L’Arabie saoudite met en place des mesures pour la transparence des dons caritatifs

Une fille irakienne mendie dans la rue devant un marché de vélos dans le quartier d'Al-Sadreyh, dans le centre de Bagdad, le 24 mai 2019. (Photo d'Ahmad al-Rubaye/AFP)
Une fille irakienne mendie dans la rue devant un marché de vélos dans le quartier d'Al-Sadreyh, dans le centre de Bagdad, le 24 mai 2019. (Photo d'Ahmad al-Rubaye/AFP)
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Publié le Jeudi 07 avril 2022

L’Arabie saoudite met en place des mesures pour la transparence des dons caritatifs

  • Les plates-formes en ligne réglementées par l'État ont révolutionné la manière dont les dons publics sont collectés et utilisés
  • Des campagnes de sensibilisation ont permis de s'assurer que les dons ne finissent pas dans les poches des criminels

DJEDDAH: La charité fait partie intégrante du ramadan pour tout musulman qui peut se permettre de faire des dons aux nécessiteux. La «zakat», comme on l'appelle, est l'un des cinq piliers de l'islam.
Cependant, cet esprit de générosité est trop souvent exploité par des criminels qui mobilisent les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapés pour s'enrichir.
En Arabie saoudite, le gouvernement a réagi au problème en lançant un certain nombre de plates-formes caritatives réglementées par l'État ainsi que des campagnes de sensibilisation du public. Leurs objectifs sont d'empêcher cette exploitation et de veiller à ce que les dons ne servent pas à financer le terrorisme.

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On dissuade les donateurs bien intentionnés de dépenser de l'argent qui pourrait servir à financer des activités terroristes. (Fourni)

La présidence de la sécurité de l'État du Royaume a récemment lancé une puissante campagne sur les médias sociaux qui présente une vidéo dans laquelle une femme contraint trois enfants à mendier dans les rues.
Lorsqu'un passant lui tend de l'argent, elle le met dans la poche de sa chemise, exposant un fusil d'assaut et un gilet pare-balles cachés sous son vêtement noir.
La femme enlève ensuite son voile pour révéler qu'elle est, en réalité, un homme déguisé. Le message est simple: «Faire un don à des personnes inconnues augmente la possibilité de financement du terrorisme.»
L'Arabie saoudite a introduit une nouvelle loi contre la mendicité en 2021. Selon ses dispositions, toute personne qui se livre à la mendicité, y incite ou y aide de quelque manière que ce soit peut encourir jusqu'à six mois de prison, une amende de 50 000 de riyals saoudiens (SAR), soit 13 329 dollars (1 dollar = 0,92 euro), ou les deux.
Toute personne faisant partie d'un groupe organisé qui se livre à la mendicité est passible d'une peine d'un an de prison ou d'une amende de 26 659 dollars, ou des deux.
En vertu de la loi contre la mendicité, tout individu qui demande de l'argent directement ou indirectement, qui simule des blessures ou des handicaps ou qui exploite des enfants pour inciter les passants à lui donner de l'argent est considéré comme un mendiant.
Les contrevenants non saoudiens peuvent être expulsés après avoir purgé leur peine et se voir interdire de revenir dans le Royaume. Une loi récemment révisée considère également que la mendicité via les plates-formes de médias sociaux équivaut à de la mendicité traditionnelle.
Si, dans les pays arabes du Golfe, relativement riches, des personnes véritablement dans le besoin mendient pendant le mois sacré du ramadan, on sait que des groupes criminels dirigent des syndicats élaborés et font entrer des personnes vulnérables en Arabie saoudite pour collecter de l'argent en leur nom.

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Les contrevenants non saoudiens à la loi antimendicité peuvent être expulsés après avoir purgé leur peine. (Photo d'archive SPA)

Ali, un garçon yéménite qui prétend avoir 12 ans, mais semble beaucoup plus jeune, passe ses journées avec deux autres garçons du même âge à quémander de l’argent et à nettoyer les pare-brise des voitures sur l'un des principaux ponts de Djeddah.
«Je suis arrivé il y a moins d'un an», déclare Ali à Arab News, raclette et bouteille de savon à la main, sur le bord de la route très fréquentée. «Je veux simplement aider ma famille. Je ne peux pas rentrer chez moi maintenant sans gagner de l'argent. J'ai une famille. S'il vous plaît, aidez-moi.»
Au coin d'une rue voisine, des femmes et des hommes âgés en fauteuil roulant attendent que les automobilistes qui passent s'arrêtent pour leur donner de la nourriture ou de l'argent, serrant dans leurs mains des papiers qui certifient qu'ils ne peuvent pas payer leurs frais médicaux.
Aux feux de signalisation, des enfants qui portent des nourrissons au niveau de leurs hanches tapent sur les vitres des véhicules qui passent, les paumes ouvertes vers le ciel, pour supplier qu’on leur donne de la petite monnaie.
Ce spectacle est familier dans tout le Moyen-Orient. Cependant, même les personnes les plus confiantes peuvent être saisies d’un doute tenace: où va l'argent? Cette situation, qui ne manque jamais de faire vibrer les cordes sensibles, pourrait-elle avoir été mise en scène par un manipulateur invisible? Les automobilistes ne font-ils qu'alimenter le problème en distribuant de l'argent?

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On dissuade les donateurs bien intentionnés de dépenser de l'argent qui pourrait servir à financer des activités terroristes. (Fourni)

Les mesures prises par le Royaume ne se limitent pas à la mendicité de rue. Les autorités saoudiennes se concentrent depuis un certain temps sur la lutte contre les gangs criminels et les groupes extrémistes qui se font frauduleusement passer pour des organisations caritatives légitimes.
En 2016, le ministère de l'Intérieur a déclaré qu'il était illégal pour les organisations de collecter des fonds sans avoir obtenu au préalable un permis des autorités compétentes.
Les organisations caritatives ont également été appelées à devenir moins opaques sur la façon dont elles collectent et utilisent les dons publics. L'effort de numérisation du gouvernement a considérablement amélioré la transparence et l'efficacité de la prestation de services électroniques.
La transformation numérique se développe dans le secteur caritatif avec la création de nouveaux services réglementés, notamment Ehsan, Shefaa, KSRelief et la plate-forme nationale de dons, développée et supervisée par l'Autorité saoudienne des données et de l'intelligence artificielle.
Ehsan, une plate-forme lancée en 2021, permet aux philanthropes et aux donateurs de choisir parmi une sélection de causes caritatives qu'ils jugent proches de leur cœur, qu'il s'agisse de questions sociales et économiques, de santé, d'éducation ou d'environnement.
En se concentrant sur les valeurs individuelles et les problèmes sociétaux spécifiques, Ehsan vise à encourager un plus grand sens de la responsabilité sociale parmi le grand public et les organisations du secteur privé tout en promouvant une culture de la transparence dans les dons caritatifs.

En bref

1,4 milliard de dollars de dons effectués via la plate-forme KSRelief.
386,5 millions de dollars de dons effectués via la plate-forme Ehsan.
25,9 millions de dollars de dons effectués via la plate-forme Shefaa.

L'un des services d'Ehsan, l'initiative Furijat, est un système de remboursement de dettes destiné aux personnes condamnées pour des délits financiers qui sont libérées de prison une fois leur dette remboursée. Une autre initiative, Tyassarat, aide les citoyens endettés à réorganiser leurs finances et à se remettre sur les rails.
Les donateurs qui utilisent la plate-forme Ehsan peuvent choisir le montant de leur contribution et payer par carte de débit ou de crédit ou avec Apple Pay.
Faire un don est devenu plus facile encore depuis le début du mois de février dernier grâce à l'application pour smartphone Tawakkalna, le service officiel saoudien de recherche de contacts lancé pour suivre la propagation de la Covid-19.
L'année dernière, le roi Salmane et le prince héritier, Mohammed ben Salmane, ont fait de nombreux dons via Ehsan, ce qui a permis à la plate-forme de dépasser la barre du milliard de SAR. Depuis son lancement, Ehsan a reçu plus de 1,4 milliard de SAR (373,2 millions de dollars) de dons et les a distribués à plus de 4,3 millions de bénéficiaires.
Mercredi dernier, le roi Salmane a approuvé le lancement – pour la deuxième année consécutive – de la campagne nationale pour les œuvres de bienfaisance via la plate-forme Ehsan.
De même, la plate-forme nationale de dons fournit des solutions faciles pour mettre en relation les donateurs et les personnes dans le besoin à travers le Royaume, tout en assurant un processus de don numérique fiable et sécurisé supervisé par le ministère des Ressources humaines et du Développement social.
À ce jour, plus de 3,5 millions de personnes ont bénéficié de l'argent donné par l'intermédiaire de la plate-forme nationale des dons, notamment des orphelins, des malades, des personnes âgées et des personnes qui vivent dans des logements insalubres.
Les personnes qui souhaitent contribuer à des projets d'aide à l'étranger peuvent le faire par l'intermédiaire du Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSRelief), qui travaille dans soixante-dix-neuf pays et apporte son soutien à des projets qui vont des opérations chirurgicales spécialisées au déminage.

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Le KSrelief d'Arabie saoudite a distribué 1 800 paniers alimentaires pour le ramadan dans la province de Sind, au Pakistan, au profit de 12 600 personnes. (SPA)

Au mois de février de cette année, 5,6 milliards de dollars ont été dépensés pour la mise en œuvre de quelque 1 919 projets dont beaucoup concernent la sécurité alimentaire et les campagnes de santé publique. Le Yémen, la Palestine et la Syrie en sont les trois principaux bénéficiaires.
Alors que de nombreux pays arabes s'efforcent de surmonter les turbulences économiques liées à la pandémie de Covid-19 et l'impact inflationniste de la guerre en Ukraine sur les prix des denrées alimentaires et des carburants, les dons caritatifs sont plus que jamais nécessaires pour soutenir les personnes dans le besoin.
Heureusement, les élans de générosité du public, même avant le mois sacré du ramadan, ont permis aux organismes d'aide du Royaume et d'ailleurs d'apporter leur aide là où elle est le plus nécessaire.
En réglementant les dons et en garantissant la transparence, les autorités saoudiennes peuvent désormais veiller à ce que cette aide ne finisse pas par gonfler les poches de criminels ou financer des actes de terrorisme, mais qu'elle parvienne à ceux qui sont réellement dans le besoin.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Liban: fin de l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth

Le silo à grains du port de Beyrouth endommagé quatre jours après une explosion monstrueuse qui a fait plus de 220 morts, le 8 août 2020. (AFP)
Le silo à grains du port de Beyrouth endommagé quatre jours après une explosion monstrueuse qui a fait plus de 220 morts, le 8 août 2020. (AFP)
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  • Le juge Tarek Bitar a clôturé l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth en 2020, ouvrant la voie à d’éventuels renvois devant le tribunal de dizaines de responsables politiques, militaires et fonctionnaires interrogés
  • L’explosion, provoquée par 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées sans précaution, avait fait plus de 220 morts et est devenue un symbole de l’impunité au Liban, l’enquête ayant été bloquée par l’hostilité politique avant d’être reprise en 2025

BEYROUTH: Le juge chargé du dossier de l'explosion au port de Beyrouth en 2020 a clôturé son enquête, ouvrant la voie à de possibles renvois devant le tribunal des dizaines de personnes auditionnées au cours des investigations, a indiqué lundi une source judiciaire à l'AFP.

"Le juge d'instruction en charge de l'enquête, Tarek Bitar, a clôturé son enquête" près de six ans après l'explosion qui a ravagé une partie de la capitale libanaise le 4 août 2020 et fait plus de 220 morts, a précisé cette source judiciaire.

Le magistrat a transmis le dossier au procureur général de la Cour de cassation pour avis, avant d'éventuels renvois devant le tribunal, a ajouté cette source.

Près de 70 personnes, dont des personnalités politiques, des responsables des services de sécurité et de l'armée ainsi que des fonctionnaires, avaient été convoquées au cours de l'enquête, a détaillé la source judiciaire. Certaines d'entre elles avaient refusé de répondre aux convocations du juge et d'être interrogées.

Le dossier judiciaire de la déflagration du port est devenu un symbole de l'impunité, le juge d'instruction ayant dû interrompre son enquête en janvier 2023 face à l'hostilité d'une grande partie de la classe politique, notamment du Hezbollah qui accusait le magistrat de partialité.

Il avait été poursuivi un temps pour insubordination, mais avait pu reprendre son enquête début 2025 après l'arrivée au pouvoir d'un nouveau gouvernement et d'un nouveau président qui avaient promis de préserver l'indépendance de la justice.

Considérée comme l'une des plus grandes explosions non nucléaires de l'Histoire, l'explosion du port avait été provoquée par un incendie dans un entrepôt où était stocké sans précaution du nitrate d'ammonium, malgré des avertissements répétés aux plus hauts responsables.

La cargaison de 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium, transportée à bord d'un navire, le Rhosus, était arrivée au port de Beyrouth en novembre 2013.

Les autorités portuaires avaient stocké cette marchandise dans un entrepôt délabré, selon des responsables libanais, tandis que le Rhosus, immobilisé après le lancement de poursuites contre le propriétaire, avait coulé dans le port en 2018.

Un premier juge chargé en 2020 de l'enquête avait jeté l'éponge après avoir inculpé l'ex-Premier ministre, Hassan Diab, et trois anciens ministres.


L'Iran a attaqué un pétrolier du Koweït à Dubaï, aucun blessé

L’Iran attaque des pays voisins avec des missiles et des drones depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé une guerre contre le pays. (photo d’archives AFP)
L’Iran attaque des pays voisins avec des missiles et des drones depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé une guerre contre le pays. (photo d’archives AFP)
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  • L’Iran est accusé d’avoir attaqué par drone un pétrolier koweïtien au large de Dubaï, provoquant un incendie et des dégâts matériels, sans faire de victimes parmi les membres d’équipage
  • Cette attaque s’inscrit dans une escalade régionale depuis fin février, avec des frappes iraniennes contre des infrastructures du Golfe et un fort ralentissement du trafic dans le détroit d’Ormuz, impactant les marchés énergétiques mondiaux

KOWEIT: L'Iran a conduit une attaque "directe et malveillante" contre un pétrolier sous pavillon koweïtien au niveau du port de Dubaï, aux Emirats arabes unis, sans faire de blessés, a rapporté mardi l'agence de presse koweïtienne.

Le pétrolier "était entièrement chargé au moment de l'incident. L'attaque a causé des dégâts matériels sur la coque du navire et un incendie à bord, avec un risque de marée noire dans les eaux environnantes", a écrit l'agence Kuna, citant la société pétrolière nationale Kuwait Petroleum Corporation.

Il n'y a eu aucun blessé, de même source.

Les autorités de l'émirat ont confirmé qu'un pétrolier koweïtien avait été ciblé par un drone dans les eaux de Dubaï, ce qui a provoqué un incendie. Une équipe d'intervention est finalement venue à bout de l'incendie, ont-elles fait savoir un peu plus de deux heures après leur premier message sur X.

Les membres d'équipage du navire sont en sécurité, a ajouté le bureau de presse de Dubaï.

Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février par des frappes américano-israéliennes en Iran, Téhéran frappe régulièrement des infrastructures de pays du Golfe, et bloque en partie le détroit d'Ormuz par lequel transite en temps de paix environ un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

Le trafic y a chuté d'environ 95% depuis le début du conflit, selon la plateforme de suivi maritime Kpler. Les répercussions se font sentir sur l'ensemble des marchés énergétiques mondiaux.


Liban/Finul: réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies mardi

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. (AFP)
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  • La Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence à la demande de la France après la mort de Casques bleus de la FINUL au Liban
  • Paris condamne fermement les tirs, appelle à protéger le personnel onusien et pointe des incidents impliquant Israël dans un contexte de tensions avec le Hezbollah

Nations unies, États-Unis: Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra mardi à 10H00 (14H00 GMT) une réunion d'urgence demandée par la France après la mort de plusieurs Casques bleus au Liban, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé plus tôt dans la journée cette requête de la France à la suite des "incidents gravissimes subis par les Casques bleus de la Finul", la force de maintien de la paix de l'ONU au Liban.

La France "condamne avec la plus grande fermeté les tirs" qui ont causé dimanche et lundi la mort de trois Casques bleus de la Finul, a-t-il ajouté sur X.

Cette force, qui compte près de 8.200 soldats issus de 47 pays, est prise en étau entre Israël et le groupe chiite pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre entre Israël et les Etats-Unis d'une part, et l'Iran d'autre part, à la suite d'une attaque le 2 mars.

Depuis, la Finul a essuyé des tirs à plusieurs reprises.

"La France condamne également les graves incidents subis hier (dimanche) par le contingent français de la Finul dans la zone de Naqoura", a ajouté le ministre français.

"Ces atteintes à la sécurité et ces intimidations de la part de soldats de l'armée israélienne à l'encontre de personnels onusiens sont inacceptables et injustifiables, d'autant plus que les procédures de déconfliction avaient été respectées", a-t-il estimé, soulignant que ces condamnations avaient "été signifiées avec la plus grande fermeté à l'ambassadeur d'Israël à Paris".

Jean-Noël Barrot a enfin exhorté toutes les parties à respecter la sécurité du personnel onusien.

Lors de la dernière guerre entre le Hezbollah et Israël à l'automne 2024, la Finul avait déjà accusé les troupes israéliennes de tirs "répétés" et "délibérés" sur ses positions.

La Finul est déployée entre le fleuve Litani et la frontière libano-israélienne, et son quartier général est installé à Ras al-Naqoura, près de la frontière avec Israël.

Un Casque bleu indonésien a été tué dimanche par l'explosion d'un projectile d'origine inconnue près de la ville frontalière d'Adchit Al Qusayr. Lundi, deux autres soldats ont été tués dans "une explosion d'origine inconnue" près de Bani Hayyan, autre ville frontalière, et plusieurs autres ont été blessés.