Un ex-militaire algérien, recherché par son pays, arrêté en Espagne

Des manifestants anti-gouvernementaux algériens descendent dans les rues d'Alger alors que le mouvement pro-démocratique Hirak poursuit ses manifestations hebdomadaires. (AFP).
Des manifestants anti-gouvernementaux algériens descendent dans les rues d'Alger alors que le mouvement pro-démocratique Hirak poursuit ses manifestations hebdomadaires. (AFP).
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Publié le Vendredi 18 mars 2022

Un ex-militaire algérien, recherché par son pays, arrêté en Espagne

  • Mohamed Benhalima a été condamné par contumace en Algérie en mars 2021 à 10 ans de prison pour «publications de fausses informations»
  • Benhalima se trouve dans un centre de rétention pour étrangers à Valence. Les autorités espagnoles lui reprocheraient des liens présumés avec le mouvement islamo-conservateur Rachad

MADRID: Un ancien militaire algérien ayant fui son pays après avoir pris part au mouvement de contestation du Hirak et qui a été condamné par contumace à dix ans de prison, a été arrêté en Espagne et fait face à une procédure d'expulsion, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Selon une source proche du dossier, Mohamed Benhalima se trouve dans un centre de rétention pour étrangers à Valence (est).

Son avocat, Eduardo Gomez Cuadrado, a lui déclaré à l'AFP que son client, qui a été arrêté lundi à Saragosse (nord-est), faisait l'objet d'une procédure d'expulsion.

Mohamed Benhalima avait fui l'Algérie en septembre 2019 après avoir pris part au Hirak, le mouvement de contestation anti-régime qui avait notamment poussé à la démission l'ancien président Abdelaziz Bouteflika. Arrivé en Espagne, il y avait déposé une demande d'asile.

Cet ex-caporal de 32 ans a été condamné par contumace dans son pays en mars 2021 à 10 ans de prison pour "publications de fausses informations". Un mandat d'arrêt international à son encontre avait été émis par l'Algérie.

Selon l'avocat de M. Benhalima, la police espagnole a motivé sa procédure d’expulsion par des accusations d'"activités contraires à la sécurité nationale ou qui pourraient compromettre les relations de l'Espagne avec d'autres pays".

Les autorités espagnoles lui reprocheraient notamment des liens présumés avec le mouvement islamo-conservateur Rachad, a expliqué Me Gomez Cuadrado.

Contacté par l'AFP, le ministère de l'Intérieur s'est refusé à tout commentaire. 

Bête noire du régime algérien, le mouvement Rachad, établi à Londres, a été classé "terroriste" par l'Algérie en mai 2021.

Dans une affaire similaire, Abdellah Mohamed, lui aussi ex-militaire déserteur, a été remis par l'Espagne aux autorités algériennes en août 2021 pour appartenance présumée au mouvement Rachad.

L'ONG Amnesty international a appelé l'Espagne à "renoncer immédiatement" à une éventuelle expulsion de Mohamed Benhalima, affirmant qu'il s'agit d'un "lanceur d'alerte" ayant "dénoncé la corruption dans les rangs des hauts-gradés de l'armée algérienne".

Amnesty accuse notamment le régime algérien de "torture et d'autres formes de mauvais traitements" contre plusieurs militants du Hirak.    


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.