Mediapart se porte bien et veut élargir son public

Le logo de Mediapart dans les anciens locaux du média, à Paris. (Photo, AFP)
Le logo de Mediapart dans les anciens locaux du média, à Paris. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 16 mars 2022

Mediapart se porte bien et veut élargir son public

  • Pour 2021, le nombre d'abonnements se monte à 213 533, a indiqué Mediapart lors de sa conférence de presse annuelle de résultats
  • Le chiffre d'affaires est en légère hausse (21,3 millions d'euros contre 20,4 en 2020) et le bénéfice net est stable, juste au-dessus des 4 millions d'euros

PARIS : Le site d'information en ligne Mediapart a confirmé sa bonne santé l'an dernier en se maintenant au-dessus des 200 000 abonnés, et veut toucher un public plus jeune et plus large grâce à de nouveaux formats, notamment vidéo, a-t-il annoncé mardi.

Pour 2021, le nombre d'abonnements se monte à 213 533, a indiqué Mediapart lors de sa conférence de presse annuelle de résultats.

Fin 2020, le site né en 2008 avait dépassé pour la première fois les 200 000 abonnés (218 000). Mais cette année-là avait été marquée par une croissance exceptionnelle, attribuée au "besoin de s'informer" dû à la pandémie de Covid, a expliqué Cécile Sourd, sa directrice administrative et financière.

"Nous abordions l'année 2021 dans l'expectative, et elle nous a apporté de bonnes surprises", a-t-elle assuré.

Le chiffre d'affaires est en légère hausse (21,3 millions d'euros contre 20,4 en 2020) et le bénéfice net est stable, juste au-dessus des 4 millions d'euros.

"L'indépendance est durablement rentable", s'est félicitée Mme Sourd, en référence au modèle économique de Mediapart.

Le chiffre d'affaires dépend "à 98% des abonnés" et le média réputé pour ses investigations est financé "sans publicité, sans mécène, sans subvention de l'Etat et sans accord avec les grandes plateformes" internet comme Google et Facebook.

Si 2021 a confirmé l'existence d'une "base solide de lectorat", selon Mme Sourd, Mediapart cherche désormais à toucher "un public plus jeune, plus populaire, plus divers", a expliqué Carine Fouteau, sa codirectrice éditoriale.

Il insiste pour cela sur certaines thématiques, dont "le climat, le genre, les violences policières ou la diversité", a-t-elle poursuivi.

Cet "élargissement" du public passe aussi par de nouveaux formats, parallèlement à l'écrit.

Mediapart propose ainsi des enquêtes vidéos (comme celle qui portait récemment sur les accusations de violences sexuelles contre Eric Zemmour) ou des podcasts (dont "la relève", consacré aux jeunes).

De même, l'émission en ligne "A l'air libre" (en direct et en accès libre du lundi au jeudi à 19h00), lancée pendant le confinement du printemps 2020, a atteint "son rythme de croisière", selon Mme Fouteau.

Mediapart a également coproduit le documentaire "Media Crash" dénonçant la concentration des médias, sorti en salles le 16 février.

Enfin, Mediapart a recruté: il emploie 131 salariés (dont 72 journalistes), contre 118 (dont 69 journalistes) en 2020 et 34 (dont 24 journalistes) en 2010. 

La conférence de presse a eu lieu dans les nouveaux locaux parisiens, plus spacieux, qu'occupe Mediapart depuis novembre.

Elle était animée par l'équipe dirigeante du site et non ses cofondateurs, le président Edwy Plenel et la directrice générale Marie-Hélène Smiéjan.

Ceux-ci ont volontairement laissé la parole pour symboliser un "passage de témoin progressif" à la tête du site, a expliqué M. Plenel.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.