Raid de l'armée israélienne dans le camp palestinien de Jénine: un mort et des blessés

Les forces de sécurité israéliennes ont fait une descente dans le district brûlant de Jénine en Cisjordanie le 9 avril, tuant un Palestinien et en blessant d'autres, après avoir juré qu'il n'y aurait «pas de limites» pour freiner la montée de la violence. (Jaafar Ashtiyeh/AFP)
Les forces de sécurité israéliennes ont fait une descente dans le district brûlant de Jénine en Cisjordanie le 9 avril, tuant un Palestinien et en blessant d'autres, après avoir juré qu'il n'y aurait «pas de limites» pour freiner la montée de la violence. (Jaafar Ashtiyeh/AFP)
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Publié le Samedi 09 avril 2022

Raid de l'armée israélienne dans le camp palestinien de Jénine: un mort et des blessés

  • Le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, avait donné carte blanche vendredi aux forces de sécurité pour «vaincre» une nouvelle vague de «terreur» en Israël
  • Après l'attaque, fatale à cinq personnes, la semaine dernière à Bnei Brak, ville juive ultra-orthodoxe dans la banlieue de Tel-Aviv, l'armée israélienne avait mené une opération dans le secteur de Jénine d'où était originaire l'assaillant

JÉRUSALEM : Un Palestinien a été tué et d'autres blessés samedi dans des échanges de tirs lors d'une opération de l'armée israélienne en cours dans le camp palestinien de Jénine, d'où est originaire l'auteur de l'attaque meurtrière jeudi à Tel-Aviv, ont indiqué l'armée et un ministère palestinien.

«Un jeune homme a été tué par les balles israéliennes à Jénine et il y a au moins cinq blessés», a indiqué le ministère palestinien de la Santé, tandis que l'armée israélienne a confirmé mener actuellement une opération dans ce camp, considéré comme l'un des principaux bastions des factions armées palestiniennes en Cisjordanie occupée.

Le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, avait donné carte blanche vendredi aux forces de sécurité pour «vaincre» une nouvelle vague de «terreur» en Israël, après l'attaque armée jeudi soir en plein centre de Tel-Aviv, qui a fait trois morts, tous Israéliens, et une dizaine de blessés.

A la suite d'une chasse à l'homme dans les rues de la métropole israélienne, les forces de sécurité avait localisé et abattu dans un échange de tirs l'assaillant, Raëd Hazem, 28 ans, un Palestinien «sans affiliation connue» à une faction armée, selon le renseignement israélien, et originaire de Jénine en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Après l'attaque fatale à cinq personnes la semaine dernière à Bnei Brak, ville juive ultra-orthodoxe dans la banlieue de Tel-Aviv, l'armée israélienne avait mené une opération dans le secteur de Jénine d'où était aussi originaire l'assaillant. 

Au moins trois combattants du Jihad Islamique, principal mouvement islamiste armé palestinien après le Hamas, avaient été tués dans des échanges de tirs dans ce camp densément peuplé et qui avait été au coeur des affrontements pendant la Seconde intifada, soulèvement palestinien du début des années 2000.  

Il y a 20 ans, après des attentats meurtriers anti-israéliens, l'armée avait lancé une offensive de grande envergure à Jénine, au cours de laquelle 53 Palestiniens, des civils pour plus de la moitié, et 23 soldats israéliens avaient été tués durant dix jours d'intenses combats.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com