Femmes de pouvoir: la princesse Reema bent Bandar

La princesse Reema bent Bandar prend la parole lors du World Defense Show (Photo, AN).
La princesse Reema bent Bandar prend la parole lors du World Defense Show (Photo, AN).
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Publié le Mercredi 09 mars 2022

Femmes de pouvoir: la princesse Reema bent Bandar

  • Le Royaume a ouvert la voie aux candidatures des femmes aux postes ayant trait à la défense en février 2021
  • La princesse a les efforts des travailleuses dans les métiers de première necessité durant la pandémie

RIYAD: La princesse Reema bent Bandar, ambassadrice d'Arabie saoudite aux États-Unis, a salué le «chemin rapide» vers l'égalité des sexes dans le Royaume, en particulier dans le secteur militaire.
Le Royaume a ouvert la voie aux candidatures des femmes aux postes ayant trait à la défense en février 2021, le premier groupe de femmes soldats ayant obtenu leur diplôme à la suite d'un programme de formation de quatorze semaines en septembre de l'année dernière.
Dans un discours inaugural au World Defense Show à Riyad le 7 mars, la princesse Reema a affirmé que «l'égalité des sexes dans le Royaume emprunte un chemin rapide». «Depuis l’annonce faite en ce sens il y a deux ans, nous voyons nos recrues désormais aux premières lignes», a-t-elle ajouté.
«Nous sommes une jeune nation, dont les deux tiers de la population ont moins de 35 ans, et il est hors de question d’interdire aux femmes de s’engager dans l'armée. Elles sont indispensable pour le succès du Royaume», a déclaré la princesse.
Selon la princesse Reema, les femmes sont très efficaces pour résoudre les conflits. Elle a cité des exemples dans sa vie où les femmes ont joué un rôle crucial pour garantir la paix au sein de la famille et dans les entreprises.
Elle a précisé que l'Arabie saoudite avait atteint l'égalité au niveau de la rémunération des hommes et des femmes travaillant dans l'armée.
La princesse a également salué les efforts des travailleuses dans les métiers de première nécessité durant la pandémie, affirmant que leur travail avait contribué à réduire les taux de mortalité et de contamination dans le pays.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Six morts dans l’explosion d’un dépôt d'armes au Yémen

Au moins six personnes ont été tuées et trente autres blessées mardi dans la province d'Abyan, au sud du Yémen (Capture d'écran).
Au moins six personnes ont été tuées et trente autres blessées mardi dans la province d'Abyan, au sud du Yémen (Capture d'écran).
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  • Des habitants désemparés recherchent leurs proches disparus
  • Al-Qaïda est présumée active dans cette région

AL-MUKALLA: Au moins six personnes ont été tuées et plus de trente personnes blessées mardi dans deux fortes explosions qui ont détruit un entrepôt d'armes dans la province d'Abyan, au sud du Yémen.

La première explosion s'est produite le matin à l'intérieur d'un marché populaire très fréquenté, près du dépôt d'armes de Lawder, une grande ville de la province. Alors que des dizaines de personnes fuyaient le site du désastre, une seconde détonation s’est produite dans le bâtiment de deux étages abritant le dépôt.

Les autorités n’ont pas été en mesure de donner un bilan précis du nombre de victimes face au flux de personnes mortes et blessées arrivant à l’hôpital de Lawder. Leurs proches, à la recherche de parents ou amis disparus ont assailli le lieu, le personnel soignant en profitant pour faire appel à des dons de sang.

Mal équipé et manquant de personnel, l’hôpital a été contraint de renvoyer les cas graves vers des centres de soins plus adaptés à Abyan et Aden.

Les autorités ont ouvert une enquête sur ces explosions. L’organisation Al-Qaïda est réputée active dans la région et de telles doubles explosions successives sont une tactique terroriste connue visant à augmenter le nombre de victimes.

Abyan est une province contestée entre le gouvernement internationalement reconnu et les séparatistes fidèles au Conseil de transition du Sud. Elle fut le site de combats acharnés en 2019 et 2020, qui ont coûté la vie à de nombreux soldats et combattants de la milice houthie.

La branche yéménite d'Al-Qaïda a profité de l'anarchie dans la province pour opérer un retour.

Des militants présumés de l’organisation détiennent toujours cinq employés de l'ONU qui avaient été enlevés en février lors d’une mission sur le terrain, à proximité de la ville d’Aden.

Les responsables locaux et les médiateurs tribaux n'ont pas réussi à obtenir la libération des otages auprès des ravisseurs. Ces derniers exigeaient un échange de prisonniers en plus d’une rançon de milliers de dollars.

Ailleurs au Yémen, les envoyés de l'UE ont demandé à la milice houthie de mettre en œuvre les éléments de la trêve négociée par l'ONU, principalement en levant le siège sur la ville de Taïz.

Les ambassadeurs de France et d'Allemagne, et l'envoyé spécial suédois au Yémen ont appelé Hussein al-Azi, un dirigeant houthi, pour lui demander d'accepter la proposition de l'ONU d'ouvrir les routes de Taïz. Al-Azi avait menacé de reprendre les opérations militaires dans l’importante province de Marib.

Les ambassadeurs ont demandé au dirigeant houthi de s'engager de manière constructive dans la proposition de l'envoyé de l'ONU au Yémen et de créer un «discours public positif».

Il est «grand temps de continuer à répondre aux attentes des Yéménites, qui veulent la paix et en ont besoin», a déclaré la mission de l'UE au Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Algérie annonce la réouverture des sa frontière avec la Tunisie

Le président tunisien Kais Saied serre la main du président algérien Abdelmajid Tebboune à l'aéroport international de Tunis-Carthage (Photo, AFP).
Le président tunisien Kais Saied serre la main du président algérien Abdelmajid Tebboune à l'aéroport international de Tunis-Carthage (Photo, AFP).
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  • Les liaisons aériennes et maritimes entre les deux pays avaient repris en juin 2021
  • Les deux pays avaient fermé leurs frontières terrestres en mars 2020

ALGER: L'Algérie, grande pourvoyeuse de touristes à la Tunisie, va rouvrir à la mi-juillet la frontière terrestre entre les deux pays, fermée depuis 2020 en raison de la Covid-19, a annoncé le président algérien Abdelmadjid Tebboune mardi.

"Nous avons pris une décision conjointe de rouvrir les frontières terrestres à compter du 15 juillet", a déclaré M. Tebboune à l'aéroport d'Alger aux côtés de son homologue tunisien Kais Saied qui s'apprêtait à quitter le pays après avoir assisté aux festivités marquant le 60e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie.

Jusque-là, le trafic routier entre les deux pays se limitait au transport de marchandises.

Les deux pays avaient fermé leurs frontières terrestres en mars 2020 pour endiguer la propagation du coronavirus.

Le secteur du tourisme en Tunisie a sérieusement pâti de cette fermeture, l'Algérie étant une grande pourvoyeuse de touristes au pays voisin, particulièrement durant la saison estivale.

Avant la pandémie du coronavirus, plus de trois millions d'Algériens se rendaient chaque année en Tunisie, selon des médias locaux.

Les liaisons aériennes et maritimes entre les deux pays avaient repris en juin 2021.


Le Maroc redémarre des centrales à gaz grâce à l'Espagne

Gazoducs d’Enagas de Barcelone (Photo, AFP).
Gazoducs d’Enagas de Barcelone (Photo, AFP).
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  • Le GNL servira notamment au redémarrage des stations à gaz de Tahaddart et Aîn Béni Mathar
  • L'Algérie avait menacé en avril de rompre son contrat de fourniture de gaz à l'Espagne

RABAT: Le Maroc a annoncé mardi la remise en service de deux grandes centrales électriques grâce à du gaz naturel liquéfié (GNL) acheminé depuis l'Espagne via le Gazoduc Maghreb Europe (GME), après la décision d'Alger de ne plus approvisionner le royaume en gaz.

"Le royaume du Maroc assure son approvisionnement en gaz naturel en concluant des contrats d’achat de GNL (gaz naturel liquéfié) sur le marché international et en utilisant les infrastructures gazières des opérateurs espagnols et le Gazoduc Maghreb-Europe", selon un communiqué de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) et de l’Office national des hydrocarbures et des Mines (ONHYM).

Ce GNL servira notamment au redémarrage des stations à gaz de Tahaddart et Aîn Béni Mathar, dans le nord du Maroc, autrefois alimentées par le gaz algérien.

Désormais l'approvisionnement des deux centrales -- qui fournissent entre 10% et 17% de la production nationale d'électricité, selon des médias locaux -- est "assuré par le GME via l’interconnexion gazière Maroc-Espagne fonctionnant en mode flux inverse", précise le communiqué.

L'acheminement du gaz vers le Maroc a commencé le 28 juin "sur la base des relations commerciales et du bon voisinage", avaient indiqué à l'AFP des sources du ministère espagnol de la Transition écologique, assurant qu'il ne s'agissait pas de gaz algérien.

L'Algérie avait menacé en avril de rompre son contrat de fourniture de gaz à l'Espagne si Madrid venait à acheminer du gaz algérien "vers une destination tierce", une référence implicite au Maroc.

Fin octobre, Alger avait décidé de ne pas renouveler le contrat du GME sur fond d'escalade de tensions entre les deux voisins du Maghreb autour de l'épineux dossier du Sahara occidental.

Depuis, Rabat cherche à diversifier les pistes pour couvrir ses besoins.

Fin novembre, une société britannique Sound Energy et l'ONEE ont signé un accord de fourniture de gaz naturel de la concession de Tendrara (est).

Sound Energy s'engage à produire et à livrer à pays jusqu'à 350 millions de mètres cubes de gaz naturel liquéfié par an, sur une durée de 10 ans.