sud du mégafeu qui a parcouru plus de 40.000 hectares au même moment dans la Gironde voisine.

A Guérande, près du littoral très touristique de la Loire-Atlantique, un feu de végétation, "fixé", a provoqué jeudi l'évacuation d'environ 2.000 campeurs, selon la préfecture.

Sur la côte du Pas-de-Calais, les incendies qui sévissent depuis mercredi dans une zone naturelle touristique sont "contenus" mais toujours "non fixés", trois pompiers ayant été légèrement blessés, d'après les services de l'Etat.

Quatre départements sont vendredi au niveau "très élevé", le plus haut, de "danger feux" - Mayenne, Deux-Sèvres, Indre-et-Loire et Indre - et 57 autres au niveau "élevé", selon la Météo des forêts.

Une grande partie du pays fait l'objet de mesures de restrictions des usages de l'eau, 72 départements étant en situation de "crise" au regard de la sécheresse, selon le site gouvernemental VigiEau.

A ce stade, cette vague de chaleur est la troisième la plus longue jamais enregistrée dans le pays, derrière juillet 2006 (21 jours) et juillet 1983 (23 jours).

Elle est aussi la troisième vague de chaleur de l'été, après celle exceptionnellement intense de fin juin et celle du 4 au 19 juillet. Avant cela, un épisode caniculaire précoce avait eu lieu fin mai.


Besançon: trois personnes gravement blessées par arme à feu

Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet. Photo d'illustration. (AFP)
Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Une troisième homme, également blessé par arme à feu s'est rendu de lui-même au CHU de Besançon où il a été hospitalisé avec un pronostic vital engagé, ont-ils ajouté
  • Les victimes sont toujours hospitalisées jeudi matin, mais le parquet de Besançon a indiqué à l'AFP que les pronostics vitaux n'étaient plus engagés, après un nouveau bilan médical

BESANCON: Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet.

Des hommes se trouvaient devant une épicerie, dans le quartier populaire de Planoise, lorsqu'un véhicule est arrivé avec à son bord plusieurs individus qui ont tiré dans leur direction, avec deux armes différentes, selon les premiers éléments de l'enquête de police, a indiqué à l'AFP le parquet de Besançon.

Deux hommes âgés de 20 et 40 ans ont été blessés par balles et pris en charge par les secours avec un pronostic vital engagé, mercredi à 23 heures, selon les pompiers.

Une troisième homme, également blessé par arme à feu s'est rendu de lui-même au CHU de Besançon où il a été hospitalisé avec un pronostic vital engagé, ont-ils ajouté.

Les victimes sont toujours hospitalisées jeudi matin, mais le parquet de Besançon a indiqué à l'AFP que les pronostics vitaux n'étaient plus engagés, après un nouveau bilan médical.

"Aucun suspect n'a été interpellé pour le moment", a précisé le parquet.

Deux armes auraient été utilisées lors de la fusillade: une arme de type kalachnikov avec un calibre 7,62 et un fusil utilisant des munitions type chevrotine.

Les enquêteurs explorent "toutes les pistes", dont "l'hypothèse d'un règlement de compte lié au trafic de stupéfiants", précise le parquet.

La gendarmerie du Doubs a retrouvé un véhicule incendié à Montferrand-le-Château, près de Besançon, qui pourrait être celui des auteurs. Des constatations sont en cours.

L'enquête a été confiée aux policiers de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Besançon.


«A bout», les pompiers reçus au ministère de l'Intérieur pour réclamer des moyens

Les syndicats des sapeurs-pompiers professionnels doivent être reçus jeudi midi place Beauvau par le ministre de l'Intérieur, auquel ils entendent rapporter la colère des soldats du feu, qui demandent davantage de moyens et d'hommes en pleine saison des incendies. (AFP)
Les syndicats des sapeurs-pompiers professionnels doivent être reçus jeudi midi place Beauvau par le ministre de l'Intérieur, auquel ils entendent rapporter la colère des soldats du feu, qui demandent davantage de moyens et d'hommes en pleine saison des incendies. (AFP)
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  • "On attend des engagements clairs. Ca fait des années qu'on nous trimballe", prévient auprès de l'AFP David Saquet, d'Unsa Sapeurs-pompiers
  • Le responsable syndical fait référence au "Beauvau de la sécurité civile", une concertation de douze mois lancée mi-2024 qui devait déboucher sur une ambitieuse loi de modernisation d'un système jugé à bout de souffle

PARIS: Les syndicats des sapeurs-pompiers professionnels doivent être reçus jeudi midi place Beauvau par le ministre de l'Intérieur, auquel ils entendent rapporter la colère des soldats du feu, qui demandent davantage de moyens et d'hommes en pleine saison des incendies.

Les neufs syndicats représentatifs des services d'incendie et de secours (Sdis), réunis en intersyndicale, seront reçus par Laurent Nuñez "dans le contexte de la lutte contre les feux de forêt", a-t-on confirmé dans l'entourage du ministre.

Dans un communiqué commun, l'intersyndicale des pompiers dénonce la "dégradation continue des conditions d'exercice des missions de Sécurité civile", qui se traduit par des "effectifs insuffisants", des "moyens à la traîne", ou encore des "équipements vieillissants".

La France compte quelque 44.000 pompiers civils professionnels, auxquels s'ajoutent 200.000 volontaires dans les Sdis et un peu plus de 13.000 militaires à Paris et Marseille.

"La colère gronde" chez les pompiers professionnels, dont "les personnels sont à bout", ajoutent les syndicats, qui ont prévu une conférence de presse à l'issue de la rencontre.

"On attend des engagements clairs. Ca fait des années qu'on nous trimballe", prévient auprès de l'AFP David Saquet, d'Unsa Sapeurs-pompiers.

Le responsable syndical fait référence au "Beauvau de la sécurité civile", une concertation de douze mois lancée mi-2024 qui devait déboucher sur une ambitieuse loi de modernisation d'un système jugé à bout de souffle, avec des financements supplémentaires à la clé, mais resté lettre morte pour l'heure.

"On ne veut pas être qualifiés de héros, on veut qu'on nous donne des moyens", explique à l'AFP Ludovic Goblet, vice-président de la Spasdis-CFTC.

A l'unisson, les syndicats demandent que "l'Etat ouvre le robinet" du financement, aujourd'hui assumé par les collectivités, et qu'il lance un "recrutement massif de sapeurs-pompiers professionnels".

"Les feux de forêt cet été, qui ont été d'une ampleur exceptionnelle mais qui vont devenir la norme, ont démontré qu'on va droit dans le mur", juge Ludovic Goblet.

Quelque 120.000 hectares ont été parcourus par les flammes en France depuis le début de l'été, selon les estimations provisoires des autorités.

"Il y a eu un Beauvau de la sécurité civile, des conclusions doivent en être tirées. Mais (...) il y a aussi beaucoup de moyens qui ont été mis sur la table ces dernières années, en particulier ces trois dernières, où on a purement et simplement doublé le nombre d'engins aériens à disposition des pompiers", a opposé mardi Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.

"C'est parce qu'on a ce niveau de soutien, ce niveau de moyens, qu'on arrive beaucoup plus que dans d'autres pays européens comparables à éteindre les incendies plus vite", a-t-il ajouté.

Des déclarations froidement accueillies par les syndicats avant d'être reçus à Beauvau.