Les Sri-Lankais, frappés par la crise, au secours des touristes ukrainiens

Les Ukrainiens, bourses vides, dévastés par le sort de leurs proches restés au pays, disent avoir été submergés par le soutien de la population locale (Photo, AFP).
Les Ukrainiens, bourses vides, dévastés par le sort de leurs proches restés au pays, disent avoir été submergés par le soutien de la population locale (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 06 avril 2022

Les Sri-Lankais, frappés par la crise, au secours des touristes ukrainiens

  • Selon les chiffres officiels, près de 15 000 Russes et 5 000 Ukrainiens se sont rendus au Sri Lanka en février, mois du début de la guerre
  • Le Sri Lanka a offert une extension gratuite du visa aux citoyens de ces deux nations

UNAWATUNA: Alors que le soleil se couche derrière l'océan Indien, une touriste ukrainienne et sa fille allument un bâton d'encens dans le temple d'une station balnéaire sri-lankaise, priant pour pouvoir retourner chez elles.

Depuis l'invasion du pays de Viktoria Makarenko en février, des milliers d'Ukrainiens et de Russes sont bloqués sur cette île tropicale, qui traverse elle-même sa plus grave crise économique depuis son indépendance en 1948.

Mais les Ukrainiens, bourses vides, dévastés par le sort de leurs proches restés au pays, disent avoir été submergés par le soutien de la population locale, elle-même en proie aux pénuries et aux longues coupures d'électricité.

"J'adore le Sri Lanka et les Sri-Lankais", confie à l'AFP Mme Makarenko, 35 ans. "Tout le monde veut nous aider".

Elle a parcouru l'île pendant plusieurs semaines avec son mari et leur fille de cinq ans, après l'invasion de leur pays par la Russie.

Ils étaient à court d'argent et désespéraient de leur situation quand les habitants de la station balnéaire d'Unawatuna se sont mobilisés autour d'eux, leur offrant gratuitement un hébergement, de la nourriture et même des bâtons d'encens à allumer lors de leur visite quotidienne du temple.

"Le propriétaire de l'hôtel nous laisse rester ici aussi longtemps que nous en avons besoin. Nous avons de la nourriture, de l'eau, nous n'avons pas à nous inquiéter de ce que nous allons manger demain", explique Mme Makarenko. "Nous sommes en sécurité ici et ils prennent soin de nous".

Le long des plages de sable blanc de la côte méridionale, des dizaines de commerces tournés vers le tourisme proposent des offres ou de l'aide aux Ukrainiens coincés sur l'île.

Ahesh Shanaka, qui tient le Blackgold café à Mirissa, dit avoir demandé à une cliente ukrainienne portant un bébé si elle retournait chez elle. "Elle a répondu: +Je ne peux pas y retourner, ma maison a été détruite, où pourrais-je aller?+"

A l'extérieur du café, une pancarte offre des plats à moitié prix sur présentation d'un passeport ukrainien et les maisons d'hôte du coin ont ouvert leurs chambres vides à quelques routards ukrainiens.

Selon M. Shanaka, cette générosité des Sri-Lankais s'explique par les souvenirs encore frais du conflit sur l'île, la longue guerre civile n'ayant pris fin qu'en 2009: "Nous avons aussi connu une telle situation (...) nous connaissons la souffrance, nous connaissons la douleur".

Le commerce traverse un période particulièrement difficile: les longues files d'attente devant les stations-service et les coupures d'électricité d'une dizaine d'heures chaque jour menacent le secteur touristique à peine sorti de la crise de la pandémie.

"Nous sommes dans une mauvaise situation, vous savez. La crise, notre économie est en chute, tout va mal", soupire M. Shanaka. "Mais nous sommes aussi des humains, ce sont des humains, c'est pour ça que nous essayons d'aider".

Extension de visa

Selon les chiffres officiels, près de 15 000 Russes et 5 000 Ukrainiens se sont rendus au Sri Lanka en février, mois du début de la guerre, faisant de leurs pays pays les première et troisième provenances de touristes.

Le Sri Lanka a offert une extension gratuite du visa aux citoyens de ces deux nations.

De nombreux touristes russes sont aussi coincés dans le pays, en manque d'argent à cause des sanctions américaines touchant les systèmes internationaux de paiement.

Mais les commerces n'affichent pas d'offres en leur faveur et ils rechignent à s'exprimer.

"Nous devons aller rencontrer des amis", répond laconiquement un jeune Russe, avant que lui et ses compagnons ne se tournent pour contempler la vue sur l'océan au Fort hollandais historique de Galle.

L'opinion publique soutient très largement l'Ukraine dans le conflit. Sur les murs, des slogans condamnant la guerre sont inscrits sur fond jaune et bleu, couleurs du drapeau ukrainien.

"Il y a une grande compassion de leur part, étant donné qu'ils sont aussi dans une situation difficile", explique à l'AFP Darina Stambuliak, une autre Ukrainienne dont le séjour à Unawatuna a aussi été prolongé par la guerre.

Cette femme de 33 ans raconte qu'elle avait déjà été forcée de fuir Donetsk en 2014 lorsque les séparatistes pro-russes ont déclaré l'indépendance de la région.

Elle passe désormais la plupart de son temps à parcourir les nouvelles venant de chez elle.

Une remise sur son logement lui retire un souci. "Les commerçants nous enveloppent d'amour et de soutien", dit-elle. "Nous en sommes tellement reconnaissants".


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.