L’Arabie saoudite coordonne un accord pétrolier pour rétablir la stabilité des cours du brut

La 20ème Réunion OPEP + a commencé. Le Président SAR le Prince Abdul Aziz Bin Salman, Ministre saoudien de l’Energie, le co-Président SE Alexander Novak, Ministre de @MinenergygoGov et SE Abdelmadjid Attar, Président de l’OPEP et Ministre Algérien de l’Energie communiquent leurs observations. (Photo ministère de l'Energie).
La 20ème Réunion OPEP + a commencé. Le Président SAR le Prince Abdul Aziz Bin Salman, Ministre saoudien de l’Energie, le co-Président SE Alexander Novak, Ministre de @MinenergygoGov et SE Abdelmadjid Attar, Président de l’OPEP et Ministre Algérien de l’Energie communiquent leurs observations. (Photo ministère de l'Energie).
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Publié le Vendredi 17 juillet 2020

L’Arabie saoudite coordonne un accord pétrolier pour rétablir la stabilité des cours du brut

  • L’alliance conduite par l’Arabie saoudite a rétabli la stabilité sur le marché mondial du brut
  • La production augmentera de deux millions de barils par jour

DUBAI : La Russie et l’OPEP, dont le chef de file est l’Arabie saoudite, ont approuvé à l’unanimité mercredi 15 juillet la seconde phase d’un accord historique sur la production de pétrole, qui a permis de rétablir la stabilité sur les marchés du brut. 

L’accord prévoit que les pays de l’OPEP et ses alliés vont assouplir leur pacte de baisse coordonnée de la production de pétrole conclu en Mai dernier. A partir du mois prochain, les réductions de la production de pétrole passeront de 9,6 millions de barils par jour à 7,7 millions jusqu’à la fin de l’année.

La production pourra donc augmenter à partir du mois d’août de deux millions de barils par jour, dont la plupart seront consommés dans les pays de l’OPEP. Cet accord a pu se concrétiser dans la mesure où l’économie mondiale se remet progressivement de la pandémie liée au covid-19, et parce que pendant l’été, la consommation d’énergie augmente sur les marchés. 

« Nous constatons des signes d’amélioration encourageants du côté de la demande. Les économies du monde s’ouvrent, a précisé le Prince Abdul Aziz bin Salman, ministre saoudien de l’énergie et président du comité ministériel qui coordonne l’alliance des 23 pays de l’OPEP +. Alors que nous nous dirigeons vers la seconde phase de l’accord, l’offre excédentaire résultant de l’assouplissement planifié de la réduction de la production sera consommée à mesure que la demande continuera sur le chemin de la reprise  », a t-il ajouté. 

Le ministre prévoit que l’Arabie saoudite consommera 500 000 barils supplémentaires par jour au cours des mois d’été , essentiellement pour alimenter la consommation intérieure. Il a indiqué que le niveau des exportations du pétrole saoudien en août serait similaire à celui de juillet.

Le taux de conformité à l’accord global de baisse de la production pétrolière conclu en Mai a atteint un record de 95% au mois de Juin. « En 33 ans, nous n’avions jamais atteint un tel taux de conformité» s’est réjoui le Prince Abdul Aziz.

Certains pays producteurs, notamment l’Arabie saoudite, les EAU et le Koweït ont réduit leur production encore plus que demandé. Les pays qui n’ont pas adhéré au taux de conformité requis, comme l’Irak et le Nigeria, se sont engagés à atteindre ces objectifs et à compenser la surproduction précédente avec de nouvelles baisses de la production au cours des mois d’été.

Le Prince Abdul Aziz est resté prudemment optimiste sur le fait que la demande continuera à augmenter, sachant que les économies mondiales sont  à peine en train de se remettre la pandémie. « Même si le processus de reprise sera lent, et que des confinements localisés ou partiels pourront être remis en place dans certaines régions, les signes de reprise sont bien là » a-t-il affirmé.

Ces observations ont été reprises par Alexander, Novak, le ministre russe de l’énergie qui a déclaré que les nouveaux niveaux de production étaient « légitimes et en accord avec les tendances du marché. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur ArabNews.com


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.