Les dirigeants arabes appellent à une plus grande flexibilité au sein des villes

Les dirigeants et les experts lors de la 19e conférence générale de l’Organisation des villes arabes mardi à Riyad. (Photo fournie)
Les dirigeants et les experts lors de la 19e conférence générale de l’Organisation des villes arabes mardi à Riyad. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 23 mars 2022

Les dirigeants arabes appellent à une plus grande flexibilité au sein des villes

  • Les participants ont insisté sur la nécessité pour l’organisation et ses institutions de se concentrer sur les jeunes, de valoriser leur rôle et de les aider à réaliser leurs ambitions
  • Ils ont recommandé la mise en place de partenariats qui soutiennent l’innovation et la créativité

RIYAD: Les responsables arabes ont appelé mardi dernier à une mobilisation générale afin de faire des villes des lieux plus «flexibles» d’ici à 2030 pour qu’elles puissent mieux répondre aux défis actuels et futurs. Ils ont par ailleurs qualifié cet objectif de «crucial».
Cet appel intervient dans le cadre de la 19e conférence générale de l’Organisation des villes arabes, qui s’est tenue à Riyad. Dans leur déclaration finale de mardi, les participants ont souligné combien il était important de soutenir le travail des équipes de gestion des crises et des catastrophes dans les administrations locales. Ils ont également insisté sur la nécessité pour l’organisation et ses institutions de se concentrer sur les jeunes, de valoriser leur rôle et de les aider à réaliser leurs ambitions. Ils ont ajouté que le bénévolat faisait partie intégrante du tissu sociétal des villes et qu’il jouait un rôle dans le développement durable.

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Le prince Faisal ben Abdelaziz ben Ayyaf, maire de Riyad, lors de la 19e conférence générale de l’Organisation des villes arabes, qui se tenait mardi dernier à Riyad. (Photo fournie)

Le prince Faisal ben Abdelaziz ben Ayyaf, maire de Riyad, a déclaré: «Malgré les différents défis auxquels les villes sont confrontées, nous partageons tous le désir de mettre en place un développement urbain global et durable qui contribue à la réalisation des aspirations de la population.»
La déclaration finale a été signée par les représentants de vingt pays arabes. Elle met également en évidence l’importance de la transformation électronique, de la construction de villes intelligentes et de la réalisation de la justice sociale et de l’égalité. En outre, elle appelle à une participation accrue des personnes handicapées à la société et à l'emploi, à la protection de l’environnement en tant que responsabilité collective ainsi qu’à la coopération et à l’établissement de liens entre les villes arabes.
Les participants ont recommandé la mise en place de partenariats qui soutiennent l’innovation et la créativité, les projets de réhabilitation des villes et le placement des villes et des centres urbains au cœur des processus de développement.

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Les dirigeants et les experts lors de la 19e conférence générale de l’Organisation des villes arabes, qui se tenait mardi dernier à Riyad. (Photo fournie)

«Le programme urbain mondial des Nations unies rappelle l’importance de tenir compte de la conception, de la mise en œuvre et du fonctionnement des villes d’une manière flexible et qui reflète les défis actuels et futurs résultant des effets du changement climatique», affirme Faisal al-Fadl, expert en urbanisme et secrétaire général du Saudi Green Building Forum.
Il affirme que Riyad adopte «une approche verte, principalement en augmentant le couvert végétal, en réduisant les îlots de chaleur dans les quartiers résidentiels et commerciaux ainsi qu’en proposant des projets d’investissement respectueux de l’homme et de l’environnement, ce qui améliore la qualité de vie de la population et répond aux engagements, aux ambitions et aux initiatives du royaume d’Arabie saoudite».
M. Al-Fadl a salué l’adoption par l’Arabie saoudite de meilleures pratiques et méthodologies respectueuses de l’environnement grâce à la numérisation.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.