« La situation au Liban est très dangereuse », met en garde la Ligue arabe

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a appelé les États et les donateurs à « ne pas laisser les Libanais seuls durant ces temps difficiles ». (Ryad KRAMDI/AFP)
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a appelé les États et les donateurs à « ne pas laisser les Libanais seuls durant ces temps difficiles ». (Ryad KRAMDI/AFP)
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Publié le Jeudi 16 juillet 2020

« La situation au Liban est très dangereuse », met en garde la Ligue arabe

  • Le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmad Aboul Gheit a émis des craintes concernant « la paix civile dans le pays »
  • « La réaction de la classe politique à la crise ne reflète pas ce que nous avions espéré en termes de responsabilité nationale », a déploré le diplomate

Le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmad Aboul Gheit a estimé jeudi que « la situation au Liban est très dangereuse et dépasse une simple crise économique ou inflation ». Dans un entretien accordé à l’Agence d’information du Moyen-Orient, M. Aboul Gheit a indiqué que « cette crise globale a des conséquences sociales et politiques graves et risquerait malheureusement de déraper vers une situation encore plus difficile ».

Le diplomate égyptien a émis des craintes concernant « la paix civile dans le pays », « menacée par les énormes pressions économiques et sociales auxquelles les Libanais sont soumis ».

Le Liban vit la pire crise économique de son histoire, marquée par une dépréciation inédite de sa monnaie et une explosion de l'inflation. Près de la moitié de la population libanaise vit dans la pauvreté et 35% de la population active est au chômage.

« Je ressens vraiment, indépendamment de toute considération politique, la souffrance du peuple libanais, qui a vu son revenu baisser considérablement et s’est soudainement retrouvé sous le seuil de pauvreté, en raison de problèmes dont il n’est pas responsable », a ajouté le secrétaire général.

Et de poursuivre : « La moitié des Libanais vit maintenant sous le seuil de pauvreté, alors que le quart vit sous le seuil de pauvreté extrême. Cette situation est très inquiétante dans un pays à la composition très particulière. C’est pour cela que je comprends parfaitement la douleur des Libanais et je la ressens en voyant les drames sociaux, comme les suicides des citoyens incapables de subvenir aux besoins nécessaires de leurs familles ».

« J’espère sincèrement que la classe politique prendra en considération cette souffrance sans précédent car, jusqu'à présent, la réaction de la classe politique à la crise ne reflète pas ce que nous avions espéré en termes de responsabilité nationale. Malheureusement, les intérêts étroits prévalent toujours sur les intérêts du pays, et c’est ce qui aggrave la crise », a-t-il ajouté.

Abou el-Ghait a par ailleurs appelé les États et les donateurs à « ne pas laisser les Libanais seuls durant ces temps difficiles », affirmant qu’ « il faut impérativement trouver une solution pour sortir de cette crise économique ».


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.