Que va proposer Art Dubai cette année?

L'exposition se tiendra à Madinat Jumeirah du 11 au 13 mars et présentera plus de cent galeries de quarante-quatre pays. (Photo, fournie)
L'exposition se tiendra à Madinat Jumeirah du 11 au 13 mars et présentera plus de cent galeries de quarante-quatre pays. (Photo, fournie)
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Publié le Jeudi 10 mars 2022

Que va proposer Art Dubai cette année?

L'exposition se tiendra à Madinat Jumeirah du 11 au 13 mars et présentera plus de cent galeries de quarante-quatre pays. (Photo, fournie)
  • L'édition de cette année comprendra Art Dubai Digital, une nouvelle section qui présente de manière accessible le monde de l'art numérique
  • Une série de «Bybit Talks» explore les fondements du monde de l'art numérique; il s’agit d’une nouveauté ajoutée cette année au Global Art Forum

DUBAÏ: Alors que les amateurs d'art attendent avec impatience l'ouverture d'Art Dubai ce week-end, Arab News s'est entretenu avec le directeur artistique de la foire, Pablo de Val, qui a évoqué la 15e édition de cet événement. 

La foire se tiendra à Madinat Jumeirah du 11 au 13 mars et présentera plus de cent galeries de quarante-quatre pays. 

L'édition de cette année comprendra Art Dubai Digital, une nouvelle section qui présente de manière accessible le monde de l'art numérique.  

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Pablo de Val est le directeur artistique de la foire. (Photo, fournie) 

De Val déclare à Arab News: «Notre intention est d’élaborer un pont entre l’univers de l'art traditionnel et celui de l'art numérique. Il s’agit aussi de créer un croisement destiné à toutes les générations à travers lequel nous conceptualisons à la fois des choses qui existent depuis les années 1980 et d’autres beaucoup plus récentes.» 

L'exposition présentera également les sections habituelles de la galerie, c’est-à-dire l'art contemporain, l'art moderne et le Bawaba (site de nouvelles, de blogging et de médias dont le siège se trouve à Amman; il possède un bureau à Dubaï, NDLR). 

Une série de «Bybit Talks» explore les fondements du monde de l'art numérique; il s’agit d’une nouveauté ajoutée cette année au Global Art Forum. 

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LoVid, Hugs on Tape, 2021. (Photo, fournie) 

Fernando Garcia-Dory, l'artiste commissionné par Art Dubai pour 2022, créera une nouvelle œuvre d'art, Inland, qui porte sur le passé, le présent et l'avenir de la ville émiratie.  

Les visiteurs et le public auront également l’occasion de découvrir le travail de l'artiste espagnol dans divers lieux de Dubaï. 

Pablo de Val a évoqué les préoccupations liées à la Covid-19; il a évoqué les préparatifs de cette édition de l'exposition. 

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Mohammed Nafay, The Falling Astronaut, 2020. (Photo, fournie) 

«Je pense qu'il serait étrange, à ce stade, de ne pas faire référence à la pandémie», confie-t-il. «Ce qui est merveilleux, avec Art Dubaï, c’est que cet événement réunit des gens du monde entier. Le fait que les réglementations et les restrictions changent constamment constitue l’un des défis auxquels nous sommes confrontés.»  

Il ajoute: «La priorité a toujours été le bien-être de nos exposants et de nos invités, mais c'est un objectif dont les modalités évoluent constamment.» 

Art Dubai, qui était une foire à ses débuts, s’est transformé en une communauté, explique Pablo de Val. 

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Albarran Bourdais, Marco Castillo, Maria Victoria, 2021. (Fournie) 

Aujourd'hui, le directeur artistique affirme que Dubaï est considéré comme une plaque tournante pour les arts dans la région. Art Dubai agit en effet comme un catalyseur pour la scène artistique, florissante, de la ville.  

Selon lui, cet événement a contribué à promouvoir Dubaï en tant que centre artistique mondial. 

«Dans le passé, c’était la scène artistique occidentale qui dominait le discours artistique critique et, traditionnellement, de nombreux artistes de ces régions étudiaient à Paris, à New York ou à Londres, car c'est dans ces villes que l’on trouvait la meilleure éducation artistique», indique-t-il. 

«Je suis heureux de pouvoir dire que cela commence à changer, en particulier pour les artistes de l’hémisphère sud, et qu'il y a désormais ici plus d'opportunités que jamais», conclut-il. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

Art Dubaï: les galeries françaises fidèles au rendez-vous
Par Arab News en Français -

Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ahmad Kaabour : la voix de Beyrouth s’éteint à 71 ans

Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
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  • Ahmad Kaabour est décédé à 71 ans à Beyrouth, après une longue lutte contre le cancer, laissant un héritage musical engagé et profondément lié à la mémoire de la ville
  • Son répertoire transforme Beyrouth en protagoniste, célébrant sa résilience, sa culture et ses traditions à travers plus de quatre décennies de carrière

​​​​​DUBAÏ: La disparition d’Ahmad Kaabour marque un chapitre essentiel de la mémoire musicale de Beyrouth. Figure emblématique de la chanson engagée et du patrimoine musical libanais, Kaabour aura traversé les décennies comme un témoin sonore des douleurs et des renaissances de sa ville natale. 

L’artiste s’est éteint à Beyrouth à l’âge de 71 ans, après une longue lutte contre le cancer. Né dans la capitale libanaise en 1955, il laisse derrière lui un héritage musical profondément ancré dans l’histoire et l’identité de la ville. Sa disparition marque la fin d’une voix qui a su chanter à la fois la douleur, l’espoir et la résilience de Beyrouth et du Liban.

Né dans une famille d’artistes, Kaabour commence à composer dès l’adolescence. En 1975, alors que le Liban s’enfonce dans la guerre civile, il compose la musique de « Ounadikom », sur des paroles du poète palestinien Tawfiq Ziad. La chanson devient un hymne de protestation et de solidarité, traversant générations et frontières.

Au fil des années, Kaabour travaille aux côtés de figures majeures de la scène libanaise, devenant partenaire artistique de Ziad Rahbani et Marcel Khalifé, tout en naviguant entre engagement politique et sensibilité populaire. 

Cette ouverture à des influences internationales se manifeste également dans son adaptation de « Baddi Ghanni Lannas », version arabe de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, parue en 1985 sur l’album Différences. Dans cette relecture, Ahmad Kaabour conserve la mélodie poignante et épurée de l’original, tout en y insufflant des paroles arabes ancrées dans les réalités libanaises et, plus largement, arabes.

Là où Berger chantait l’exil et la marginalité, Kaabour en élargit la portée pour en faire un hymne à la dignité et à la présence des peuples, fidèle à son engagement artistique. Cette collaboration indirecte — où Berger est crédité pour la musique et Kaabour pour l’adaptation — illustre sa capacité à faire dialoguer les cultures tout en restant profondément enraciné dans son identité.

Le lien avec Beyrouth reste central dans son œuvre. « La3younak » (1993) est une véritable déclaration d’amour à la ville, diffusée largement dans les années 1990, notamment sur Future TV, et incarnant l’esprit d’une capitale en reconstruction  derrière sa mélodie douce et nostalgique, c’est une ville-personne qui se dessine : aimée, fragilisée, mais toujours debout. 

Cette fibre beyrouthine traverse aussi d’autres titres. Dans ses reprises, comme « Shu Beddak » après l’explosion du port de 2020, Kaabour transforme une chanson populaire en élégie contemporaine, appelant à la mémoire et à la responsabilité collective. Dans des registres plus festifs, comme « Allou Al Bayarek », associé aux traditions du Ramadan à Beyrouth, il célèbre les rituels et la vie quotidienne de la ville, inscrivant son œuvre au cœur de la culture et des traditions locales.

Au-delà de ses succès pour adultes, Kaabour n’a jamais négligé le jeune public. Ses spectacles pour enfants, souvent avec la troupe Firkat al-Sanabel et le Théâtre libanais de marionnettes, évitaient la simplification, mêlant rythme, histoire et réflexion sur le monde. Pour lui, la musique était un pont entre générations et un moyen de transmettre mémoire et émotion.

Avec plus de quatre décennies de carrière, Ahmad Kaabour laisse un héritage unique : Beyrouth, avec toutes ses blessures et ses espoirs, comme protagoniste de sa musique. Sa voix restera à jamais l'écho de la ville qu’il a tant aimée.


Le décès de Loana pourrait être dû à une chute, selon le parquet

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
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  • Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies
  • "A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur

NICE: Le décès de Loana, première vedette de la télé-réalité en France, retrouvée morte mercredi à son domicile à Nice, pourrait être dû à une chute, sans intervention d'un tiers, a annoncé jeudi le procureur de Nice, Damien Martinelli.

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours.

La porte de l'appartement étant fermée à clé de l'intérieur, les pompiers sont entrés par une fenêtre. Loana était "manifestement décédée depuis plusieurs jours", et son chien a également été retrouvé mort, selon le communiqué du procureur.

Une plaie à l'arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies.

"A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur.

La France avait découvert Loana Petrucciani (de son nom complet) en avril 2001 lorsqu'elle a vécu avec d'autres anonymes dix semaines durant 24 heures sur 24 sous l'oeil des caméras de M6.

Le succès du "Loft" a été immédiat et phénoménal et l'émission, considérée comme culte, a inspiré une série pour la plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, en 2024.

Mais Loana a quitté peu à peu le monde du show business et entamé un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.

"On peut dire que nous avons vécu un conte de fées. Une vie que jamais nous n'aurions osé imaginer. Un rêve éveillé, intense. Et puis, je t'ai vue tomber, te redresser, te battre, lutter, céder... Tu as tout donné, jusqu'au bout", a témoigné sur Instagram le chroniqueur Steevy Boulay, autre "lofteur" de la première édition.