Amazon et les syndicats s'accusent mutuellement d'ingérence

Deuxième employeur aux Etats-Unis après Walmart (distribution), le groupe avait depuis sa création en 1994 réussi à repousser les velléités des salariés souhaitant se regrouper dans le pays. (AFP).
Deuxième employeur aux Etats-Unis après Walmart (distribution), le groupe avait depuis sa création en 1994 réussi à repousser les velléités des salariés souhaitant se regrouper dans le pays. (AFP).
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Publié le Vendredi 08 avril 2022

Amazon et les syndicats s'accusent mutuellement d'ingérence

  • Amazon estime que le petit groupe de syndicalistes qui a remporté un vote historique à New York la semaine dernière a "menacé" les employés de son entrepôt pour les forcer à voter en faveur de la création d'un syndicat
  • Au total, 8.325 travailleurs de l'entrepôt JFK8 étaient sur la liste des votants. Appelés à voter en personne du 25 au 30 mars, 4.852 salariés ont glissé un bulletin dans l'urne

SAN FRANCISCO: Amazon estime que le petit groupe de syndicalistes qui a remporté un vote historique à New York la semaine dernière a "menacé" les employés de son entrepôt pour les forcer à voter en faveur de la création d'un syndicat.


D'après des documents officiels déposés jeudi auprès de l'agence fédérale chargée du droit du travail (NLRB), Amazon a demandé plus de temps pour soumettre des objections étayées au scrutin. Le géant du commerce en ligne accuse notamment des militants du Amazon Labor Union (ALU) d'avoir "intimidé" des salariés.


Les salariés du site JFK8, situé dans le quartier de Staten Island, ont voté en majorité fin mars pour rejoindre l'ALU, une première dans un entrepôt américain d'Amazon.


Deuxième employeur aux Etats-Unis après Walmart (distribution), le groupe avait depuis sa création en 1994 réussi à repousser les velléités des salariés souhaitant se regrouper dans le pays.


Dans son recours, Amazon entend développer plusieurs objections. L'entreprise considère que l'ALU a "menacé des employés pour les forcer à voter oui", que l'ALU a "fait campagne auprès des employés dans la file d'attente pour voter" ou les a "intimidés", et aussi que des militants de l'ALU "ont menacé des immigrants" en avançant le risque qu'ils perdent "leurs avantages sociaux s'ils ne votaient pas en faveur du syndicat".


"C'est absurde", a réagi l'avocat Eric Milner au nom du syndicat. "Les employés se sont exprimés et leurs voix ont été entendues. Amazon choisit (...) de retarder le processus pour éviter l'inévitable: la négociation d'un contrat d'entreprise".


"Amazon a dépensé des millions en consultants anti-syndicats, Amazon a organisé des réunions obligatoires, Amazon s'est comporté de manière menaçante, Amazon a licencié, illégalement, des employés pour avoir tenté de se syndicaliser", a-t-il aussi ajouté.

« Confusion, coercition et peur des représailles »

Le syndicat national de la distribution (RWDSU) fait des reproches similaires à Amazon dans le cadre d'un scrutin sur la syndicalisation d'un autre entrepôt, à Bessemer, dans l'Alabama.


Le vote est terminé mais pas le décompte: le "non" mène avec 993 bulletins, contre 875 "oui", mais il reste 416 bulletins dits "disputés", qui décideront du résultat. Une audience doit décider dans les prochaines semaines si ces bulletins doivent être ouverts et pris en compte. Il pourrait ensuite y avoir d'autres recours légaux.


En attendant, le RWDSU a déjà déposé jeudi une série d'objections auprès du NLRB sur le comportement d'Amazon, qu'il accuse d'ingérence.


Selon l'organisation, les managers d'Amazon ont par exemple interdit les discussions sur le vote dans l'entrepôt, ainsi que les prospectus pro-syndicats dans les espaces de repos, tout en autorisant la documentation anti-syndicats.


"L'employeur a instillé la confusion, la coercition et la peur des représailles chez les employés", assène le RWDSU dans son communiqué.


Amazon n'a pas réagi à une sollicitation de l'AFP.


Dans l'Alabama, le NLRB doit organiser une audition sur ce recours du syndicat.


Le vote qui s'est tenu en mars, par correspondance, a été organisé après l'annulation de celui d'il y a un an. L'agence fédérale avait en effet estimé qu'Amazon avait enfreint les règles.


A New York, l'entreprise a jusqu'à vendredi soir pour soumettre ses objections, et jusqu'aux 22 avril pour présenter ses preuves.


Au total, 8.325 travailleurs de l'entrepôt JFK8 étaient sur la liste des votants. Appelés à voter en personne du 25 au 30 mars, 4.852 salariés ont glissé un bulletin dans l'urne. Le "oui" l'a remporté à 2.654 voix contre 2.131.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.


Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau

Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
  • Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman
  • Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez"

PARIS: Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman, un des plus importants de son histoire, a-t-il annoncé lundi.

Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez", a déclaré le directeur général du groupe, Xavier Girre, lors d'un entretien à l'AFP.

 

 


Air France reprend ses vols directs entre Riyad et Paris

 Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
  • « L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris »
  • « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française »

RIYAD: Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale.

À compter de cette reprise, la compagnie française retrouvera son programme initial de trois vols hebdomadaires entre l'aéroport international King Khalid de Riyad et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, conformément à son programme de la saison estivale 2026.

Cette reprise intervient dans un contexte de renforcement des échanges économiques, touristiques et culturels entre les deux pays. Elle marque également la volonté d'Air France de consolider sa présence sur le marché saoudien, considéré comme l'un des plus stratégiques de la région.

« L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris », a déclaré Raza Syed, Country Manager Arabie saoudite et Égypte d'Air France-KLM.

Il a souligné que cette reprise reflète l'engagement à long terme du groupe envers le Royaume et permettra aux voyageurs de bénéficier à nouveau de l'ensemble du réseau international d'Air France-KLM grâce aux correspondances proposées depuis Paris. « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française qui font la réputation d'Air France », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de cette reprise, Flying Blue, le programme de fidélité d'Air France et de KLM, lance une offre promotionnelle destinée aux voyageurs au départ du Royaume. Les passagers réservant leurs billets entre le 29 juin et le 13 juillet 2026 pourront cumuler trois fois plus de Miles, pour des voyages effectués jusqu'au 31 décembre 2026.

Horaires des vols

La liaison Riyad-Paris (AF685) sera assurée les mardis, jeudis et dimanches, avec un départ de Riyad à 8h45 et une arrivée à Paris à 14h25.

Le vol retour Paris-Riyad (AF684) opérera les lundis, mercredis et samedis, avec un départ de Paris à 23h20 et une arrivée à Riyad à 6h35 le lendemain.

Fondée en 1933, Air France emploie plus de 40 000 collaborateurs et, avec KLM et Transavia, fait partie du groupe Air France-KLM. Le groupe dessert plus de 300 destinations dans le monde grâce à une flotte de plus de 500 appareils et poursuit ses investissements dans la modernisation de sa flotte ainsi que dans la réduction de son empreinte environnementale.