En Photos: sept images marquantes d'une campagne atypique

Clap de fin pour la campagne présidentielle 2022, une campagne en tous points hors normes. (AFP).
Clap de fin pour la campagne présidentielle 2022, une campagne en tous points hors normes. (AFP).
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Publié le Vendredi 08 avril 2022

En Photos: sept images marquantes d'une campagne atypique

  • Clap de fin pour une campagne qui aura été en tous points atypique
  • Dimanche 10 avril, la France votera pour le premier tour de l'élection présidentielle

PARIS: Clap de fin pour une campagne qui aura été en tous points atypique. Dimanche 10 avril, la France votera pour le premier tour de l'élection présidentielle.

Du doigt d'honneur d'Eric Zemmour au collier de fleurs de Marine Le Pen à Mayotte, en passant par le meeting raté de Valérie Pécresse au Zénith et celui géant d'Emmanuel Macron à Nanterre: voici sept images qui ont marqué la campagne présidentielle. 

Le meeting géant de Macron

macron
Entré tardivement en campagne, très occupé par la guerre en Ukraine et son mandat de président en exercice du Conseil de l'UE, Emmanuel Macron a tenu un seul meeting, mais géant samedi dernier à l'Arena de Nanterre (Hauts-de-Seine), la plus grande salle couverte d'Europe. (AFP).

Devant 30.000 sympathisants brandissant des drapeaux français et européens, le président sortant a appelé à la "mobilisation générale" contre les "extrémismes".


Le collier de fleurs de Le Pen

Le pen
Lors d'un déplacement de trois jours à la mi-décembre à Mayotte, Marine Le Pen est apparue un collier de fleurs autour du cou, effectuant quelques pas de danse. (AFP).

Une manière pour la candidate du Rassemblement national de lisser son image, même si son projet reste aussi "radical" sur l'immigration et les institutions, selon ses propres termes. Une façon aussi de vanter une campagne "de terrain".


Les hologrammes de Mélenchon

melenchon
Comme il y a cinq ans, Jean-Luc Mélenchon termine sa campagne sur une forte dynamique. (AFP).

Pour appeler les électeurs de gauche au "vote utile" dans la dernière ligne droite, il a eu recours comme en 2017 à son hologramme pour se démultiplier avant le premier tour. Cette fois-ci, il y avait 12 Mélenchon sur l'ensemble du territoire français, un en chair et en os à Lille et son hologramme dans 11 autres villes.


Le doigt d'honneur de Zemmour

zemmour
Le 27 novembre, au cours d'une visite chahutée à Marseille, le polémiste d'extrême droite répond par un doigt d'honneur à une passante qui venait de lui en adresser un autre. Eric Zemmour n'était pas encore formellement candidat à l'Elysée, mais ce geste a plongé sa campagne dans un trou d'air. (AFP).

Le lendemain, il a reconnu lui-même un "geste inélégant". En mars, un homme lui a claqué un oeuf sur la tête lors d'un déplacement à Moissac (Tarn-et-Garonne).


Le meeting «raté» de Pécresse

pecresse
Valérie Pécresse n'a cessé depuis le 13 février d'accentuer sa chute, passant même sous la barre des 10% au cours des jours. Un "meeting raté" comme elle l'a reconnu elle-même. (AFP).

La candidate LR, qui avait fait un bond dans les sondages après sa victoire lors des primaires de son parti début décembre, a marqué le pas par la suite. Longtemps dans un mouchoir de poche avec ses rivaux d'extrême droite pour la seconde place, elle comptait sur son meeting du Zénith du 13 février pour se relancer. 


La guerre en Ukraine

macron
Emmanuel Macron auprès de réfugiés ukrainiens arrivés en France. (AFP).

Le 24 février, l'invasion russe de l'Ukraine bouleverse complètement la campagne électorale. Des candidats comme Eric Zemmour, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon ont dû s'expliquer sur leurs relations passées avec Vladimir Poutine. D'autres ont participé à des manifestations de soutien au peuple ukrainien à l'image de l'écologiste Yannick Jadot, la socialiste Anne Hidalgo ou Christiane Taubira.


La primaire oubliée de Taubira

taubira
Christiane Taubira a finalement jeté l'éponge le 2 mars, reconnaissant qu'elle ne parviendrait pas à obtenir les 500 parrainages nécessaires pour valider sa candidature.   (AFP).

Le 30 janvier, la primaire populaire désignait Christiane Taubira comme candidate d'une gauche qu'elle espérait rassembler autour d'elle. L'appel de l'ex-garde des Sceaux, qui avait déclaré sa candidature deux semaines plus tôt, a reçu le soutien d'une primaire populaire mais d'aucun des autres leaders de la gauche déjà en course.

                


Sécheresse en France: situation «exceptionnelle» et «très préoccupante», selon la ministre de la Transition écologique

La France connait une situation de sécheresse "exceptionnelle" et "très préoccupante", avec un nombre record de départements concernés par des restrictions d'eau de manière particulièrement précoce et une vigilance accrue sur les sols et les cours d'eau, a déclaré mercredi la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. (AFP)
La France connait une situation de sécheresse "exceptionnelle" et "très préoccupante", avec un nombre record de départements concernés par des restrictions d'eau de manière particulièrement précoce et une vigilance accrue sur les sols et les cours d'eau, a déclaré mercredi la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. (AFP)
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  • "C'est une situation inédite depuis la mise en place du suivi national en 2012", a déclaré Mme Barbut
  • Cette alerte intervient à la veille de l'examen en commission mixte paritaire (CMP) du projet de loi d'urgence agricole, un texte profondément remanié par le Sénat, qui "risque d'aboutir à un bouleversement profond de la politique de l'eau actuelle

PARIS: La France connait une situation de sécheresse "exceptionnelle" et "très préoccupante", avec un nombre record de départements concernés par des restrictions d'eau de manière particulièrement précoce et une vigilance accrue sur les sols et les cours d'eau, a déclaré mercredi la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut.

Actuellement, 99 départements connaissent pour tout ou partie des restrictions d'eau, "soit la totalité du territoire métropolitain", dont 43 sont au niveau de crise, où l'eau est réservée aux usages prioritaires. 206 arrêtés préfectoraux sont en vigueur, "il s'agit du niveau le plus élevé jamais observé depuis au moins 2013", a indiqué la ministre lors d'une réunion de la cellule de crise au ministère.

"Nous vivons une situation de sécheresse qui est exceptionnelle par sa précocité", avec "près d'un mois d'avance par rapport à ce que nous connaissions jusqu'à présent", tout "comme par son intensité", a déclaré Monique Barbut.

"Ce qui rend la situation très préoccupante, c'est qu'elle survient alors que les précipitations du printemps étaient globalement dans les normales", a souligné Mme Barbut, rappelant que le changement climatique entraine "un dérèglement profond du cycle de l'eau".

"Les sols sont les premiers touchés. (...), avec des niveaux d'humidité particulièrement bas" et "proches des records", a-t-elle expliqué.

La ministre a souligné que "les cours d'eau constituent aujourd'hui le point de vigilance principal: depuis le début du mois de juin, les débits mensuels diminuent rapidement sur l'ensemble du territoire, et près d'un tiers des points de mesure se situent à des niveaux inférieurs aux minimas observés ces 20 dernières années" alors qu'"un quart des petits cours d'eau sont désormais à sec".

"C'est une situation inédite depuis la mise en place du suivi national en 2012", a déclaré Mme Barbut.

Cette alerte intervient à la veille de l'examen en commission mixte paritaire (CMP) du projet de loi d'urgence agricole, un texte profondément remanié par le Sénat, qui "risque d'aboutir à un bouleversement profond de la politique de l'eau actuelle en France", selon une note de la ministre de la Transition écologique consacrée aux "principales alertes" sur ce texte publiée par le média Contexte.

Des élus locaux ont mis en garde contre un texte qui va démarrer "une guerre de l'eau", tandis que des scientifiques, des écologistes, d'anciens ministres de l'Agriculture et le 3e syndicat agricole, la Confédération paysanne, ont dénoncé le déséquilibre du texte sorti du Sénat. Cette version prévoit notamment de modifier la tutelle des agences de l'eau, de doubler la capacité de stockage et de nombreux assouplissements aux contraintes environnementales.


En forêt de Fontainebleau, les opérations se poursuivent pour contenir les reprises de feu

Si l'effectif au sol reste équivalent à celui de mardi, le dispositif aérien a quant à lui été allégé: trois Canadair, un Dash, deux hélicoptères bombardiers d'eau et un hélicoptère de commandement sont mobilisés. La veille, Canadair et bombardiers d'eau étaient au nombre de quatre. (AFP)
Si l'effectif au sol reste équivalent à celui de mardi, le dispositif aérien a quant à lui été allégé: trois Canadair, un Dash, deux hélicoptères bombardiers d'eau et un hélicoptère de commandement sont mobilisés. La veille, Canadair et bombardiers d'eau étaient au nombre de quatre. (AFP)
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  • Le Grand Parquet correspond à la zone où s'est déclaré le deuxième incendie, lundi après-midi, et qui a ravagé environ 450 hectares
  • L'incendie principal, démarré dimanche autour de l'autoroute A6, a lui parcouru quelque 1.600 hectares en deux jours

NOISY-SUR-ECOLE: Quelque 800 pompiers étaient encore à pied d'oeuvre mercredi matin en forêt de Fontainebleau pour contenir les reprises de feux, qui ont été fixés la veille après 48 heures de lutte intense.

"Trois reprises modérées de feu" ont été identifiées dans le secteur du Grand Parquet, à proximité de la ville de Fontainebleau, a déclaré à l'AFP Paul-Edouard Laurain, porte-parole du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de Seine-et-Marne.

Le Grand Parquet correspond à la zone où s'est déclaré le deuxième incendie, lundi après-midi, et qui a ravagé environ 450 hectares. L'incendie principal, démarré dimanche autour de l'autoroute A6, a lui parcouru quelque 1.600 hectares en deux jours.

Un peu plus tôt, M. Laurain expliquait que les opérations prévues allaient dorénavant être "principalement du +noyage+, c'est-à-dire s'assurer qu'on traite toutes les parties incandescentes qui restent dans la terre ou les souches ou les branches d'arbre qui sont tombées au sol, afin qu'on n'ait pas de reprise particulière".

"Ensuite, on va commencer à imaginer la façon dont on va pouvoir rouvrir les axes et désengager une partie des pompiers", a-t-il poursuivi, tandis que les deux feux ont été fixés mardi soir.

Si l'effectif au sol reste équivalent à celui de mardi, le dispositif aérien a quant à lui été allégé: trois Canadair, un Dash, deux hélicoptères bombardiers d'eau et un hélicoptère de commandement sont mobilisés. La veille, Canadair et bombardiers d'eau étaient au nombre de quatre.

Parmi les "bonnes nouvelles", la possibilité pour le Dash d'aller se ravitailler à Melun, à environ 15 minutes de trajet, là où il devait auparavant aller dans les Vosges ou le Maine-et-Loire, à environ 1H30.

En raison du sol tourbeux de la forêt, les pompiers vont devoir être mobilisés encore un moment afin d'éviter les feux zombies.

"Un feu de tourbe peut se propager (dans le sol) pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines et ressurgir parfois à plus d'une centaine de mètres du feu initial", a alerté mardi le préfet de Seine-et-Marne Pierre Ory.

Une portion de l'A6 était toujours fermée mercredi matin.

Quatre gardes à vue étaient encore en cours mardi soir, dont celle d'un pompier volontaire qui a reconnu avoir "mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l'essence" à Arbonne-la-Forêt.

 


La France publie sa stratégie pour être neutre en carbone, en pleine vague de chaleur

De la vapeur s'élève des tours de refroidissement de la centrale nucléaire du Bugey, à Saint-Vulbas, dans le centre-est de la France, le 25 janvier 2022. (AFP)
De la vapeur s'élève des tours de refroidissement de la centrale nucléaire du Bugey, à Saint-Vulbas, dans le centre-est de la France, le 25 janvier 2022. (AFP)
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  • La France présente sa stratégie SNBC-3 visant la neutralité carbone d'ici 2050, avec une sortie progressive du charbon, du pétrole et du gaz fossile
  • Les émissions baissent, mais pas assez vite pour atteindre les objectifs, tandis que le financement de la transition reste un défi

PARIS: Après des mois de préparation, le gouvernement présente mercredi sa copie définitive pour une France "neutre en carbone" en 2050, qui se passerait du pétrole et du gaz, qui réchauffent l'atmosphère terrestre.

Cette troisième Stratégie nationale bas carbone (SNBC-3) doit être présentée dans la matinée au ministère de la Transition écologique à l'occasion d'une conférence, et être suivie par la publication d'un décret, attendu dans les prochains jours, selon le ministère.

Les "principales évolutions" du texte et son calendrier doivent notamment être présentés à la presse, indique le ministère, tout comme l'impact du plan d'électrification du gouvernement sur la trajectoire de décarbonation.

Le projet de feuille de route pour baisser les rejets de gaz à effet de serre de la France avait déjà été publié en décembre et devait ensuite faire l'objet d'une série de consultations par des instances diverses, avant celle du public.

Lors de la récente première conférence sur la sortie des énergies fossiles à Santa Marta (Colombie) fin avril, qui regroupait une cinquantaine de pays volontaires, les engagements français avaient été salués.

La France a présenté un document prévoyant notamment la fin de la consommation de charbon à horizon 2030, de pétrole d'ici à 2045 et de gaz fossile en 2050.

Depuis, l'ouest de l'Europe a connu trois épisodes de chaleurs intenses en moins de deux mois, témoins des effets dévastateurs du réchauffement climatique principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz.

Le gouvernement a aussi annoncé en juin un gel de 163 millions d'euros sur le fonds vert, programme gouvernemental destiné à accélérer la transition écologique dans les collectivités locales, en dépit de l'urgence de la question climatique, venant poser avec insistance la question du financement par la France de son ambition en matière d'adaptation au changement climatique, à l'heure où les finances publiques sont exsangues.

La nouvelle stratégie climatique française ambitionne une baisse des émissions de gaz à effet de serre d'environ 4% par an pour la période 2024-2028, en vue d'atteindre la neutralité carbone en 2050.

Or la tendance actuelle (-1,5% en 2025) n'est pas alignée avec cette trajectoire, bien que le pays ait nettement fait baisser ses émissions au premier trimestre 2026 de 4,8% sur un an, à la faveur d'un recul des consommations de chauffage l'hiver dernier.

Pour accélérer, le gouvernement a lancé en avril un plan d'électrification de l'économie, de l'industrie aux transports en passant par le numérique.