Charles Michel reconduit comme président du Conseil européen

Joe Biden marche aux côtés du président du Conseil européen Charles Michel à Bruxelles le 24 mars 2022 (Photo, AFP).
Joe Biden marche aux côtés du président du Conseil européen Charles Michel à Bruxelles le 24 mars 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 25 mars 2022

Charles Michel reconduit comme président du Conseil européen

  • L'ancien Premier ministre belge, 46 ans, a été réélu à l'unanimité par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE
  • Ce libéral francophone entré en fonction le 1er décembre 2019 voit son mandat prolongé jusqu'au 30 novembre 2024

BRUXELLES: Le Belge Charles Michel a été reconduit jeudi à son poste de président du Conseil européen, cénacle des dirigeants des 27, pour un second mandat de deux ans et demi, lors d'un sommet à Bruxelles, a annoncé le Conseil.

L'ancien Premier ministre belge, 46 ans, a été réélu à l'unanimité par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE formant le Conseil européen, réunis pour un sommet consacré à l'invasion russe de l'Ukraine. Cette reconduction était attendue, aucun autre candidat ne s'étant présenté.

Ce libéral francophone rompu à l'exercice du compromis et entré en fonction le 1er décembre 2019, voit son mandat prolongé jusqu'au 30 novembre 2024.

Cette fonction, devenue permanente à la suite du traité de Lisbonne en 2009, a été occupée avant lui par un autre Belge, Herman Van Rompuy, et par le Polonais Donald Tusk. Tous deux avaient également été reconduits pour un second mandat.

Le rôle du président du Conseil européen est de préparer et d'animer les sommets des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. Dans la répartition des "top jobs" de l'UE en 2019, Charles Michel avait pu se prévaloir de sa pratique du consensus en tant qu'ancien chef d'une coalition mutipartite en Belgique.

Il fait partie de la génération des leaders pro-européens aux côtés du Français Emmanuel Macron et du Luxembourgeois Xavier Bettel.

A son crédit, Charles Michel peut faire valoir l'accord trouvé à l'été 2020 au terme d'un sommet marathon de quatre jours et quatre nuits sur un plan de relance européen massif pour faire face à la crise du Covid-19, financé pour la première fois par un emprunt commun.

Il assure aussi la représentation extérieure de l'UE au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement. Une visite à Ankara avait d'ailleurs révélé des tensions avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, liées à la hiérarchie protocolaire entre ces deux dirigeants de l'UE.

Lors d'un entretien des deux chefs de l'UE avec le président turc en avril 2021, l'Allemande avait été reléguée sur un canapé, à l'écart de Charles Michel et de Recep Tayyip Erdogan, assis sur des fauteuils côte à côte. Cette scène, largement relayée sur les réseaux sociaux, avait suscité des accusations de sexisme, et Charles Michel avait été critiqué pour ne pas avoir réagi


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com