Renaissance de la ville économique du Roi Abdallah (KAEC) grâce à une nouvelle stratégie à la suite de son partenariat avec le PIF

La KAEC bénéficie également d’un avantage concurrentiel puisqu’elle est située à une heure de train des villes saintes de La Mecque et de Médine. (Photo fournie)
La KAEC bénéficie également d’un avantage concurrentiel puisqu’elle est située à une heure de train des villes saintes de La Mecque et de Médine. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 28 mars 2022

Renaissance de la ville économique du Roi Abdallah (KAEC) grâce à une nouvelle stratégie à la suite de son partenariat avec le PIF

  • La KAEC veut servir de médiateur pour les investisseurs et les développeurs tiers afin de les aider à tirer profit des infrastructures existantes de la ville
  • Le PDG n’est pas inquiet au sujet de la concurrence avec le projet de développement de la mer Rouge, puisqu’il estime que les visiteurs ciblés sont différents

DJEDDAH: Abandonnant son ancienne stratégie qui consiste à réaliser elle-même tous les projets, la Ville économique du roi Abdallah – KAEC – accueille désormais des développeurs et des investisseurs tiers pour développer plus rapidement la ville. 

La KAEC veut servir de médiateur pour les investisseurs et les développeurs tiers afin de les aider à tirer profit des infrastructures existantes de la ville, déclare Cyril Piaia, PDG de KAEC, dans un entretien exclusif à Arab News

M. Piaia attribue ce changement d’approche au partenariat de la KAEC avec le Fonds public d’investissement public (PIF) du Royaume et décrit la nouvelle stratégie comme une « renaissance pour la ville ». 

« Nous avons accordé au PIF une part de 25% dans notre actionnariat. C’est vraiment le début d’une nouvelle histoire – une renaissance pour la ville. » 

« Nous ne pouvons être experts en tout. »- Cyril Piaia, PDG de la KAEC 

Le partenariat avec le PIF va renforcer le statut de la ville de plusieurs manières puisque celui-ci n’investit pas « dans un projet sur le court terme, mais plutôt sur le long terme, ce qui apporte la stabilité dont nous avons besoin pour développer notre ville », déclare le PDG. 

Cyril Piaia (fournie)
Cyril Piaia (Photo fournie)

M. Piaia a participé à la mise en place de plusieurs projets urbains dans le Golfe, y compris les villes du groupe Orascom à Oman, où il a suivi une stratégie qui limitait la portée des travaux de l’entreprise pour ne devenir qu’un planificateur principal et développer les infrastructures primaires, laissant le reste du développement à des investisseurs externes. 

#صباح_الخير

تغير ملفت للنظر في توجه مدينة الملك عبدالله الاقتصادية بإدارة المدينة بشكل منفصل عن شركة إعمار، يبدو أنه من تأثير صندوق الاستثمارات العامة، وهو التوجه المفترض منذ البداية.

المعلومات محدودة ولكن هذا ما يستشف من المقابلة.#السعودية https://t.co/8Oeb8IufOO

— محمد السويّد (@Mo_Alsuwayed) March 27, 2022

« Nous ne pouvons être experts en tout », dit-il en critiquant l’ancienne stratégie de la KAEC qui consiste à développer elle-même tous les aspects de la ville. 

Il affirme qu’en adoptant cette nouvelle stratégie, la KAEC sera également en mesure de générer des capitaux et d'accélérer le développement de la ville. 

EN BREF

• La ville, qui s’étend sur 185 millions de mètres carrés, fait deux fois la taille de Paris et comprend deux hôtels, un collège, un club de golf de classe mondiale et une école supérieure appelée KAEC.

• L’objectif principal de la KAEC aujourd’hui est de créer une zone économique spéciale qui combine sa vallée industrielle avec un port. 

« Si je fais tout moi-même, je suis restreint à mon propre capital et j’exécute les projets lentement l’un après l’autre. En revanche, si je partage les projets avec des développeurs tiers, je peux développer la ville en mode accéléré », précise-t-il. 

La ville, qui s’étend sur 185 millions de mètres carrés, fait deux fois la taille de Paris et comprend deux hôtels, un collège, un club de golf de classe mondiale et une école supérieure appelée « The World Academy ». 

« Nous avons accordé au PIF une part de 25% dans notre actionnariat. C’est vraiment le début d’une nouvelle histoire – une renaissance pour la ville. »- Cyril Piaia, PDG de la KAEC 

« L’école, qui a été établie en 2012 avec trente étudiants, compte aujourd’hui six cents étudiants de vingt-huit nationalités différentes environ », déclare un représentant de la World Academy.  

 

La KAEC et les mégaprojets 

Le PDG considère la KAEC comme une bonne possibilité pour le PIF qui commence à tester ce qu’il veut faire dans ses mégaprojets en cours de développement. 

« Nous, en tant que ville, servons de plate-forme où vous pouvez venir tester votre initiative avant de la reproduire au niveau national », précise-t-il. 

L’objectif principal de la KAEC aujourd’hui est de servir de levier à une zone économique spéciale qui combine sa vallée industrielle avec un port. 

« Ce que nous devons faire, c’est intégrer le port et la vallée industrielle en une zone économique spéciale qui s’étend sur soixante millions de mètres carrés », dit M. Piaia à Arab News

Ce projet, poursuit-il, sera une valeur ajoutée pour la ville puisqu’il contribuera à attirer des usines de premier plan pour exécuter les opérations dans la ville. 

La ville a récemment accueilli la première usine de voitures électriques Lucid en dehors des États-Unis. 

L’usine produira jusqu’à 150 000 voitures électriques par an et contribuera à créer plusieurs milliers d’emplois dans la ville. 

Cette décision a accéléré les négociations avec des parties similaires pour suivre les traces de Lucid. 

La seule façon de faire vivre une ville est de renforcer la densité, d’ajouter de la vie, d’augmenter la population dans cette zone et de générer de bonnes possibilités commerciales pour les détaillants et les entreprises de restauration, souligne-t-il. 

Plan de tourisme 

La stratégie de M. Piaia vise à faire du reste de la ville un point d’ancrage touristique mondial. 

La KAEC a signé un accord de 480 millions de dollars (1 dollar = 0,91 euro) avec l’hôtel international Rixos. Le PDG s’attend à ce que l’hôtel devienne fonctionnel au cours du dernier trimestre de 2023. 

« Nous n’avons pas la même clientèle; nous sommes plus dans le luxe abordable», ajoute-t-il. 

La KAEC bénéficie également d’un avantage concurrentiel puisqu’elle est située à une heure de train des villes saintes de La Mecque et de Médine. 

La ville dispose déjà d’une gare à proximité. 

« Nous proposerons un tourisme de pèlerinage où les gens resteront ici, prendront le train et iront directement à La Mecque ou à Médine. » 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.